Suite au conseil municipal du lundi 7 avril, la presse normande publie un article dans son édition du 9 avril. L’occasion de revenir sur la déclaration de Nathalie Nail et notamment sur la question des tarifs municipaux.
Ville. Le conseil municipal du nouveau mandat d’Édouard Philippe s’est tenu lundi soir. L’occasion pour Nathalie Nail d’attaquer.
Ils étaient tous là. Une sorte de rentrée des classes avec les petits nouveaux et les anciens. Le conseil municipal du Havre qui s’est tenu lundi soir a été l’occasion de procéder à une longue série de vote pour désigner les représentants de la ville au sein de divers organismes et associations. Des votes qui se sont déroulés à la majorité absolue ou à la proportionnel, à bulletin secret ou non suivant les différents modes de désignations qui sont de règle. En tout début de conseil, une délibération a eu pour objet de désigner Gérald Maniable en lieu et place de Daniel Paul au sein du groupe d’opposition « Le Havre à cœur ». L’occasion pour Édouard Philippe de rendre hommage à l’élu communiste démissionnaire. « Son sérieux, son calme, sa compétence et son sens de l’intérêt commun faisaient qu’il était un collègue estimé et respecté par tous… » a-t-il déclaré rappelant la longue carrière de Daniel Paul.
Délégation au maire
Mais le début de séance a également été l’occasion Pour Nathalie Nail du groupe « Le Havre à cœur » de décocher quelques flèches en direction du maire. L’ancienne candidate PC aux dernières élections municipales a pris la parole au moment de la délibération numéro 3, celle qui autorise le maire à prendre seul un certain nombre de mesures s’inscrivant directement dans la vie locale. Conformément à un article du Code général des collectivités territoriales, le maire peut par délégation du conseil municipal fixer dans les limites d’une augmentation ou d’une diminution annuelle de 5 % les tarifs des droits de voirie, de stationnement et des droits au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal.
Fixation des tarifs
C’est sur ce point précis que le groupe « Le Havre à cœur » a mené son attaque. « Qui permet donc au maire… de décider et de fixer donc seul, certaines règles qui sont liées à la vie municipale, donc à la vie des Havrais et des Havraises… Car c’est ainsi que l’on arrive dans cette ville à un véritable déni de démocratie… Oui déni de démocratie lorsque le maire décide seul de l’augmentation des tarifs de cantine chaque année en catimini dans son bureau lorsqu’on connaît la difficulté de bon nombre de familles havraises à régler leur facture. » Nathalie Nail cite en exemple une augmentation de 35 % depuis 2008 des tarifs de la patinoire et des augmentations qui ont également touché la piscine, la bibliothèque et les centres de loisirs. « Il faut être cohérent, vous avez déjà fait valoir tous ces arguments pendant la campagne électorale et vous parlez de déni de démocratie », a aussitôt rétorqué Édouard Philippe.
Le maire explique également que les tarifs des transports en commun par exemple sont fixés par la Codah, des tarifs qui ont dû être augmentés suite à la hausse de la TVA sur les transports publics voulue par le gouvernement rappelle-t-il. « Le coût de ces transports, c’est 50 millions d’euros. Les recettes ne représentent qu’entre 15 à 20 millions d’euros. Ce qui veut dire que la communauté à elle seule supporte 35millions d’euros. Les deux tiers d’un billet sont supportés par la collectivité… ». Édouard Philippe a également expliqué que toute décision prise par le maire est soumise à un contrôle de légalité du sous-préfet.
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Cette publication est issue du site L'opposition municipale au Havre avec Nathalie Nail.
Voir la publication originale : Première passe d’armes