Ligne nouvelle Paris Normandie : Le gouvernement vise une Déclaration d’utilité publique à l’horizon 2020

(fil-fax 31/01/14)

Les usagers de la liaison ferroviaire Paris Normandie devront se montrer patients. Le gouvernement envisage une Déclaration d’utilité publique (DUP) de la première phase de la Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN) « avant la fin de la décennie ». L’information a été donnée mercredi soir à l’issue de la première réunion du Comité de pilotage (Copil) de la LNPN (1) présidée par le délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine, François Philizot. D’ici là devront être réalisées les études préalables à la DUP pour cette phase qui comprend le Mantois, le nœud de Rouen et le tronçon Mantes – Evreux. Le reste du projet qui sera réalisé dans un deuxième temps fera pour autant dès maintenant l’objet d’investigations préliminaires, « pour garantir la cohérence globale de l’aménagement ».
Une première étape qui s’étendra de 2014 à 2016 permettra de préciser les fonctionnalités du projet, d’établir un premier cadrage de son bilan socio-économique et de déterminer la Zone de passage préférentielle (ZPP) pour les sections prioritaires (couloir de un à trois kilomètres). Elle précisera également les conditions de faisabilité des gares envisagées à La Défense et à la confluence de la Seine et de l’Oise. A l’issue, fin 2016, le ministre des Transports devra valider « les conditions de poursuite des études jusqu’à l’enquête publique ». Deux autres étapes, très lourdes, suivront alors pour parvenir au projet de référence qui se déploiera sur une bande de 500 m de large.
Le coût des études de la première phase est estimé à 60 M€ dont 5 incluant des acquisitions foncières anticipées. La première étape (2014-16) d’un montant de 22 M€ sera financé par RFF maître d’ouvrage, l’Etat et les trois régions concernées, à hauteur d’un tiers pour chaque partie. Pour informer le public sur l’évolution du projet un site internet sera ouvert « dans les prochains jours ».
Cette première phase de la LNPN figurera dans le nouveau Schéma national des infrastructures de transport (Snit) préfiguré par les travaux de la Commission Duron au printemps dernier. Elle doit être réalisée d’ici 2030 en « premières priorités » parmi les projets d’investissements nationaux dans les transports. Son montant s’élève à environ 5 Mds€ tandis que le projet dans sa globalité est estimé à 13 Md€.
Dominique Aubin

(1) Le Copil réunit les régions de Basse-Normandie, de Haute-Normandie et d’Île-de-France, les départements des Yvelines, des Hauts-de-Seine, du Val d’Oise, de l’Eure, de la Seine-Maritime, du Calvados et de la Manche, les villes et agglomérations de Paris, Rouen, Le Havre, Caen et Cherbourg, Mantes et Evreux, la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM), le syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF), Réseau ferré de France (RFF), ainsi que les représentants de l’Etat dans les trois régions.

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