Le drone suscite de plus en plus la curiosité des particuliers. Deux passionnés de la région dieppoise présentent ce loisir soumis à des règles strictes.
Réforme pénale : L’efficacité de la peine pour renforcer la sécurité
Le gouvernement engage un combat déterminé contre la récidive avec le projet de loi tendant à renforcer l’efficacité des sanctions pénales dont l’examen débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Cette approche renouvelée se fixe comme objectif la réduction de la récidive et donc la protection de nos concitoyens. Le statu quo est intenable, il faut agir […]
Météo en Seine-Maritime : enfin la chaleur !
Du soleil, de la chaleur… et quelques tendances orageuses : c’est le menu météo pour vendredi 6 juin 2014 et pour le week-end en Seine-Maritime. Prévisions…
Les commémorations du Débarquement de Normandie sur écran géant à Rouen
Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir accéder aux plages du Débarquement le 6 juin 2014 pourront suivre les commémorations sur écran géant, depuis l’Office de tourisme de Rouen.
Basket, Pro A : Diarra, heureux de revenir au Havre
Après les départs de Graham Brown et Fabien Paschal, Le Havre enregistre sa première signature avec Nianta Diarra. Pitard et Invernizzi attendent pour décider de leur avenir…
AGENDA DU WEEK-END
Les rendez-vous du week-end Du samedi 7, dimanche 8, et Lundi 9 juin 2014 Retrouvez les matchs de vos équipes préférées dans l’AGENDA du week-end, si votre rencontre ou organisation a été omise, n’hésitez pas à nous contacter! merci http://braysports.fr/contact/ Football: Samedi […]
DLXXIV.
Il s’agit d’être à l’heure. Toujours et en toutes circonstances. Ma vieille tocante, acquise il y a plus de quarante ans, a rendu l’âme. Irréparable. Enfin, paraît-il. Et puis usée, verre rayé, aiguilles bancales. Le bracelet n’en parlons pas. Ce crocodile ne vaut pas mieux que ceux du musée. A force, n’est-ce pas. Ma chère montre venait de chez Richard. Rue Grand-Pont autrefois, mais ça n’existe plus. Bref, un vieil achat. Comme on disait : une folie ! Oui, du temps où j’avais les moyens d’en faire. Ou l’envie. Ce qui m’a passé. Toujours est-il que : être à l’heure et l’avoir, il le faut.
Comment et pourquoi, me voici en quête d’une montre neuve. A presque quatre-vingts trois ans ! Qui prétend que le temps des folies est passé ? Léone, arbitre du bon goût et du raisonnable achat, m’accompagne. Il paraît que je deviens dépensier et que l’argent file. Admettons et reconnaissons que j’ai désormais besoin d’un chaperon. La vieillesse rend conciliant.
Bon Rouennais, je m’attarde à regarder les vitrines de Lepage, puis de Milliaud. On est donc susceptible, ici, d’acheter des montres à 12.000 euros ! C’est que j’ai vu de mieux, de l’extérieur toutefois. Et quand je dis mieux, je m’entends. De temps à autre, il faut redescendre sur terre. Voyons d’autres boutiques. Notez que c’est vite fait. Ces montres s’assemblent et se ressemblent. Toutes, elles donnent l’heure exacte. Ce qui suffit. Du moins, pour le moment.
Adieu splendeurs d’antan. Oui, les illusions sont perdues. Pour preuve, nous voici chez Maty, rue du Gros-Horloge. La classe à pas cher. Les vendeuses y sont à l’image des montres : grandes, minces, habillées de noir. Cheveux tirés, perchées sur de hauts talons, elles vous jaugent d’un œil professionnel. Clients ? Oui. Bon ou mauvais ? Moyen plus. Lui, vieux, mais avec de l’allure de reste. Elle, plus jeune, et black. Du fric ? Faut voir. Tout ça, d’un coup d’œil ou deux, le temps que vous passiez le seuil. A l’intérieur, l’ambiance est claire et lumineuse. Mais ça l’était déjà dehors. Les montres nous sont présentées. Je m’en désintéresse assez vite.
Au vrai, Léone discute, argumente et s’amuse à jouer l’épouse distinguée. La vendeuse abonde. Il ne faut pas un tour de trotteuse pour qu’on m’ignore à temps complet. Elles comparent, tranchent et décident. Me voici pourvu d’une Bering, marque danoise, dont le design est inspiré par la beauté des paysages arctiques. Pour 199 euros, avouez que c’est donné. Et garantie pour trois ans ! Dans trois ans, je serai mort, chère madame. Oh, monsieur, ne dites pas ça !
