fil-fax a publié dans ses éditions datées du 11 au 15 mars, une série de de photographies du contexte politique à une semaine du premier tour des élections municipales
(fil-fax 15/03/14)
Le constat dépasse les clivages droite-gauche : aucun parti ne se présente aujourd’hui seul à la bataille des municipales. Il est toujours accompagné de « citoyens » ou de « représentants de la société civile ». Mais alors les autres membres de ces listes seraient-ils des « non-citoyens » ou plus incongru encore des représentants d’une « société militaire » ? Evidemment non, pour les stratèges des partis. Mais en posant la question à l’envers, on mesure bien la difficulté à éclaircir le contenu de ces notions.
Elles sont apparues au fil des scrutins ces dernières décennies pour compenser la diminution de l’engagement au sein des partis et le relatif discrédit de ces derniers. Ces « citoyens » seraient porteurs de valeurs nouvelles qui permettraient de régénérer lesdits partis. Leur présence serait aussi l’un des moyens de montrer que l’influence du parti va bien au-delà de ses propres rangs.
Mais ces « citoyens » comptent-ils dans le débat ? C’est la seule vraie question. L’un d’eux, Olivier David, qui avait participé aux débuts de la campagne de Décidons Rouen, une liste initiée par EELV, a dit son désenchantement sur le site 76actu en regrettant le peu de cas fait à ses propositions. À le lire, et d’autres, le parti inspirateur de la liste conserverait toujours le dernier mot et la vocation du « citoyen » serait d’en devenir membre, s’il veut être entendu. La catégorie de « citoyens » ne serait alors finalement qu’une antichambre pour renforcer le parti ou… qu’une parenthèse vite refermée dans une vie.