(fil-fax 06/02/14)
Le maire UMP sortant du Havre Edouard Philippe, 43 ans, conduira, lors des prochaines municipales, une liste renouvelée pour plus de la moitié. Sur 59 candidats, seuls 25 figuraient sur la liste de 2008 emmenée par Antoine Rufenacht qui a cédé son fauteuil de maire à Edouard Philippe en cours de mandat. Sans surprise figurent aux avant-postes les adjoints Agnès Canayer, 48 ans, (en 2), Agnès Firmin Le Bodo, 45 ans, (en 4) et Luc Lemonnier, 45 ans, (en 5). Mais apparaissent aussi des novices en politique comme Régis Debons, 40 ans, (en 3), professeur d’EPS à l’université et Michel Maillard, 65 ans, (en 23), ancien directeur général des services de la Codah.
Disparaissent des piliers de la précédente municipalité à commencer par Agathe Cahierre, militante de la droite catholique modérée, bras droit d’Antoine Rufenacht depuis 1995 et architecte de la rénovation des quartiers de grands ensembles. Disparaissent aussi des adjoints comme Brigitte Dufour partie tenter sa chance à Sainte-Adresse, Jean Moulin (finances), Benoît Bied-Charreton (urbanisme), Olivier Jougla (développement durable), Chantal Ernoult (tourisme), Bertrand Binctin (sécurité), Anne-Marie Mariette (ressources humaines) ou encore Jean-François Masse (patrimoine). Quant à Antoine Rufenacht, il figure symboliquement à la dernière place de la liste en position non-éligible et devrait prochainement quitter la présidence de la l’Agence d’urbanisme de la région du Havre.
S’inscrivant dans la voie tracée par son prédécesseur, Edouard Philippe assure que l’équipe a été constituée sans dosages partisans. « Cette liste n’a pas été constituée dans un état-major parisien, ni en fonction des équilibres entre partis, ni en tenant compte des étiquettes politiques », assure-t-il. Quoiqu’il en soit, sa physionomie montre qu’un passage de témoins est en train de s’opérer entre la génération qui a gagné la ville à la droite en 1995 et la suivante appelée à préserver cette conquête. Mais ce changement d’époque touche aussi la gauche, avec le retrait annoncé de la plupart des conseillers municipaux élus en 2008, tant côté PS, que PCF et écologistes.