N’empêche, il est 15h47. Il faut que ça se sache. Joie et mélancolie des achats. Un mélange où la seconde (sans jeu de mots) domine. Au carrefour, j’aurais aimé être plus riche. Pas pour la montre, non. Comme on dit d’un air modeste : elle est bien. Non, pour avoir l’air. Etre dans le décor. Tenir un rôle meilleur. Pour Léone et pour moi. Mais comment expliquer cela ? Bof, ce sera pour une autre fois.
D-Day : comment circuler, quels axes sont interdits .
5 et 6 juin : les restrictions de circulation aux abords des lieux de commémorations du D-Day. Ou comment trouver une solution pour circuler quand même.
Les abeilles s’invitent à l’école
Récemment, la région a lancé un appel à projets auprès des lycées, pour installer des ruches dans les établissements.
Les déplacements à Rouen : efficacité et pragmatisme financier
Conseil municipal du 6 juin 2014 Motion d’urgence Les déplacements à Rouen : efficacité et pragmatisme financier Dans le cadre du nouveau tracé de la liaison A13-A28, une concertation vient d’être ouverte….
Angela Merkel rencontre Vladimir Poutine, avant les cérémonies du Débarquement
En marge des cérémonies du D-Day, vendredi 6 juin 2014, Angela Merkel doit rencontrer Vladimir Poutine. L’entrevue aura lieu dans les salons du Normandy Barrière à Deauville.
Rouen : les avocats en colère devant le Palais de Justice
Le barreau de Rouen a commencé une grève ce jeudi 5 juin au matin. Il s’est réuni devant le Palais de Justice pour dénoncer la faible indemnisation des avocats dans le cadre de l’aide juridictionnelle. Ils appellent à la grève totale des audiences.
[Vidéo] L’ex-otage Pierre Torres évoque la Syrie, avec ses photos
Ex-otage en Syrie, Pierre Torres est venu commenter ses photographies exposées sur les grilles de l’Hôtel du Département de Seine-Maritime, aux côtés de son ami Félix Poyer.
Foot : L’US Luneray va faire appel…
L’US Luneray n’a pas fini meilleur deuxième de DHR, mais les dirigeants du club pensent faire appel devant la Fédération française de football.
Retours vers le futur.
Un poids lourd en panne sur l’A86 à Thiais : circulation difficile sur 13 km
Un poids lourd en panne sur l’A86 à Thiais : circulation difficile sur 13 km
Découvrez la nouvelle présentation de mon blog
Vous pouvez découvrir mon nouveau blog à cette adresse : http://dominiquegambier.fr/
L’équipe première du GAC football retrouve l’excellence
L’équipe première du GAC football jouera la saison prochaine en championnat excellence et la réserve en troisième division. Les U 18 terminent premiers de leur groupe.
SPLENDEUR de l’EVIDENCE NORMANDE: une belle infographie parue dans Ouest France
L’évidence normande débarque dans les pages ligéro-bretonne du quotidien Ouest France: c’était hier, le 4 juin 2014, à la page 3 mais surtout à la page 6 de l’édition caennaise de Ouest-France avec une page quasi intégrale (comme les plages le jour du DDay) conquise de haute lutte par Xavier Oriot, le journaliste de la rédaction caennaise de OF qui rend compte de la matière normande depuis des années: qu’il soit salué cordialement ici !
http://www.ouest-france.fr/fusion-des-regions-une-grande-normandie-de-33-millions-dhabitants-2595521
La Normandie réunifiée comptera 3,3 millions d’habitants. Plus de 1,8 million d’habitants venant de la Haute Normandie, près d’1,5 million de la Basse-Normandie.
C’est aussi en Haute Normandie que se trouve le département comptant le plus d’habitants : 1 276 908 Seinomarins. L’Orne avec ses 290 891 habitants est le plus petit et le plus rural des cinq départements normands.
Rouen, plus grande communauté d’agglomération
La plus grande communauté d’agglomération, qui devrait obtenir le statut de métropole en 2015, est Rouen qui s’étend jusqu’à Elbeuf et Austreberthe (Crea). Elle compte 494 000 habitants dans 71 communes. Suivent Caen-la-Mer, et ses 241 000 habitants pour 35 communes et la Communauté d’agglomération du Havre (Codah) : 238 000 habitants pour 17 communes.
