La scène se déroule ce mardi 29 avril, vers 14 h 50. Un homme encagoulé fait irruption dans le commerce et pointe son arme directement vers le patron. « File ta caisse, en vitesse », menace le malfaiteur. Le sang de Christophe, 48 ans, ne fait qu’un tour : le patron du bar a immédiatement le réflexe en guise de réponse d’assèner un coup de poing au visage de son agresseur.
« Je l’ai désarmé et frappé avec son pistolet »
Dans le même temps, il saisit l’arme qui est braquée sur lui et dirige le canon vers le plafond. « Mon fils de 16 ans qui jouait au flipper à l’autre bout du bar, est arrivé en courant et a bousculé violemment le braqueur qui, déséquilibré, s’est retrouvé les quatre fers en l’air dans les présentoirs à journaux », raconte le buraliste à infoNormandie.com.
« J’ai réussi à le désarmer et je l’ai alors frappé sur la tête avec la crosse de son pistolet« . Dans la bagarre, le commerçant a également réussi à ôter la cagoule de son agresseur. « J’ai pu ainsi voir sa tête, c’est un homme d’une quarantaine d’années. Il est costaud car il s’est relevé, la tête ensanglantée, et est parti en courant ».
« C’est l’adrénaline qui m’a guidé »
Le fils de la victime s’est lancé à pied à la poursuite du malfaiteur qui a disparu à travers champs. Des témoins l’auraient aperçu en train de monter dans une voiture garée dans un chemin à la sortie de la commune et au volant de laquelle attendait un complice.
Christophe n’a, à aucun instant, mesuré le danger. L’arme était authentique mais heureusement elle n’était pas chargée. « C’est l’adrénaline qui m’a guidé à réagir de la sorte. Certains auraient levé les bras, moi ce n’est pas dans mon tempérament. On se casse la tête à travailler 14 heures par jour, alors vous comprenez… »
Ce mardi après-midi, il n’y avait pas de clients dans le bar « et ma femme venait de partir à l’extérieur », souligne le buraliste qui est installé depuis six ans et demi à Tôtes. « C’est la première fois que mon établissement est victime d’un braquage ».
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