(fil-fax 09/05/14)
Le suspens n’existait plus vraiment depuis plusieurs semaines… La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé mercredi après-midi la décision du gouvernement de confier au groupement emmené par GDF-Suez la construction des parcs éoliens marins au large du Tréport et de Noirmoutier. Le groupement revenu bredouille du premier appel d’offres rafle au second la totalité des parcs en jeu. Au total EDF construira donc trois parcs (Saint-Nazaire, Courseulles sur mer et Fécamp), GDF-Suez deux et l’énergéticien espagnol Iberdrola un (Saint-Brieuc). Concernant la construction des éoliennes, Alstom et Areva sont à égalité avec trois parcs chacun, ceux d’EDF pour le premier et ceux de GDF-Suez et d’Iberdrola pour le second. Le gouvernement a ainsi clairement fait le choix de constituer deux “champions“ français l’un autour de GDF-Suez et l’autre d’EDF.
Ce choix aura des conséquences très positives pour Le Havre où Areva va confirmer son intention d’ouvrir cinq usines susceptibles de générer 750 emplois directs. Deux seront directement mises en œuvre par le géant du nucléaire pour construire les nacelles et les pales et les trois autres par des sous-traitants, l’Helvético-Suédois ABB pour les génératrices, le Finlandais Noventas pour les multiplicateurs et le Japonais NTN-SNR pour les roulements. Une sixième fabrication, les mâts, sera partagée entre Fouré-Lagadec au Havre et CMP à Dunkerque. A ces implantations déjà tangibles s’ajouteront un atelier pour effectuer les tests et une base pour embarquer les éoliennes et les implanter sur les parcs. Toujours au Havre, mais côté EDF cette fois, une usine de construction de fondations gravitaires sera construite pour alimenter le parc de Fécamp (600 emplois le temps du chantier). Le Havre deviendra aussi le port de base pour l’installation de ce parc. Enfin Fécamp, Dieppe et Le Tréport accueilleront les bases de maintenance des deux parcs au large de la Seine-Maritime.
Le deuxième grand gagnant des choix du gouvernement, en Normandie, sera le port de Cherbourg où les pales et les mâts pour les parcs EDF seront construits. Mais le port du Cotentin fabriquera aussi les fondations et assemblera les éoliennes pour Courseulles.
Les deux régions normandes confondues se taillent la part du lion avec la moitié des 3.000 MW qui vont être installés en mer dans le cadre des deux appels d’offres. Au total quelque 3.000 emplois directs, certains pérennes d’autres non, sont promis à la région dont l’essentiel pour Le Havre (1.800) et Cherbourg (900). Aux institutions d’être à la hauteur maintenant pour que ces projets sans précédents depuis les années 1960 profitent au moins en partie à la population et aux entreprises locales.
Une mine d’emplois
Le Havre
– Cinq usines de fabrication d’éoliennes d’Areva 750 emplois
– Port de base pour Installer le parc du Tréport 200
– Usine de fabrication de fondations gravitaires EDF 600
– Port de base pour installer le parc de Fécamp 200
– Construction des mâts 60
Fécamp
– Port d’exploitation du parc de Fécamp 100
Dieppe et Le Tréport
– Port d’exploitation du parc du Tréport 100
Rouen
– Centre de recherches 100
Cherbourg
– Usine de pales 350 emplois
– Usine de mâts 150
– Usine de fondations monopieux 200
– Assemblage et installation des éoliennes sur le parc de Courseulles 200
Caen-Ouistreham
– Port d’exploitation du parc de Courseulles 100