UNE VILLE SOLIDAIRE POUR VIVRE MIEUX
► Remettre à plat les politiques sociales pour mieux répondre aux urgences de l’heure :
Dans une société déjà inégalitaire, la crise des dernières années a multiplié les situations de détresse. La perte brutale d’un emploi, la baisse des APL, un délai trop long de restauration des droits après un contrat d’intérim ou un CDD, une situation de surendettement, la banque qui ponctionne en priorité ses frais faramineux sur un revenu déjà trop faible et c’est la spirale infernale.
Tandis que nombre de salariés modestes -en activité ou en retraite-, ceux qui ont des mois avec et des mois sans ont le sentiment de ne plus y arriver et que les filets de sécurité ne sont pas pour eux. L’actuelle municipalité n’a pas répondu aux urgences sociales. Pour preuve des décisions hallucinantes surfacturant des services municipaux aux plus précaires (employés aux horaires fluctuants, familles séparées dont un parent est hors commune…) ou excluant leurs enfants.
A situation de crise et d’urgence, il faut une réflexion et des mesures à hauteur de l’urgence. Une réflexion d’ensemble, approfondie, est nécessaire sur la politique sociale pour en développer la capacité d’écoute et d’adaptation, lui donner les moyens – notamment humains – nécessaires à ses missions, éviter les renvois multiples d’institution en institution transformant le citoyen en balle de ping pong avant de l’éconduire.
Nous engagerons cette réflexion à l’issue de laquelle les perspectives d’une action refondée doivent être données dans le cadre d’un projet collectivement validé.
→ Parce que la révolte contre la misère et le refus des injustices sont le fondement de notre engagement à gauche, nous développerons les solidarités pour y faire face, et ferons de la Commune un lieu de résistance aux politiques d’austérité qui frappent les milieux populaires et les couches moyennes que ces politiques condamnent à supporter des difficultés dont elles ne sont pas responsables.
→ Parce que les moyens communaux ne sont pas illimités et qu’il ne s’agit pas d’augmenter les impôts locaux, nous chercherons toutes les voies d’une utilisation optimale des dispositifs existants (Fonds de Solidarité Logement, Fonds de Solidarité Energie…) d’une information complète pour permettre à chacun-e de ne pas passer à côté de ses droits comme cela arrive trop souvent au détriment des moins revendicatifs.
→ Plutôt qu’à la communication, à des opérations de promotion superflues, ou des projets immobiliers démultipliés, c’est au lien social, aux solidarités construisant une société plus humaine que nous voulons consacrer notre énergie et les marges de manœuvre disponibles.
Nous travaillerons également :
→ À faire de Maromme une ville ouverte aux innovations sociales en soutenant les associations qui interviennent dans ce domaine, en favorisant les initiatives (épicerie solidaire, partage de matériel, accompagnement pour favoriser la recherche d’emploi…)
→ À soutenir les projets solidaires créateurs de lien social (partage de savoir, AMAP, jardins partagés…)
→ À une réflexion sur les tarifications sociales des services municipaux pour mieux prendre en compte les situations réelles des familles
→ À favoriser l’accès à la culture, au sport, aux loisirs, des enfants, des victimes de la précarité, des personnes isolées, des personnes âgées. Nous passerons avec les associations des conventions spécifiques sur ces enjeux (ex : pratiques sportives adaptées au 3ème âge…)
► Agir au sein de l’agglomération sur l’enjeu social :
L’agglomération a, sur l’initiative de nos élus, repris le contrôle de la distribution de l’eau. Le droit à l’eau potable comme celui à la mobilité sont des nécessités de la vie.
Pour travailler, accéder aux soins les plus spécifiques, se cultiver ou tout simplement voir ses proches, celui qui ne peut se déplacer est condamné à la précarité et à l’exclusion sur le long terme. C’est pourquoi le droit aux transports est une composante incontournable du droit à la Ville
La gratuité des transports serait un progrès écologique indéniable pour la CREA, l’une des agglomérations les plus polluée de France.
Une meilleure fréquence de la desserte de La Maine et l’extension des horaires le soir, un tracé prolongé pour desservir la Zone Industrielle.
Des horaires du 8 et du 16 intercalés qui donneraient à tout moment accès rapidement au TEOR (T2 route de Dieppe ou Mont Riboudet) pour rejoindre Rouen.
Nos élus communautaires agirons au Conseil d’agglomération pour :
→ Une tarification sociale de l’eau : gratuité des premiers mètres cubes.
→ Une tarification des transports qui aille vers la gratuité, des étapes sont possibles : gratuité pour les lycéens, carte contact gratuite pour permettre la reprise d’un emploi les premiers mois ou dans le cadre de contrats précaires.
→ Une meilleure fréquence de la desserte de La Maine et l’extension des horaires le soir, un tracé prolongé pour desservir la Zone Industrielle.
→ Des horaires du 8 et du 16 intercalés qui donneraient à tout moment accès rapidement au TEOR (T2 route de Dieppe ou Mont Riboudet) pour rejoindre Rouen.
Si la maison de retraite (l’EHPAD) a pu être reconstruite, elle ne le doit pas au maire actuel mais à l’action des personnels, des familles, des citoyens pour empêcher sa fermeture et sa disparition ainsi qu’à la mise à disposition du terrain par la municipalité précédente. Mais les tarifs du nouvel établissement ont augmenté et sont hors de portée de beaucoup de retraités marommais. Une meilleure valorisation de la revente de l’ancien bâtiment pouvait atténuer l’augmentation, le maire actuel l’a empêchée au profit de ses propres projets, coûteux de plus pour les contribuables. Élus, nous étudierons ce qui est rattrapable dans cette décision condamnable.