LIRE AUSSI : Quelle capitale pour la Normandie réunifiée ?
Un PIB de 86 milliards d’euros
Le Produit intérieur brut (PIB) de la Haute-Normandie s’élevait en 2012 à 49 milliards d’euros (14e région de la France métropolitaine), celui de la Basse-Normandie, 36 milliards, pointait au 19e rang sur 22. Ensemble le PIB atteindra plus 86 milliards d’euros et fera de la nouvelle Normandie unifiée la dixième des quatorze régions françaises.
Ressemblances, différences
Les deux sœurs siamoises ont de profondes différences. Si elles sont toutes les deux agricoles, la Haute Normandie est plus industrialisée depuis le XIXe siècle avec des unités plus importantes dans les métaux, la construction, les activités portuaires ou la pétrochimie au Havre et dans la vallée de Seine… Certaines industries comme l’automobile et les chantiers navals ont été secouées par des restructurations économiques.
À l’opposé la Basse Normandie n’est pas seulement agricole comme on le croit. Après la fermeture de la Société métallurgique de Normandie (SMN) il y a vingt ans, Tréfimétaux, Moulinex, les arsenaux… il reste peu de grandes unités industrielles mais des PME et TPE disséminées dans le milieu rural. À côté l’automobile, l’industrie électrique et électronique se sont développées dans les années soixante.
L’agroalimentaire est important en Basse Normandie avec le puissant groupe Agrial et des coopératives comme Isigny Sainte-Mère qui vend son lait pour bébé en Chine. La recherche s’y est développée notamment dans la médecine nucléaire pour traiter les cancers. Caen est dans ce domaine au rang de villes européennes deux à quatre fois plus importantes.
Des économies complémentaires
Les économies de deux Normandie sont complémentaires. Industrie d’un côté, agriculture de l’autre. La grande Normandie va devenir la troisième région française pour l’aéronautique derrière le Midi-Pyrénées et l’Île de France. Avec les grands groupes (Thalès, Safran…) en Haute Normandie et un tissu de PME performant en Basse.
Dans les convergences, il y a encore la façade maritime avec 610 km de côtes du Mont Saint-Michel au Tréport : 470 km en Basse Normandie et 140 en Haute Normandie. Avec, au cœur de la baie de Seine de Cherbourg à Dieppe, Le Havre, porte maritime de la France et de l’Europe.
Les deux Normandie se sont lancées toutes les deux mais séparément dans les énergies marines renouvelables avec des projets d’usines à Cherbourg et au Havre pour monter les mâts et pales d’éoliennes offshore des champs au large de Courseulles en Basse-Normandie et du Tréport en Haute Normandie. Les consortia étaient différents : Alstom-EDF en Basse Normandie et Areva-GDF au Havre.
Une grande région touristique
La Normandie est aussi une région très touristique du Mont Saint-Michel qui accueille quelque 2,5 millions de visiteurs par an dont 10 % de Japonais aux Falaises d’Étretat, les boucles de la Seine, Honfleur… en passant par les plages du Débarquement candidates pour figurer au patrimoine mondial de l’Unesco.
Enfin la culture avait aussi anticipé ce rapprochement. Le festival Normandie impressionniste en 2010 et 2015 sur les deux régions a attiré près de 2 millions de visiteurs. Le prochain est programmé en juin 2016… dans une seule Normandie.
Commentaire de Florestan:
Malgré tout, il y a encore une erreur d’appréciation dans cette infographie: la population donnée pour Caen Rouen et Le Havre est celle des communes centres d’agglomération respectives alors que ce sont les agglomérations qui vont compter:
ROUEN: 595 000 habitants
LE HAVRE: 350 000 habitants
CAEN: 225 000 habitants
Sur la même page était à lire un article sur nos deux présidents de région désormais normands (on sait bien que l’un l’était avant l’autre…) :
On pouvait lire aussi le témoignage de grands acteurs régionaux qui se préparaient déjà depuis longtemps à l’évidence de l’unité normande :
Enfin, on pouvait lire une excellente mise au point proposée par le géographe universitaire caennais Pascal Buléon sur le potentiel d’une Normandie en tant que grande région maritime:
Vanessa défend sur M6 la « Plus belle région de France »
C’est une exploitation agricole du pays de Bray qui contribuera à représenter la Haute-Normandie pour l’émission TV « La plus belle région de France » qui sera diffusée jeudi 5 juin sur M6.Et plus précisément, la ferme du Mont au Bec d’Haussez. Vanessa, installée depuis 2010, y travaille avec son frère. « Nous avons été prévenus par les Défis […]
Cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement: avez-vous votre AUSWEISS ?
