L’Idiot international

Littérature : journal

L’Idiot international

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Fiche technique
:

Pays   France

Langue          Français

Date de fondation   1969

Date du dernier numéro    1994

Ville d’édition           Paris

Directeur de publication    Jean-Edern Hallier

ISSN  0397-4200

OCLC 185642858

 

L’Idiot international est un journal pamphlétaire français fondé en octobre 1969 et dirigé par Jean-Edern
Hallier. Son cofondateur est Bernard Thomas. Patronné à ses débuts par Simone de Beauvoir et largement financé par Sylvina Boissonnas (mécène des mouvements gauchistes), ce journal avant tout
polémique, se déclarant indépendant de toute idéologie, a disparu en février 1994, à la suite de nombreuses condamnations judiciaires et financières.

 

En avril 2014, son fils Frédéric Hallier fait reparaître le journal en 2014. Cet Idiot se veut plus « mesuré »
que le précédent. Toutefois, malgré les noms de Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre, ce journal traine une foultitude de casseroles au derrière. Simone de Beauvoir déclarera : « L’Idiot ne
représente rien d’autre que lui-même, c’est-à-dire une poignée de lecteurs […]. Je n’y vois que des critiques négatives et désordonnées du gauchisme actuel, accompagnées de vaticinations fort
vagues touchant l’avenir. Votre attitude de juge planant dans on ne sait quel olympe ne peut que créer de nouvelles dissensions, et non favoriser une unité d’action», Elle se sépare
définitivement du journal. Celui-ci cesse de paraître en février 1972, avec une ardoise de 15 millions de centime. Il faut dire que la réputation sulfureuse de Jean Edern Hallier insupporte
Simone de Beauvoir.:


Condamnations judiciaires

De juillet à octobre 1989, L’Idiot international et son directeur sont condamnés à verser 250 000 francs à Jack
Lang et son épouse pour « diffamation et injures publiques », puis 100 000 francs à Christian Bourgois, l’éditeur de Salman Rushdie, pour « propos injurieux et atteinte à la vie privée », 300 000
francs à Georges Kiejman pour « injures, diffamation et atteinte à la vie privée », et enfin 400 000 francs à Bernard Tapie pour des « atteintes d’une gravité exceptionnelle que ni l’humour ni
les principes régissant la liberté de la presse ne sauraient justifier », selon les termes du tribunal correctionnel de Paris18.

 

En juillet 1991, Jean-Edern Hallier est condamné à 50 000 francs d’amende et 80 000 francs de dommages et
intérêts à plusieurs associations antiracistes, pour « provocation à la haine raciale », par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, à la suite des « qualificatifs outrageants ou
abjects s’appliquant à désigner [les juifs] comme la lie de l’humanité » dans un éditorial de L’Idiot international publié pendant la guerre du Golfe19. En septembre de la même année, l’écrivain
et son journal sont condamnés à payer 800 000 francs de dommages-intérêts à Bernard Tapie pour publication de propos « diffamatoires, injurieux, et attentatoires à sa vie privée20 ». Le journal
avait en effet diffusé dans plusieurs numéros le casier judiciaire du jeune Bernard Tapie, qui depuis avait été réhabilité.

 

À la suite de ces multiples condamnations judiciaires, L’idiot International financièrement étranglé, cesse de
paraître en février 1994.

 

Le nouvel idiot international peut se targuer d’une excellente biographie en mai 2014, sur Robert Ménard, qui fut
à la tête de reporter sans frontière, petit trotskiste venu rejoindre les rangs du Front National, en vierge effarouchée.

 

Attendons la suite des prochains numéros, en espérant que le fiston Hallier ne sera pas si fantasque que son
encombrant papa.

 

L’idiot international est un mensuel de 8 pages, en vente chez votre libraire.

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