(fil-fax 20/06/14)
La Haute-Normandie comptait à peine 90 exploitations converties dans l’agriculture biologique en 2007. Leur nombre a explosé depuis pour atteindre les 208, en 2013, selon l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique. Mais les louanges s’arrêtent là : la région reste à la traine dans ce domaine avec une piteuse dernière place en France juste après la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais. Et les 7.600 hectares cultivés en bio ou en conversion ne représentent que 1,0% de la surface agricole utile (SAU) de la région !
La Basse-Normandie moins dominée que sa voisine par les grandes exploitations céréalières tournées vers l’export s’en sort mieux, en particulier grâce à l’Orne. Elle compte 854 exploitations bio contre 460 en 2007 et occupe le 10ème rang français dans ce domaine avec 47.600 hectares, soit 4,0% de sa SAU. Ce chiffre correspond à la moyenne nationale (3,9%).
Même unies, les deux régions normandes, ne comptent que 55.100 hectares convertis au bio soit 2,8 % de leur SAU, loin derrière Paca (15,2%), Languedoc-Roussillon (11,1%), Rhône-Alpes (6,7%) et la Corse (6,1%). Entre 2012 et 2013, les surfaces bio ont toutefois cru plus rapidement en Normandie (+11%) qu’en France (+9%). Mais ce rythme reste trop faible pour permettre un réel rattrapage.
En Basse comme en Haute Normandie, l’orientation des exploitations bio reflète les productions traditionnelles de ces régions : élevage bovin pour le lait et la viande, céréales, maraîchage et fruits en particulier pommes à cidre. Mais le bio fait aussi son chemin dans des activités plus anecdotiques : élevage de brebis, de chèvres, de porcs, de poules pondeuses ou d’abeilles mais aussi culture de légumes secs ou de plantes à parfum aromatiques et médicinales. Les exploitations restent de taille modeste, de l’ordre de 52 hectares contre 40 pour l’ensemble de la France.