A l’instar de la colère de la population brésilienne à la veille de l’organisation de la coupe du Monde de football, les populations normandes directement concernées par l’organisation des cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement sont quelque peu agacées par l’ampleur du dispositif policier, de sécurité et par la mise en place d’une véritable zone interdite littorale toute la journée du 6 juin 2014 entre Isigny à l’Ouest et Ouistreham à l’Est avec le périphérique de Caen fermé au Nord et à l’Ouest quasiment toute la journée, avec des routes interdites à la circulation dans la « ZCR » (pour Zone de Circulation Régulée) et des écoles qui restent ouvertes et des entreprises qui doivent continuer de travailler car le préfet de région de Basse-Normandie n’a pas cru bon octroyer un jour férié en Normandie pour commémorer la mémoire des victimes civiles normandes et les héros libérateurs du 6 juin 1944.
La réponse de la préfecture du Calvados est plutôt consternante quand elle rappelle qu’il fallait veiller à l’accueil et à la circulation de 28000 invités avec plus de… 6000 militaires ou policiers. Faut-il, par exemple, casser les oreilles des Caennais ou des habitants de Bénouville avec de gros hélicoptères militaires en station quasi permanente? Fallait-il interdire toute sortie en mer pour les pêcheurs entre Isigny et Ouistreham? Au risque de rappeler les mauvais souvenirs de la zone interdite littorale de l’occupant nazi chassé de la terre normande par les héros de l’opération Overlord il y a 70 ans: les crânes d’oeuf de la préfecture du Calvados ne savent, visiblement pas ce qu’un symbole peut signifier !
Commémorations du 70e anniversaire du D-Day: la galère des riverains
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- Publié le 04/06/2014 à 14:48
La zone de circulation régulée, destinée à « acheminer à temps et dans de bonnes conditions 28.000 invités », concerne 145 communes qui s’étendent de Ouistreham au département de la Manche. Un « chamboulement » qui met les entreprises et les salariés sur les dents.
Si les commémorations du 70e anniversaire du D-Day soulèvent l’enthousiasme de toute une région, elles font aussi monter la grogne de nombreux riverains. Le dispositif de circulation très restreinte prévu pour le 6 juin dans tout le département entrave les déplacements des travailleurs, malgré la mise en place de laissez-passer pour eux et pour les résidents. « C’est bien beau les hommages et les frais au gratin mais pas au détriment du boulot des gens qui ne peuvent pas se permettre de chômer en ces temps de crise », rage Henri, entrepreneur de la région.
La ZCR (zone de circulation régulée) concerne 145 communes qui s’étendent d’Ouistreham au département de la Manche. Un périmètre dans lequel certains axes seront totalement fermés de 6 heures à 18 heures, 14h30 pour d’autres. Comme la N13 et la 4 voies Caen-Ouistreham ou encore le périphérique nord, entre la porte de Bretagne et la porte de Paris, qui sera fermé dans les deux sens. Quant aux aéroports de Carpiquet et de Deauville, ils seront fermés à tout vol commercial. Camions de plus 7,5 tonnes, engins agricoles mais aussi bateaux au large des sites choisis sont également interdits de séjour dans le Calvados le jour J. Enfin, les transports en commun seront maintenus mais « forcément impactés », concède la préfecture du Calvados, à Caen. Idem pour les transports scolaires dont «des perturbations sont à prévoir». La gare routière de Caen, elle, sera même déplacée.
5500 gendarmes, 2000 policiers et 500 militaires
« Démesuré » pour certains, le dispositif a un objectif: « acheminer à temps et dans de bonnes conditions 28.000 invités », rappelle le sous-préfet de Bayeux, Benoît Lemaire, en charge de ce dispositif. Outre les questions de sécurité liées à la présence de nombreux chefs d’État et personnalités, les autorités veulent surtout éviter un accident de la route qui compliquerait très vite la circulation. Les événements vont mobiliser pas moins de 5500 gendarmes, 2000 policiers et 500 militaires, indique la préfecture.
