# 10 – Jean-Pierre Pinaud – Le temps des cerises Pour cette 27e semaine de l’année, nous continuons de changer un peu les règles du…
Rouen : trois fétardes, éméchées, insultent un riverain et s’en prennent aux policiers
De fait, un riverain s’est rapidement manifesté en venant cogner à la vitre du véhicule. Il leur a gentiment demandé de baisser la musique d’un cran ou d’aller ailleurs. Les jeunes fêtardes, n’appréciant pas visiblement cette intrusion, n’ont alors pas hésité à envoyer se faire voir ce « mauvais coucheur » qui a eu droit à tous les noms d’oiseaux. Le ton est monté bien haut, mais il s’est limité au verbe.
Par dépit, le riverain a appelé police-secours. A leur arrivée, les fonctionnaires ont eu droit eux-aussi aux insultes. L’un d’eux a même pris un coup lui occasionnant un hématome sans gravité. Finalement, force est restée à la loi : les agresseuses âgées de 24, 25 et 26 ans, originaires de l’agglomération rouennaise, ont été ramenées à l’hôtel de police et placées en cellule de dégrisement avant de faire l’objet d’une procédure pour tapage nocturne.
Il roulait sans permis, près de Rouen : la police lui confisque son 4×4
Un conducteur a été interpellé au volant de sa voiture samedi 28 juin 2014 , malgré l’annulation de son permis de conduire. Récidiviste, il a été placé en garde à vue. Explications
Louis Minus XVI – KinderGarten
Jeune groupe en vue de la scène Noise, Louis Minus XVI avait sorti il y a quelques années un premier album Birds and Bats, remarqué par les spécialistes du genre. Avec ses deux saxophonistes, l’explosif Adrien Douliez à l’alto et le ténor Jean-Baptiste […]
MARATHON TERROIR BRAYON 2014
Edition 2014 Jouniaux et Jacques s’imposent Dimanche 29 juin 2014, s’est déroulé le marathon du terroir Brayon à Forges les eaux. Deux courses étaient proposées aux coureurs (un semi et un marathon). Au total 348 athlètes ont bravé la météo […]
Ivres, à Rouen, trois jeunes femmes insultent et frappent un policier
Trois jeunes femmes ont été interpellées à Rouen, dimanche 29 juin 2014, après une altercation, qui a dégénéré. Visiblement ivre, l’une des femmes a frappé un policier. Précisions.
Seine-Maritime. Collision avec une voiture : un motard tué, dans le pays de Caux
Un accident impliquant une voiture et une moto a eu lieu dimanche 29 juin 2014 à Ocqueville, dans le pays de Caux, à 17h. Le motard est décédé des suites de ses blessures.
Normandie : une Américaine se fait voler une bague à 250 000 dollars
Des malfaiteurs déguisés en Zorro ont fait irruption dans un hôtel de luxe à Honfleur, samedi 28 juin 2014 et ont volé une bague à 250 000 dollars à une touriste américaine.
Un motard trouve la mort dans une collision près de Cany-Barville
Selon les premières constatations, recoupée avec les témoignages d’automobilistes, le motard aurait été surpris par une voiture qui tournait à gauche par rapport à son sens de circulation (Fontaine-le-Dun – Cany-Barville). Le pilote de l’engin voyant qu’il ne pouvait éviter l’obstacle a couché sa moto qui est partie comme lui en glissade sur la route. Il a percuté alors violemment le pare-chocs de la voiture, tandis que l’engin est passé à côté.
Coincée sous le véhicule, la victime, originaire d’Angiens, n’a pas survécu à ses blessures. Fortement choqué, le conducteur de la voiture a été pris en charge par les sapeurs-spompiers.
La RD70 a été coupée dans les deux sens de circulation, afin de permettre aux secours d’intervenir en toute sécurité. Une enquête a été ouverte par les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Valery-en-Caux afin de déterminer les circonstances de la collision et la responsabilité des mis en cause.
- Le motard perd le contrôle de son engin et percute un camion à Saint-Aubin-le-Cauf
- Seine-Maritime : un homme de 32 ans se tue à scooter, dans le pays de Bray
- Accident inexplicable : un motard se tue en percutant un camion qui tournait
- Un motard de 52 ans tué dans une collision à Ecalles-Alix en Seine-Maritime
- Mort d’un motard aux Andelys : le conducteur du tracteur déféré au palais de justice d’Evreux
- Un jeune motard tué dans une collision dans la vallée d’Eure
Sur les Hauts de Rouen, ivre, il menaçait de sauter par la fenêtre du 3e étage
Quelques instants plus tôt, la famille d’un jeune homme âgé de 20 ans, avait appelé police-secours expliquant que ce dernier, venant de rentrer au domicile familial complètement ivre, hurlait dans l’appartement et menaçait de sauter par la fenêtre au troisième étage. Lorsque les secours sont arrivés sur place, ils ont pu constater que le jeune homme s’était finalement endormi… La décision a quand même été prise de le transporter à l’hôpital afin de vérifier son état de santé.
