Chaque année, la même question se pose.
Une Journée internationale de la femme, à quoi ça sert ? Que peuvent encore « réclamer » les femmes alors que l’égalité en droits est acquise en France ? N’est-ce pas un combat du passé ?
Hélas, non. Une Journée internationale de la femme, c’est d’abord un bon prétexte pour mettre la lumière sur les opprimées, une journée de « célébration » qui permet de dresser un état des lieux, de réfléchir et de définir des priorités. Pourquoi pas tous les jours, clament ses détracteurs ? Certes, ils n’ont pas tort, mais est-ce vraiment à l’agenda politique si ce n’est à vouloir prouver pour un décideur, qu’il fait sien le combat des femmes face à l’électrice ?
Au-delà des débats sur les différences entre les sexes, au-delà de la théorie du genre, au-delà des apparitions des Femen, il y a les faits. Malheureusement, des hommes aussi sont battus ou violés, mais on ne peut nier les chiffres terrifiants concernant les femmes : dans le monde, 22 % d’entre elles ont subi des violences physiques et/ou sexuelles perpétrées par leur partenaire; on compte 130 millions de victimes de mutilations génitales; et que dire du viol utilisé comme arme de guerre, aujourd’hui encore en Syrie ?
Une femme sur trois est victime de violences au cours de sa vie, estime Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Onu. En Europe, on peut se féliciter des droits acquis dans nos systèmes démocratiques, mais il reste encore quelques « détails » à ajuster, à l’instar de l’égalité des salaires ou la représentativité dans la vie publique.
La Journée internationale de la femme, ce n’est pas un jour où les hommes passent l’aspirateur, c’est un jour de solidarité.