Le « chamboulement » met les entreprises et les salariés sur les dents, témoigne Christian, commercial dans la région. « Leurs impératifs ne s’arrêtent pas avec les cérémonies, peste-t-il. Le chiffre d’affaires d’une journée, les rendez-vous avec la clientèle, ça compte pour tout le mois! » Pour Chantal, dans l’entreprise familiale de livraison de fioul, « c’est la galère! ». Le transport des produits dangereux est particulièrement proscrit par le dispositif. Toutes les livraisons du 6 juin ont donc été « gelées ». Benjamin, lui, a pu s’organiser: il fera du télétravail ce jour-là. Informaticien, il habite près de Caen mais travaille à Saint-Lô, à une soixantaine de kilomètres. « Pour moi, c’est un moindre mal, dit-il, mais c’est un vrai souci pour beaucoup d’autres qui ne peuvent pas avoir cette souplesse. Il faut se dire que c’est un dispositif exceptionnel, qui apportera peut-être un bénéfice à terme pour l’image de la région », positive-t-il.
Lire aussi:
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/05/01016-20140605ARTFIG00101-70e-anniversaire-du-d-day-les-normands-se-sentent-exclus-de-la-fete.php
70e anniversaire du D-Day : les Normands se sentent exclus de la fête
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- Par Judith Duportail
- Mis à jour le 05/06/2014 à 11:44
REPORTAGE – Le préfet de Basse-Normandie a clairement déconseillé aux habitants de venir assister aux cérémonies officielles du 70e anniversaire du débarquement.
Envoyée spéciale
«C’est marrant, j’ai l’impression de vivre en zone occupée, alors qu’ils étaient nos libérateurs. Partout dans les rues il y a des soldats. Devant l’école de ma fille, il y a même un campement d’Anglais», sourit Cécile, jeune trentenaire normande. Impossible en effet de se promener dans les rues de Caen ce jeudi sans croiser un escadron militaire, une jeep, ou qu’un soldat américain ou britannique vous salue d’un «hello» retentissant. Une atmosphère curieuse qui amuserait les habitants si elle n’était pas accompagnée d’une foule de désagréments. Pour les habitants de Caen, Ouistreham et alentours, les commémorations du 70e anniversaire du débarquement sont plutôt synonymes de galère. Avant l’arrivée des convois officiels, les routes sont déjà surchargées dans les zones où la circulation est autorisée. Vendredi, les embouteillages promettent d’être mémorables: le convoi de Barack Obama et de ses collaborateurs occupe à lui seul trois kilomètres de route.
«Comme si on faisait une grande fête chez vous sans vous inviter»
Un habitant de Ouistreham
Mais il y a plus que la galère, que les Normands réputés flegmatiques et taiseux comme leurs voisins d’en face Britanniques prennent avec philosophie. Il y a le sentiment d’être exclus. «C’est comme si on faisait une grand fête chez vous sans vous inviter», résume Jérôme, sous le soleil, devant l’église de Ouistreham. Très peu sont en effet conviés aux cérémonies officielles, et le préfet de Basse-Normandie leur a carrément déconseillé d’y venir. Pour ceux qui tenteraient quand même d’y assister, la préfecture a distribué des dépliants informatifs. Il y est notamment indiqué de «prendre un bon petit déjeuner, car manger un sandwich dans un cimetière ne sera pas apprécié», raconte Yvette, bientôt 70 ans et autant de temps passé en Normandie. «Ils nous prennent pour des rustres? Qui va s’imaginer ramener son sandwich au camembert pendant une commémoration?» Patrick se souvient que les cérémonies du 40e anniversaire du débarquement étaient elles nettement plus populaires. «La foule défilait dans les rues de Caen, même la reine était venue à la rencontre de la population.» S’ils ne sont pas conviés à la fête, il convient de rappeler que les habitants ne sont pas complètement oubliés. François Hollande doit prononcer vendredi matin à Caen un discours pour rendre hommage aux 20.000 victimes civiles normandes, mortes lors des batailles qui ont suivi le débarquement. C’est la première fois qu’un hommage aussi explicite leur est rendu lors d’une commémoration.
