Commemoration du 70eme anniversaire du Debarquement des troupes alliees en Normandie

La Normandie et ses plages ont accueilli la commémoration du 70ème anniversaire du Débarquement des troupes alliées qui marqua le début de l’opération Overlord et de la libération de l’Europe. En présence de plus de 7 000 personnes, dix-neuf chefs d’État et de gouvernement étaient réunis ce vendredi après-midi à Ouistreham pour assister à la cérémonie officielle internationale à l’invitation du Président de la République.

Sur cette plage, Sword, où débarquèrent 29 000 soldats britanniques et les 177 Français libres du commando Kieffer le 6 juin 1944 à 7 heures du matin, des centaines de vétérans avaient pris place dans les tribunes. Face à la tribune officielle, dix-huit d’entre eux. Dans le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté le Jour J et durant la bataille de Normandie, à la mémoire de ceux qui nous ont quittés à mesure que passent les années, nous avons ressenti un immense, un intense sentiment de reconnaissance et d’admiration, et à la mémoire de toutes les victimes du nazisme, nous avons ressenti une profonde émotion. La liberté et la paix ont été les mots et le sens de cette cérémonie.

L’hommage aux libérateurs se mesure dès le chemin parcouru pour rejoindre Caen, sur les routes et dans les rues pavoisées des drapeaux des alliés. Oui, la reconnaissance est immense. Le 6 juin 1944 ne fut pas seulement le jour le plus long, ce fut un jour où s’est décidé l’avenir de l’humanité : le 6 juin est « un jour où le souvenir des morts oblige les vivants », a dit François Hollande.

À l’aube, le 6 juin 1944, les troupes américaines, britanniques, canadiennes et des autres contingents étrangers ont débarqué sur les plages normandes rebaptisées Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. Dans leur avion ou dans leur barge, plus de 130 000 soldats, jeunes le plus souvent, âgés de 20 ans, un peu plus, un peu moins, se jetaient dans l’eau, sous le feu des batteries ennemies. Dans la nuit du 5 au 6, peu après minuit, les avions alliés avaient commencé à les bombarder. Le début des parachutages s’était enclenché afin de bloquer les routes et les ponts. Au soir du D-Day, beaucoup avaient perdu la vie : les milliers de croix blanches des grands cimetières qui longent les lieux de la bataille et le sol normand en sont le témoignage poignant, vibrant, bouleversant, tel le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, situé au-dessus de la plage d’Omaha et où les Présidents Hollande et Obama s’étaient rendus un peu plus tôt dans la journée.

La scénographie sur la plage restitua l’histoire en quatre actes : celle de l’Europe occupée, du Jour le plus long, du chemin vers la victoire, enfin des chemins de la paix avec les Nations unies et la construction européenne. Dans son discours, le chef de l’Etat déclara : « les soldats venus de la mer avaient réussi l’essentiel. L’essentiel, c’était de mettre le pied sur la terre de France et le 6 juin ils avaient commencé à libérer la France. Et comme le soleil se couchait sur ce jour le plus long, un espoir lumineux se levait sur l’Europe asservie. Sur ces plages de Normandie s’étend le souvenir d’un affrontement acharné, incertain, décisif. Sur ces plages de Normandie, plages paisibles, flotte encore l’âme des combattants qui ont donné leur vie pour délivrer l’Europe. Sur ces plages tranquilles, souffle quel que soit le temps qui passe, quel que soit le climat des saisons un seul vent, le vent de la liberté. Il souffle encore aujourd’hui. »

Dans un entretien à Paris-Normandie lundi dernier, l’historien Olivier Wieviorka, auteur d’Histoire du Débarquement en Normandie, relevait que « pour la première fois, les victimes civiles seront pleinement intégrées dans le processus commémoratif » : elles furent près de 20 000, essentiellement victimes des bombardements, durant les quelque quatre-vingt jours qui séparèrent le débarquement et la libération de Paris. C’est pour leur rendre hommage que les cérémonies officielles se sont ouvertes ce matin par l’hommage national au Mémorial de Caen.

Nous souvenir des combattants de la liberté, honorer leur dévouement et leur bravoure, assurer la transmission de l’histoire aux jeunes générations, rappeler que l’Europe a permis de forger la paix, ce sont des missions essentielles. C’est pourquoi, avec d’autres collègues parlementaires, j’ai participé à la cérémonie internationale à Ouistreham. C’est le sens de la résolution votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 6 mai dernier exprimant la gratitude de la nation à l’égard des forces armées alliées qui ont livré la bataille de Normandie et soutenant l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco des plages du Débarquement. Une résolution similaire a été votée par le Congrès américain voici quelques jours.

Dans son discours, le Président Hollande a dit la reconnaissance de la République française : « Merci d’avoir été là un été 44, merci d’être toujours là le 6 juin 2014 et vous serez toujours, là, ici, présents par votre esprit sur ces plages du Débarquement ». « Cette grande épopée nous rappelle une vérité simple, a-t-il ajouté. La liberté est toujours un combat. Elle n’est jamais acquise. Toujours des femmes et des hommes doivent se lever pour la défendre, pour la conquérir ».

Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 2Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 3Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 6Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 8Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 5Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 4Commémoration du 70eme anniversaire du Débarquement 7

Articles créés 282

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut