La CCI de Fécamp-Bolbec préfère son cœur de métier aux trimarans

(fil-fax 23/05/14)

En raison de restrictions budgétaires, la CCI de Fécamp-Bolbec annonce l’annulation de son traditionnel grand-week-end nautique. Il n’y aura donc pas fin août 2014 de 6ème édition du Trophée du Port de Fécamp Multi50 ni de 11ème Salon nautique de Normandie. « Notre structure doit faire face, cette année encore, à une réduction supplémentaire de 20% de ses recettes fiscales », explique Bertrand Duboys-Fresney. Une reconduction biennale de l’événement est à l’étude mais, face à « la peau de chagrin des finances », la CCI annonce vouloir « concentrer ses actions sur son coeur de métier, à savoir l’accompagnement des entreprises, la bataille de l’emploi étant essentielle ».

Fini, donc, le spectacle populaire et festif des trimarans et catamarans de 15,24 mètres courant pour le trophée, à la fin de l’été, au pied des falaises ? Le rendez-vous promettait pourtant, à lire le site www.class-multi50.org la venue, du 29 au 31 août, de douze participants, dont Erwan Le Roux, Yves Le Blevec… L’événement nautique (50.000 spectateurs annoncés en 2013) dont le budget global s’élevait à 200.000 € dont 45.000 financés par la CCI subit donc la réduction des recettes fiscales, « à hauteur de 30% durant le gouvernement de Nicolas Sarkozy et de 20% aujourd’hui, selon Joël Mercier, directeur général, alors que notre TATP (ndlr : taxe additionnelle à la taxe professionnelle) de 0,52% était déjà la plus basse de France ». Si les recettes fiscales ne représentent que de 30 à 32 % de son budget, leur diminution contraint donc la CCI à faire des économies avec un budget passé de 7,2 à 6 M€ entre 2008 et 2014, assure Joël Mercier. Et la CCI de rappeler que le regroupement des trois délégations du Havre, du Pays d’Auge et de Fécamp-Bolbec au sein de l’association des CCI de l’Estuaire a déjà conduit « le regroupement de services tels que la communication, l’informatique, la comptabilité ».

La CCI veut se recentrer sur l’emploi : « Nous misons sur la création de 300 emplois d’ici trois ans liés à l’activité portuaire, dont environ 100 pour le centre de maintenance du parc d’éoliennes offshore », commente Bertrand Duboys-Fresney. Autres pistes, le tourisme – Fécamp fait partie des 94 ports sur 270 à hisser le pavillon bleu, et ce depuis quatre ans -, ainsi que l’industrialisation des récifs artificiels. Et de rêver déjà des taxes dites de compensation qu’apportera l’éolien, à partir de 2018, soit quelque 7 M€ par an.

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