Communiqué des conseillers régionaux du groupe Front de Gauche de la Région de Haute-Normandie
Le Président de la République vient de détailler son projet de réforme territoriale avec une disparition envisagée des conseils généraux en 2020 et un nombre de régions métropolitaines ramené dès 2015 de 22 à 14. La Basse et la Haute-Normandie ne constitueraient plus qu’une seule région.
Les Conseillers régionaux haut-normands du Front de Gauche rappellent qu’ils ont toujours été favorables au développement de coopérations entre les régions et qu’ils ne sont pas défavorables à priori à la fusion annoncée des deux régions normandes même s’ils jugent que cette réforme n’était pas la plus attendue par les Français pour relancer la croissance et l’emploi et même s’ils s’inquiètent de la compétitivité entre territoires que risque de favoriser la création de grandes régions.
Pour autant, ils déplorent l’absence totale de démocratie qui préside à la mise en œuvre de la réforme avec une carte des régions imposée par l’Élysée et réaffirment leur exigence d’un référendum.
Ils dénoncent les allégations populistes qui visent à faire croire que la diminution du nombre de régions serait source d’économie. Tout au contraire, les fusions annoncées vont en effet générer des coûts supplémentaires liés à la mise en place de la nouvelle organisation. Et la réduction du fameux millefeuille administratif pourrait bien se traduire d’abord par moins de services publics, par moins de proximité dans des domaines aussi importants que l’emploi, la formation professionnelle, le développement de la vallée de la Seine, les lycées ou les transports régionaux.
La vraie question, c’est bien sûr la question des moyens qui n’est en rien abordée par François Hollande alors même que les budgets des collectivités sont mis à mal par la baisse des dotations d’État dans le cadre d’une politique d’austérité qui aggrave au quotidien la vie de nos concitoyens et mène notre pays à la catastrophe.
Et si on nous répète à l’envi que l’argent public est rare, il ne l’est pas pour tout le monde quand on voit se multiplier les cadeaux au grand patronat, sans aucune contrepartie en terme d’emploi.