Le Rive Gauche confirme son statut de pôle danse

La convention qui fait du Rive Gauche une scène conventionnée pour la danse a été renouvelée le 14 janvier pour trois ans, entre Saint-Étienne-du-Rouvray, le Département de la Seine-Maritime, la Région Haute-Normandie et l'État. C'est la 3e convention signée pour la danse au Rive Gauche, elle concerne la période 2013/2015. Et ils sont nombreux à mettre leur signature au bas du document : le maire, Hubert Wulfranc ; le président de région, Nicolas Mayer-Rossignol ; le préfet, Pierre-Henry Maccionni, et la directrice régionale adjointe des affaires culturelles (DRAC), Catherine Refle. Seul le président du Département était absent pour cause de changement de présidence en cours. "Ce renouvellement témoigne de la reconnaissance du travail mené depuis plusieurs années et de la volonté réaffirmée de renforcer cette action", a souligné le maire qui a rappelé que la Ville fêtait cette année les 20 ans du Rive Gauche, "outil privilégié de notre politique culturelle mais aussi des politiques éducatives et sociales. Ces dernières années, notre politique culturelle a été renforcée dans des domaines que nous voulons soutenir fortement : la danse et la lutte contre l'illettrisme. Saint-Étienne-du-Rouvray est maintenant reconnue comme la "ville qui danse" avec des spectacles au Rive Gauche mais aussi une classe à horaires aménagés danse à l'école élémentaire, qui va s'étendre l'année prochaine au collège. C'est aussi l’enseignement au conservatoire, les ateliers dans les lycées, sans compter la participation du public à de nombreux spectacles comme dernièrement avec Made in Saint-Étienne-du-Rouvray , la création de Joanne Leighton, ou les nouveaux rendez-vous intitulés "Voulez-vous danser avec moi". Nous voulons poursuivre cet effort demain et pour cela nous avons besoin de votre soutien, celui de l'État, la Drac, la Région, le Département", a poursuivi le maire, souhaitant que, dans le cadre de la politique de la ville impulsée par l'État, soit construit un volet culturel pour "favoriser l'accès à la culture et à l'éducation des publics qui en sont éloignés".
Le préfet, Pierre-Henry Maccionni, s'est dit sensible à la politique culturelle très dynamique de Saint-Étienne-du-Rouvray, ajoutant le fait qu'elle était aussi éducative et sociale "par sa politique tarifaire". Il s'est félicité que la convention du Rive Gauche appuie une discipline "pas assez souvent valorisée" et un centre culturel qui soutient la création. "Vous participez à l'aménagement culturel de la région", a-t-il déclaré.
Quant au nouveau président de Région, il a insisté sur le soutien de la Haute-Normandie à "la politique culturelle portée par les acteurs locaux, toutes les formes de culture. La culture n'est pas un petit plus, ce n'est pas un coût, c'est une nécessité".
Le projet artistique du Rive Gauche, intitulé "Quand le corps prend la parole", est donc maintenant soutenu officiellement, et financièrement, par plusieurs partenaires et va pouvoir se développer pleinement. Ses objectifs, rappelés par Béatrice Hanin, la directrice du Rive Gauche, vont de la volonté de présenter la diversité de la danse "en mêlant des esthétiques, du hip-hop à la danse contemporaine", au soutien à la création et aux artistes régionaux à travers des coopérations avec le centre chorégraphique du Havre ou l'Opéra de Rouen, en passant par toute l'action culturelle développée avec l'Éducation nationale ou le conservatoire de musique et de danse et ces nouveaux rendez-vous qu'elle appelle "université populaire de la danse" initiés pour donner quelques clés de compréhension des chorégraphies présentées sur le plateau ou faire se rencontrer les danseurs et le public.

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