REUNIFICATION NORMANDE: Alain TOURRET un homme de conviction…

Dans la classe politique normande, ils sont peu finalement à être les vrais défenseurs de la cause de l’unité normande et à tenter de la mettre en oeuvre: Gustave Héon (dès 1972), le docteur German, Antoine Rufenacht, le sénateur Godefroy pour les plus historiques…

Aujourd’hui? Franck Martin, Philippe Augier, Edouard Philippe, Laurent Beauvais, Bernard Cazeneuve et l’un des plus actifs désormais, le député PRG Alain Tourret auteur d’une étude sur la question de la réunification normande en décembre 2010 (à condition que le conseil régional de la future Normandie soit installé à Caen…)

Depuis 2010, la position d’Alain Tourret n’a pas varié quant à l’urgente nécessité de faire l’unité régionale normande. Mais il préconise désormais une double fusion normande:

celle des deux conseils régionaux et celles des départements pour, in fine, garder une seule région et deux départements: un département bas-normand caennais et un département haut-normand rouennais unis ensemble dans une seule région normande!

L’idée peut paraître séduisante mais nous pensons que la géographie départementale de 1790 est aussi légitime que la géographie provinciale d’avant 1790 car la seconde a survécu jusqu’à nous grâce à la première, notamment en Normandie: il nous paraît judicieux de garder les cinq départements actuels mais de les rassembler dans une seule région « Normandie » à l’instar des députés constituants Normands de 1790 réalisant l’unité normande dans le nouveau régime révolutionnaire supprimant les circonscriptions fiscales et policières de Haute et de Basse Normandie inventées par la Monarchie administrative absolue de droit divin depuis 1552 et 1636 pour mater les révoltes populaires (on pensera aux Va-Nus-Pieds)

Enfin, Alain TOURRET est, désormais, plus prudent sur la fausse question très polémique de la « capitale » qui doit être traitée après la question de la « réunification » qui ne doit pas faire l’objet d’un référendum mais d’une décision de l’Etat central qui doit ainsi réparer l’erreur qu’il avait commise en 1960 (création de deux préfecture régionales normandes) et imposée en 1973 faute d’avoir l’accord des élus locaux Normands qui s’étripaient déjà sur le périmètre définitif d’un Etablissement Public Régional en Normandie…

Lire ci-après dans l’Orne Combattante, cet entretien en date du 24 janvier dernier: ça fait toujours plaisir !

http://www.lornecombattante.fr/2014/01/24/%C2%AB-la-normandie-deviendrait-la-5e-region-de-france-%C2%BB/


 

 

Condé-sur-Noireau « La Normandie deviendrait la 5e région de France »

Il y a une semaine, le débat autour de la réunification de la Normandie était relancé.Le député Alain Tourret milite depuis de nombreuses années pour une Normandie réunifiée.

Dernière mise à jour : 24/01/2014 à 14:44

Le député calvadosien milite depuis de nombreuses années pour une Normandie réunifiée.Le député calvadosien milite depuis de nombreuses années pour une Normandie réunifiée.