Commentaire de Florestan:
Beaucoup de Caennais et de Normands resteront chez eux le 6 juin 2014 parce qu’ils n’ont pas eu le temps, ni l’envie ou les moyens d’aller à la mairie ou la préfecture à des horaires parfois peu adaptés un « ausweiss » pour circuler dans ladite ZCR. Ne parlons même pas des précieuses invitations pour assister aux cérémonies qui sont distribuées aux amis des amis de Monsieur le Maire ou de Madame la députée: cet entre soi aussi ridicule que mesquin en vient même à décourager les héros encore les héros survivants. Ainsi, cet ancien du commando Kieffer qui a débarqué à Ouistreham témoigne pudiquement de son amertume:
70e D-Day. Le 6 juin 1944, le commando Kieffer fonçait sous les balles
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Yves Meudal (1er à gauche) fut l’un des 177 Français du commando Kieffer ayant participé au Débarquement, le 6 juin 1944, en Normandie. | Crédit photo : DR
Ancien commando Kieffer, dont il est l’unique survivant originaire des Côtes-d’Armor, le Pleubiannais raconte le Débarquement, tel qu’il l’a vécu, à Sword Beach.
Témoignage
Il y a 70 ans, les 177 commandos Kieffer étaient les seuls Français à participer au Débarquement, le 6 juin, sur la plage de Ouistreham, nommée, pour l’opération Overlord du D-Day, Sword beach. « Quand on a 20 ans et que son pays est occupé, on veut se battre, tout simplement », explique Yves Meudal, Pleubiannais de 91 ans aujourd’hui.Marin novice depuis l’âge de 14 ans, il profite d’une escale de son cargo à Dakar, en 1942, pour embarquer sur un autre navire et rejoindre l’Angleterre. Dans les Forces françaises libres, il est volontaire pour les commandos mis sur pied par Philippe Kieffer, capitaine de corvette alsacien.
« Nous étions quatre des Côtes-du-Nord, comme l’on disait à l’époque. Il y avait avec moi Yves Quintric, un autre Pleubiannais, lui aussi marin de commerce et qui avait rejoint Londres par l’Amérique et le Canada. Nous avons été surpris de nous retrouver. Lui, avait le matricule 58 et moi le 59, se souvient le vétéran. Il y avait aussi Yves Guillou, de Ploubazlanec, qui a vécu aussi neuf ans à Pleubian avant son décès, et Robert Le Rigoleur, de Châtelaudren. Malheureusement je suis le dernier survivant. »
Le Jour J
L’entraînement en Écosse était très dur, beaucoup renonçaient. « Nous étions consignés à Southampton depuis huit jours. On se doutait bien que le moment tant attendu arriverait, mais nos officiers nous avaient juste informés qu’il allait y avoir de la casse et que beaucoup ne reviendraient pas, se souvient Yves Meudal. Nos cartes étaient muettes. Pas une indication de nom de lieu. On savait juste qu’il nous fallait rejoindre les ruines d’une ancienne colonie de vacances, pour nous abriter. Nous étions avec des commandos britanniques, sous haut commandement anglais. Il y avait aussi des Polonais, des Belges et même des Allemands qui combattaient le nazisme. »Le 6 juin, à 6 h 45, il sautait des barges, redécouvrant la France : « Mais pas le temps de regarder le paysage ! Bien que surpris, les Allemands tiraient de partout et la plage était minée. On nous avait appris qu’il fallait suivre le fil blanc déroulé par les démineurs, mais on n’a pas eu le temps d’attendre. Sous les balles, on a foncé, traversé les 400 m de sable à découvert et on s’est regroupé dans la ruine prévue. Sauf cinq ou six camarades déjà tués sur la plage. Puis, durant 3 heures de combats acharnés, nous avons nettoyé Ouistreham, dont le casino, pris à 9 h 30, grâce à l’aide d’un char Sherman réquisitionné par le commandant Kieffer. »Dans l’après-midi, les hommes du commando rejoignaient les rives de l’Orne, et le célèbre pont de Bénouville, Pegasus bridge, tenu depuis la nuit par les Royal marines, aéroportés en planeurs. Au soir de cette journée, dix commandos avaient été tués et 31 blessés, dont le commandant Kieffer.
