(fil-fax 22/01/14)
La fin de la compétence générale pour toutes les collectivités serait le meilleur moyen de réduire la dépense publique, a indiqué mardi le président PS du conseil régional de la Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol à l’occasion de ses vœux à la presse. Quelques jours après la conférence de presse du Président de la République qui notamment a présenté la seconde étape de la décentralisation, le président de Région estime que ses propos ont « conforté les régions dans leur rôle central de l’action publique ». Mais alors qu’une possible réduction du nombre de régions a été évoquée, il a réfuté qu’elle soit source de véritables économies. « Les régions sont le niveau le plus efficient de l’action publique. Si l’objectif est de diminuer la dépense publique, ce n’est pas à ce niveau qu’on fera le plus d’économie », prévient M. Mayer-Rossignol. Ce qui changerait vraiment la donne, c’est une clarification. « Qui fait quoi ? Fusionner les régions est-ce que ça clarifie ? interroge-t-il, dubitatif. En revanche, il est ferme pour se dire « favorable à la suppression de la compétence générale ». Cette position est partagée à l’Association des régions de France que préside le socialiste Alain Rousset de la Région Aquitaine. En revanche les socialistes à la tête des départements sont attachés au maintien de la compétence générale. Ce qui promet de belles empoignades.
Quand à la fusion administrative des deux régions normandes remise sur la table par les propos du Président de la République, elle n’emporte pas plus d’adhésion chez Nicolas Mayer-Rossignol que chez son prédécesseur Alain Le Vern. « « Je ne m’intéresse pas aux bruits. Je prends les faits. Je ne suis pas opposé par principe à la réunification des deux régions normandes. La seule bonne question c’est : Est-ce pertinent et efficient ? Aucune collectivité n’a fait plus que la Haute-Normandie pour développer les coopérations et les mutualisations ; il n’y a donc pas de tabou. » Et de citer les projets communs avec la Basse-Normandie et l’Île-de-France comme ceux qui sont contractualisés en Haute-normandie au sein du “276“ avec les départements.
La localisation de la capitale à Rouen posée en préalable ne l’embarrasse pas. Le président de Région s’appuie tout simplement sur la nouvelle loi sur les métropoles qui place Rouen sur la liste et aucun autre entre Rennes et Lille. Nicolas Mayer-Rossignol relativise : « Tout cela est une goutte d’eau dans l’immense amphore de 50 ans de débats sur le sujet »
Etienne Banzet