Alain Tourret : « La Normandie ¬
deviendrait la 5e région de France »
w Politique – Il y a une semaine, le débat autour de la réunification de la Normandie était relancé, suite à la conférence de presse de François Hollande. Alain Tourret, député de la 6e circonscription du Calvados, milite depuis de nombreuses années pour une Normandie réunifiée.
w Pour vous, les déclarations de François Hollande ont-elles relancé le débat sur la réunification des deux Normandie ?
Alain Tourret : Le débat concerne l’ensemble des collectivités territoriales. Ce millefeuille administratif est aujourd’hui source de complications et de dépenses inutiles. Le débat entre dans le cadre de la nouvelle loi sur la décentralisation.
Il ne prévoit pas la suppression des départements, qui correspondent à une proximité incontestable.
En revanche, il est question ici de fusionner les collectivités territoriales de même importance, notamment au niveau régional. Il est évident de penser à la Normandie. Tout le monde est favorable. La Normandie réunie peut intervenir au niveau européen. Il faut en finir avec les doublons de structures. Nous sommes le seul pays d’Europe agissant ainsi. Cette loi de décentralisation, qui n’existe pas encore, amènera a transférer certaines compétences de l’État aux collectivités territoriales.
w Quels atouts les deux régions peuvent avoir en s’unissant ?
La Normandie peut avoir une capacité d’intervention décuplée sur le plan économique. Actuellement, nous sommes en bas dans la liste des régions. Réunifiée, la Normandie deviendrait la 5e région de France. Elle sera en état de force pour discuter avec le bassin parisien. Aujourd’hui, Paris ne sait plus où aller, il n’y a plus de place. Il est nécessaire que Le Havre devienne le port de Paris. C’est une nécessité absolue de faire en sorte que la Normandie devienne un véritable partenaire de la région parisienne.
w Quels sont les obstacles à la réunification ?
Les Normands eux-mêmes. On se pose aujourd’hui la question de savoir s’il faut oui ou non consulter la population. Je pense que non. Quand les régions ont été créées, il n’y a pas eu de consultation. Il n’y a pas besoin de faire un référendum, durant lequel on ne s’exprimerait pas pour dire si on est pour ou contre la réunification, mais plutôt pour ou contre celui qui a prononcé ce référendum. C’est à l’État de prendre ses responsabilités.
w Quelle serait la capitale ?
Il faut faire preuve d’imagination. Quand j’ai fait mon rapport sur le sujet, j’ai consulté des scientifiques, géographes, etc., notamment Armand Frémont, qui a travaillé sur la géopolitique de la France. Pour lui, Caen doit être la capitale, pour un motif de centralité. La notion de proximité est essentielle. Pour moi, ce doit être Caen, mais écoutons aussi les autres. La Haute-Normandie tient férocement à Rouen, tandis que le département de l’Eure tient à ce que ce soit Caen. Son président Jean-Louis Destans m’a encore confirmé sa position.
w Est-il possible de séparer les compétences ?
L’idée serait que la préfecture de région soit à Rouen, et les assemblées générales à Caen. C’est une idée assez séduisante, mais il faut que l’État montre l’exemple. Il faudrait une réunion par mois entre les deux services de régions, pour s’habituer à travailler ensemble. J’ai siégé au conseil régional de 1986 à 2012, il y a eu une seule réunion commune.
Alain Le Vern, président de Région Haute-Normandie était contre. Aujourd’hui il n’est plus là, et son successeur n’est pas dans cette même opposition totale et absolue. Il veut que Rouen soit la capitale.
Et pourquoi ne parlerait-on pas d’une fusion des départements, en envisageant un grand département en Haute-Normandie. Ils travaillent déjà ensemble dans le cadre d’un 2-76. Et faire de même en Basse-Normandie. Chacun garderait sa capitale, et la réunification se fera entre Le Havre et Honfleur. Le Havre est un des principaux ports de France, le premier port à containers, et le principal port de Paris.
w Il faut donc sortir des clivages entre territoires ?
Il faut que l’on sorte de cette guerre de clocher. Comme les élus locaux ne lâchent pas, il faut que ce soit l’État qui se décide. La seule solution ne peut pas se faire avec des régions comptant deux ou trois départements. Pour l’instant les présidents de région sont frileux. Seuls ceux de la Bourgogne et de la Basse-Normandie sont d’accord avec cette démarche.
w Quel est votre regard sur cette Normandie nouvelle ?
C’est une chance extraordinaire pour les Normands, notamment la jeunesse, pour qui, avec des moyens économiques, on pourrait proposer et créer des emplois. Aujourd’hui la Basse-Normandie n’a pas la taille pour traiter avec l’Europe. On est dans le minimalisme et ce n’est plus possible. Nous sommes le seul pays d’Europe à être encore comme cela aujourd’hui.
Propos recueillis ¬
par Valentine Godquin
Pour vous, les déclarations de François Hollande ont-elles relancé le débat sur la réunification des deux Normandie ?
Alain Tourret : Le débat concerne l’ensemble des collectivités territoriales. Ce millefeuille administratif est aujourd’hui source de complications et de dépenses inutiles. Le débat entre dans le cadre de la nouvelle loi sur la décentralisation.
Il ne prévoit pas la suppression des départements, qui correspondent à une proximité incontestable.
En revanche, il est question ici de fusionner les collectivités territoriales de même importance, notamment au niveau régional. Il est évident de penser à la Normandie. Tout le monde est favorable. La Normandie réunie peut intervenir au niveau européen. Il faut en finir avec les doublons de structures. Nous sommes le seul pays d’Europe agissant ainsi. Cette loi de décentralisation, qui n’existe pas encore, amènera a transférer certaines compétences de l’État aux collectivités territoriales.
Quels atouts les deux régions peuvent avoir en s’unissant ?
La Normandie peut avoir une capacité d’intervention décuplée sur le plan économique. Actuellement, nous sommes en bas dans la liste des régions. Réunifiée, la Normandie deviendrait la 5e région de France. Elle sera en état de force pour discuter avec le bassin parisien. Aujourd’hui, Paris ne sait plus où aller, il n’y a plus de place. Il est nécessaire que Le Havre devienne le port de Paris. C’est une nécessité absolue de faire en sorte que la Normandie devienne un véritable partenaire de la région parisienne.
Quels sont les obstacles à la réunification ?
Les Normands eux-mêmes. On se pose aujourd’hui la question de savoir s’il faut oui ou non consulter la population. Je pense que non. Quand les régions ont été créées, il n’y a pas eu de consultation. Il n’y a pas besoin de faire un référendum, durant lequel on ne s’exprimerait pas pour dire si on est pour ou contre la réunification, mais plutôt pour ou contre celui qui a prononcé ce référendum. C’est à l’État de prendre ses responsabilités.
Quelle serait la capitale ?
Il faut faire preuve d’imagination. Quand j’ai fait mon rapport sur le sujet, j’ai consulté des scientifiques, géographes, etc., notamment Armand Frémont, qui a travaillé sur la géopolitique de la France. Pour lui, Caen doit être la capitale, pour un motif de centralité. La notion de proximité est essentielle. Pour moi, ce doit être Caen, mais écoutons aussi les autres. La Haute-Normandie tient férocement à Rouen, tandis que le département de l’Eure tient à ce que ce soit Caen. Son président Jean-Louis Destans m’a encore confirmé sa position.
Est-il possible de séparer les compétences ?
L’idée serait que la préfecture de région soit à Rouen, et les assemblées générales à Caen. C’est une idée assez séduisante, mais il faut que l’État montre l’exemple. Il faudrait une réunion par mois entre les deux services de régions, pour s’habituer à travailler ensemble. J’ai siégé au conseil régional de 1986 à 2012, il y a eu une seule réunion commune.
Alain Le Vern, président de Région Haute-Normandie était contre. Aujourd’hui il n’est plus là, et son successeur n’est pas dans cette même opposition totale et absolue. Il veut que Rouen soit la capitale.
Et pourquoi ne parlerait-on pas d’une fusion des départements, en envisageant un grand département en Haute-Normandie. Ils travaillent déjà ensemble dans le cadre d’un 2-76. Et faire de même en Basse-Normandie. Chacun garderait sa capitale, et la réunification se fera entre Le Havre et Honfleur. Le Havre est un des principaux ports de France, le premier port à containers, et le principal port de Paris.
Il faut donc sortir des clivages entre territoires ?
Il faut que l’on sorte de cette guerre de clocher. Comme les élus locaux ne lâchent pas, il faut que ce soit l’État qui se décide. La seule solution ne peut pas se faire avec des régions comptant deux ou trois départements. Pour l’instant les présidents de région sont frileux. Seuls ceux de la Bourgogne et de la Basse-Normandie sont d’accord avec cette démarche.
Quel est votre regard sur cette Normandie nouvelle ?
C’est une chance extraordinaire pour les Normands, notamment la jeunesse, pour qui, avec des moyens économiques, on pourrait proposer et créer des emplois. Aujourd’hui la Basse-Normandie n’a pas la taille pour traiter avec l’Europe. On est dans le minimalisme et ce n’est plus possible. Nous sommes le seul pays d’Europe à être encore comme cela aujourd’hui.
Condé-sur-Noireau, 14
 