Les premiers Français
« À Ouistreham tout le monde se terrait et il fallait se méfier des snipers. Pas le temps de discuter. Ce n’est que le soir, à Amfreville, que nous avons pu souffler un peu. » Les Français qui les voyaient n’en croyaient pas leurs yeux. « Des Anglais ou des Américains, oui. Mais des Français qui débarquent, on n’aurait jamais cru ! », leur disaient-ils.
Ce n’est qu’en 2004 que la France a marqué sa reconnaissance à ces héros oubliés, en décernant la Légion d’honneur aux commandos encore en vie. Cette année, pour le 70e anniversaire, Yves Meudal ne sera pas à Ouistreham comme les autres fois. « Tout était réservé pour les officiels. Il n’y avait pas de place pour nous. On n’a jamais beaucoup compté », regrette-t-il, un peu amer, mais la mémoire emplie encore de tous ses souvenirs.
Sauvons l’Europe : « Nous accusons !
Je soumets à votre lecture ce billet très offensif de l’association « Sauvons l’Europe » « Le 25 mai 2014, l’Europe a vécu un jour historique. Pour la première fois, une élection démocratique à l’échelle du continent a eu lieu pour choisir le président de la Commission européenne et le mandat politique de cette dernière. …
Elbeuf : interpellés en flagrant délit
Lundi 2 juin, trois hommes ont été interpellés alors qu’ils étaient en plein trafic de stupéfiants à Elbeuf.
Les architectes ouvrent leurs portes
Demain et samedi, les cabinets d’architectes ouvriront leurs portes pour faire découvrir leur métier.
Cérémonies du Débarquement de Normandie : 5 500 gendarmes, 2 000 policiers
Sur fond de conflit ukrainien, entre menaces terroristes et affluence record, la sécurité est ultra-renforcée pour les cérémonies du Débarquement. 11 000 hommes sont sur le pont.
L’ombre de Tiananmen plane toujours
C’est une date qui, encore aujourd’hui, donne des sueurs froides aux hiérarques chinois. Le 4 juin 1989, le « printemps de Pékin », qui avait éclos sur la place Tiananmen quelques semaines auparavant, avec l’espoir de voir émerger une société réellement démocratique, était violemment maté par l’armée. Bilan : des centaines, voire des milliers de victimes. Vingt-cinq ans plus tard, les autorités imposent à la population une « amnésie collective » à propos de ces événements, toujours qualifiés, selon la rhétorique officielle, « d’émeutes contre-révolutionnaires ». Cette année, la répression est nettement plus active: plusieurs dizaines de militants des droits humains et d’intellectuels ont été assignés à résidence. Reflet d’une restriction patente des libertés individuelles, la censure idéologique imprime sa marque partout, dans la presse et sur Internet. Pour autant, certains dissidents refusent de se laisser intimider, à l’instar des membres de l’ONG Open Constitution Initiative (Gong men) ou du mouvement Weiquan. La contestation a changé de visage : hier, la « rébellion et la critique » tenaient le haut du pavé ; à présent, elle s’exprime par le rejet des « valeurs modernes », notamment du consumérisme. Le pouvoir chinois n’a pas le choix : s’il veut préserver le « miracle de la croissance », il ne peut séparer plus longtemps réforme économique et libéralisation politique. L’écrivain Ma Jian veut croire que le « courage » des héritiers de Tiananmen – goutte d’eau dans un océan de 1,3 milliard de citoyens – tirera la jeunesse de son « apathie ». Depuis 1989, le Parti communiste s’est montré étonnamment habile pour gérer une série de crises. Mais il devra l’être davantage s’il veut se maintenir au pouvoir encore vingt-cinq ans.
Sept accidents en dix ans sur le passage à niveau de Pavilly, près de Rouen
La 7e édition de la Journée nationale de sécurité routière aux passages à niveau s’est tenue, pour la Normandie, à Pavilly, près de Rouen, mardi 3 juin 2014. Explications.
Le CGT poursuit sa campagne sur le coût du capital

Le CGT poursuit sa campagne sur le coût du capital Le CGT lance une campagne sur le coût du capital Pierric Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, lance la campagne sur le coût du capital et crée un point d’indice permettant d’évaluer le poids, de plus en plus lourd, des dépenses des[…]
[Vidéo] La Haute-Normandie à l’honneur sur M6, jeudi 5 juin 2014
La nouvelle émission de M6 destinée à élire la plus belle région de France fait escale en Haute-Normandie, jeudi 5 juin 2014. Partez à la découverte des trésors de la région.


