Lors de la campagne des élections municipales, la candidate qui a été élue maire de Fécamp avait adressé un courrier aux parents d’élèves indiquant qu’elle organiserait « dès la première quinzaine d’avril » une réunion au cours de laquelle elle ferait le point « en toute transparence » sur la question des rythmes scolaires, en soulignant que la réussite de cette réforme nécessitait « concertation et organisation ». La nouvelle édile précisait par ailleurs qu’elle se réserverait le cas échéant le droit de ne pas l’appliquer, laissant ainsi croire aux citoyens qu’un maire pouvait, selon son bon vouloir, appliquer ou pas les lois de la République.
La réunion de concertation promise n’ayant pas été organisée, il aura fallu attendre le début du mois de juin, soit quelques jours avant la date limite fixée aux communes pour remettre leur projet d’organisation du temps scolaire à leur académie, pour enfin connaître les intentions de la nouvelle municipalité à ce sujet.
Celle-ci a confirmé que la réforme sera bien appliquée à Fécamp, selon les modalités d’organisation arrêtées par l’ancienne majorité concernant le choix de la matinée supplémentaire (le mercredi matin, conformément au souhait de la majorité des parents qui avaient été interrogés sur ce point) et des créneaux horaires dédiés aux activités périscolaires.
Toutefois, il a été indiqué, à la grande stupéfaction des parents, que la Ville ne serait pas en mesure d’organiser des activités autres que de la garderie à la rentrée de septembre ! Cela, alors que, de l’aveu même du Maire, 11 associations, parmi les plus structurées du territoire, étaient prêtes à s’engager dans ce projet et que plusieurs structures municipales avaient fait des propositions d’animations sportives et culturelles de nature à favoriser l’épanouissement des enfants.
Cette proposition « low cost » apparaît comme une provocation de la part d’un maire qui n’a jamais caché son opposition farouche à cette réforme. La nouvelle équipe voudrait torpiller la réforme qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Les enfants et leurs familles ne doivent pas être otages d’une logique dogmatique et politicienne. On ne peut décemment accepter que des enfants de maternelle qui fréquentent aujourd’hui les services de garderie se voient l’année prochaine imposer 2h30 de garderie chaque jour du fait de la mauvaise volonté de la ville à organiser des activités périscolaires dignes de ce nom.
Je rappelle que, comme toutes les communes bénéficiant de la Dotation de solidarité urbaine, la Ville de Fécamp perçoit une aide de 90€ par élève scolarisé pour faciliter la mise en place des activités, et que des aides de la CAF peuvent également être mobilisées.
Je demande donc solennellement à la nouvelle équipe municipale de revoir sa copie et de mettre à profit les 3 mois qui nous séparent de la rentrée de septembre pour mettre en place des activités répondant aux attentes des écoliers fécampois et de leurs parents.