Commentaire de Florestan:
 
On ne peut qu’être à 100% d’accord avec les analyses d’Alain Tourret avec la nuance suivante concernant la question de la « capitale » qui doit s’envisager en ayant le courage de respecter ce que nous impose la géographie normande qui est plus européenne que française (la tyrannie métropolitaine des « petits Paris de province » relayée par l’inculture géographique des élus locaux…)
 
Pour nous, il faut enfin jouer la carte du dynamisme d’un réseau métropolitain moderne dans la logique du développement durable comme cela se fait déjà dans certains pays européens plus « matures » que la France (Pays Bas, Allemagne…)
 
ROUEN METROPOLE: préfecture régionale
CAEN TECHNOPOLE: conseil régional
LE HAVRE PORT INTERNATIONAL: chambre régionale de commerce
 
C’est la locomotive même d’une future Normandie unie qu’il faut réunifier: la question du pôle métropolitain de l’Estuaire doit être reprise après les prochaines élections municipales avec une extension du Havre à Caen puis étendu enfin jusqu’à Rouen, comme prémisse au processus de réunification normande proprement dit!
 
Mais comme ça fait plus de 40 ans que les principaux intéressés s’en chargent avec le résultat que l’on sait, c’est à l’Etat de prendre les décisions et ses responsabilités…
 
Pourquoi?
 
Parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses !

Journée des droits des femmes : le préfet au centre d’accueil des victimes d’agression à Rouen

Journée des droits des femmes : le préfet au centre d'accueil des victimes d'agression à Rouen
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L’unité médico-judiciaire du CASA a été créée en 2007 dans le cadre d’un partenariat expérimental qui a associé le CHU de Rouen, les autorités judiciaires, les services de l’État (Délégation régionale aux droits des femmes et à l’Égalité, le groupement régional de santé publique, l’ex Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales), l’ex Agence régionale de l’hospitalisation et le Conseil général de Seine-Maritime.
Le CASA, dirigé par le professeur Bernard Proust, est destiné à simplifier le parcours médico-judiciaire des victimes d’agression volontaire ou involontaire, quelle que soit la cause des violences, pour faciliter la prise en charge médico-légale et le dépôt des plaintes auprès de la Justice. Les victimes peuvent y rencontrer divers professionnels de santé, une psychologue, une assistante sociale, une association d’aide aux victimes.

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