La reconversion de l’ancien hippodrome des Bruyères avance pas à pas. En décembre, un bilan d’étape s’est tenu au stade Robert-Diochon. Après trois mois de visites, réunions et ateliers avec les habitants et les associations, la Crea proposait le 18 décembre un premier bilan de la concertation. Neuf contributions ont été déposées dont un projet de parc naturel par l’association Champ de courses ensemble, un parcours de sculptures et d’art contemporain par l’Union des arts plastiques de Saint-Étienne-du-Rouvray, un grand potager biologique par le Champ des possibles, un projet mêlant culture et agriculture par les Plastiqueurs. Il y a aussi un projet hippique et un parc à thème sur l’histoire agricole.
Dans l’ensemble, les "invariants" posés dès le début par le président de la Crea, Frédéric Sanchez, sont respectés. À savoir : un espace naturel et de promenade, sportif, qui garde la mémoire du lieu, avec une identité forte qui en fasse un parc rayonnant sur l’ensemble de l’agglomération. L’agence Ville ouverte, chargée de la concertation, a relevé deux projets qui pouvaient être fédérateurs, le projet de jardinage et le projet culturel.
Si l’accord semble se faire pour garder un espace naturel et ouvert, il y a des tensions, sensibles dans la discussion : la Crea a posé en préalable le maintien de 3 terrains de sport mais des participants trouvent que ça prend de la place, d’autres s’irritent que les terrains soient en synthétique quand d’autres rappellent que collégiens, lycéens et étudiants ont besoin d’espace pour faire du sport. Tension encore sur la conception du parc naturel : faut-il qu’il soit agricole et productif, ou simplement pédagogique et le plus nature possible ?
À ce point de la concertation, les participants attendaient l’avis des élus. Dans le débat, le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, a précisé que la Ville soutenait le projet culturel mais qu’elle serait aussi très vigilante, quel que soit l’aménagement, à l’incidence sur la circulation et le stationnement. "Les villes devront être associées", a-t-il insisté.
À présent, le bureau d’étude A et cetera va plancher sur les propositions pour établir un programme et vérifier sa faisabilité technique et financière (la Crea a fixé un budget de 15 millions
d’euros et 500 000 € de fonctionnement). Suivra une nouvelle étape de concertation au printemps 2014.