Les ex-Petroplus exigent la prise en considération de l’offre présentée par le Suisse Terrae

(fil-fax 11/06/14)

Les ex-Petroplus, du moins une partie d’entre-eux, ne désarment toujours pas : Une quarantaine de personnes ont répondu mardi midi à leur appel à manifester pour réclamer avec eux l’annulation de la cession du site de Petit-Couronne au dépollueur Valgo et à Bolloré Energies. Ils s’étaient rassemblés sur le parvis du Théatre des arts à Rouen non loin du tribunal de commerce qui devait examiner dans l’après-midi leur appel. Aucun élu ne s’est présenté au rassemblement malgré l’appel préalable de la CGT qui souhaitait les voir non seulement présents mais ceints de leurs écharpes tricolores. Etaient présents essentiellement des membres des unions locales CGT de Quevilly et d’Elbeuf et de l’Union départementale de Seine-Maritime.

La CGT s’oppose au démantèlement du site et milite pour sa reprise par le suisse Terrae international appuyé sur l’Etat nigerian pour la fourniture du brut. « Nous ne sommes pas seuls. Pour la première fois nous sommes suivis à la fois par la Fédération des industries chimiques CGT et par le repreneur Terrae », s’est félicité sur place Jean-Luc Brouté, ex-secrétaire du syndicat CGT de Petroplus. Selon ce syndicaliste, Terrae qui aurait envoyé un dossier « complet » au tribunal de commerce promet plus de 300M€ d’investissements. Il dit ne pas ne comprendre « le coupable  silence radio » du Gouvernement sur le sujet. Le 30 mai dernier une délégation des ex Petroplus accompagnée du repreneur Terrae s’est rendue à Bercy au ministère du redressement productif. « On a dit au repreneur : n’achetez ni Petroplus ni Berre, attendez, il y aura bientôt d’autres fermetures de raffineries », se désole Jean-Luc Brouté.

Les syndicalistes estiment que l’enjeu dépasse le simple cas de Petit-Couronne. Ils assurent que la création à Petit-Couronne d’un dépôt pétrolier par Bolloré menacerait la raffinerie ExxonMobil de Port-Jérome à un moment où Total envisagerait « clairement » , selon eux, la fermeture de deux raffineries en France. « Nous sommes le domino qui empêche le plan de casse du raffinage en France », assure Jean-Luc Brouté.

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