Tel était le sens d’une délibération votée le 25 janvier 2013 en conseil municipal.
Pour autant, l’oeil averti de certains personnels de l’Hôtel de Ville nous signalera la présence d’une petite voiture bleue, Peugeot de son état, garée depuis des mois, mais qui ces dernières semaines aura due être déplacée, gênant la livraison de la papeterie municipale. Hélas, le véhicule n’ayant pas bougé depuis longtemps, et la batterie étant à plat, c’est donc à la force de l’épaule et du poignet que le personnel municipal aura dû intervenir et la pousser sur une place restée libre.
Il s’avère que le véhicule appartiendrait à l’un des membre de la famille d’une des adjointes au Maire, pourtant bien placée pour faire respecter le stationnement. Deux poids, deux mesures, quand Paris Normandie nous apprend que le fruit des PV de stationnement aura été particulièrement élevé cette année. A priori pas pour tout le monde, car à aucun moment le véhicule, ventouse pour le coup, n’aura été verbalisé ni même emmené à la fourrière. Un fait du prince que pour notre part, comme bon nombre du personnel, nous trouvons particulièrement déplacé, quand on écrit au travers d’une délibération, « qu’il est important de rappeler que le PDE relève de l’exemplarité des services », et qu’en tant qu’adjoint, on est sensé montrer l’exemple.
Les services sûrement, certains élus à priori moins.
A l’heure où le politique est un peu trop facilement montré du doigt, ce « petit » type de comportement individuel ne peut que porter préjudice à tous. Nous appelons le Maire de Rouen à y mettre bon ordre, et à l’adjointe en charge, à défaut de payer ce que lui aurait couté un stationnement en bonne et due forme dans un des parkings de la ville, ainsi que des PV et un enlèvement pour le coup virtuels, à déjà appeler une dépanneuse, et à faire un don à cette approche de Noël, à une oeuvre caritative d’au moins du montant dû.
Certes, cela fait une somme, mais pour autant, à cultiver plusieurs mandats, cela ne devrait pas être un trop grand frein ni un trop gros problème.
« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
La fable de Jean de la Fontaine reste hélas encore à ce jour bien vérifiée.
