Surnommé le braqueur de supermarchés par les policiers qui le suivaient quasiment à la trace sans savoir vraiment qui il était, le malfaiteur est finalement « tombé » après son ultime méfait samedi matin chez Lidl à Grand-Couronne. (Lire le rappel des faits ici).
En vérité, le filet tendu par les hommes du commissaire divisionnaire Philippe Ménard, patron de la PJ, se refermait progressivement sur lui. Les enquêteurs avaient fini par mettre un nom sur ce braqueur solitaire dont le mode opératoire et les cibles (les supermarchés Lidl, Aldi, Mutant) étaient toujours les mêmes. Ils savaient qui il était, qu’elles étaient ses fréquentations, qu’il habitait dans la cité de la Mare Rouge au Havre… Les policiers connaissaient aussi ses points de chute dans la région.
Les recherches entreprises autour de ce véhicule permettaient alors d’identifier sa propriétaire. Cette dernière était placée sous surveillance, mais surtout son compagnon qui n’était pas un inconnu des services de police. Restait à attendre un deuxième faux pas…
Sans perdre de temps, les enquêteurs se rendaient au domicile de ce suspect Havrais et procédaient à une perquisition. Ils découvraient dans l’appartement des pièces à conviction : deux armes de poing, un pistolet automatique et une réplique plus vraie que nature d’un Beretta 92F. Une partie du butin, soit un millier d’euros était également retrouvée ainsi que des gants, des cagoules, la bombe lacrymogène qui avait servi le matin et des vêtements qui avaient été identifiés sur les lieux des vols.
Les investigations ont permis de déterminer que le Havrais avait opéré, armes à la main, à Yvetot, Rouen, Elbeuf, Grand-Couronne, le Havre mais également dans l’Eure et le Calvados. Dans certains cas, il utilisait des voitures volées pour se déplacer, puis les abandonnait ensuite sans les brûler.
Déféré lundi soir au palais de justice de Rouen, le malfaiteur solitaire a été mis en examen pour vols avec armes. Il a été écroué. Les policiers vont pouvoir poursuivre leurs investigations sur commission rogatoire d’un juge, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la demande du parquet.