Près de Rouen, il conduisait avec un permis annulé : son 4×4 Mercedes est confisqué
Samedi, la chance a souri à ces mêmes policiers. En mission de surveillance, route de Dieppe à Maromme, le hasard a voulu que le véhicule recherché croise leur route vers 17 heures. Reconnaissant le Mercedes mais aussi le conducteur, la patrouille a cette folis réussi à l’intercepter. L’homme au volant, âgé de 34 ans et domicilié à Malaunay, a toutefois été bien en peine de présenter son permis de conduire, pour la bonne et simple raison qu’il a été annulé par décision de justice.
Placé en garde à vue, l’automobiliste a fait l’objet d’une procédure pour conduite malgré une annulation judiciaire de son permis. Comme l’autorise maintenant la loi, les policiers lui ont notifié la confiscation administrative de son véhicule, qui a été emmené à la fourrière, en attendant une décision de justice.
The Voice : Elodie et Maximilien, deux des finalistes, de passage à Rouen
Mercredi 2 juillet 2014, le Zénith de Rouen accueille le dernier spectacle de la saison : The Voice. Elodie et Maximilien, deux des finalistes étaient à Rouen, mardi 24 juin 2014.
Des malfaiteurs déguisés en Zorro font main basse sur une bague de 250 000$ à Honfleur
C’est le site de l’hebdomadaire Le Point qui raconte cet extraordinaire fait divers. Les individus – ils étaient au moins trois – avaient probablement repéré préalablement leur cible, un riche couple de retraités américains qui séjournait à la Ferme Saint-Siméon, un relais-château cinq étoiles niché sur les hauteurs de Honfleur. Selon un scénario bien réfléchi, les voleurs ont d’abord coupé l’électricité, avant de pénétrer dans l’appartement des touristes et de les asperger de gaz lacrymogène pour les neutraliser. Les malfaiteurs ont ensuite coupé la bague que l’Américaine portait au doigt et ont pris la fuite sans être inquiétés.
Selon toute vraisemblance, d’après les investigations de la police judiciaire de Caen, chargée de l’enquête, « le couple de retraités aurait été suivi depuis Deauville », rapporte notre confrère du Point.
EN DIRECT DES STADES
Dimanche 29 juin 2014 Finales district Vallée 10h00 : FINALE DE LA COUPE SENIORS DU DIMANCHE MATIN F.C. BRACQUEMONT-COPAINS 2–4 A.S.C. TOUSSAINT 15 HEURES 30 : FINALE DE LA COUPE JEAN MERAULT A.S. BROTONNE-LA MAILLERAYE (B) 0–1 E.S. GERPONVILLE/VALMONT 17 […]
Vidéo : le reportage de France 3 sur Colette Cornot
Il y a quelques jours, nous consacrions un article à Colette Cornot, habitante de Ferrières-en-Bray qui a remporté récemment un titre de championne du monde de force athlétique et battu, par la même occasion son propre record du monde.
France 3 Haute Normandie a consacré un reportage à la championne brayonne. Retrouvez le dans la vidéo […]
« Le Blues parlé du syndicat », de François Béranger – Paroles

« Le Blues parlé du syndicat », de François Béranger – Paroles Blues du syndicat ( Vidéo )François Beranger sur WAT.tv sélectionnée dans Musique Le Blues parlé du syndicat Album « participe présent » 1978, Paroles et musique: Woodie Guthrie, Adaptation: François Béranger Les paroles: 1er couplet[…]
Pour bien coopérer avec la Bretagne, il faut réunifier la Normandie !
Un proverbe anglais dit que les bonnes barrières font les bons voisins. Mais quand un voisin est tellement sûr de lui-même au point d’en devenir dominateur, la coopération nécessaire et indispensable qu’il faut avoir avec son voisin se termine en tribulation malheureuse avec les cornes du cocu en guise de trophée !
« Méfitez! Méfitez co ! Méfitez toujou! »
Des siècles de droit normand où le principe d’intérêt individuel était au coeur des pratiques juridiques et sociales normandes, ont rendu légendaire la méfiance des Normands. Mais la méfiance n’est jamais placée là où il le faudrait… On ne pourrait se méfier de tout ! D’où l’importance accordée en Normandie à l’examen préalable parfois long, très long, de son intérêt individuel avant la « paumée ». La célèbre indécision du « ptêt ben qu’oui, ptêt ben qu’non » est l’équivalent normand de l’actuel délai hebdomadaire pour exercer son droit de rétractation avant de s’engager définitivement…
Sur le motif du Normand matois et méfiant, Guy de Maupassant a brodé ses contes les plus cruels pour l’âme humaine lorsque la méfiance s’exerce durement contre les siens et ses proches…
Ainsi, évoquant une époque méfiante et matoise où les élus Bas-normands étaient daubés par des élus plus Hautains que Normands, notre ami Yves LOIR, président de l’association Union pour la Région Normande, nous propose un conte cruel et normand digne de ceux de Maupassant…
Il était une fois, l’histoire édifiante d’une coopération ratée entre l’arrogante Bretagne et la petite Basse-Normandie dans le domaine de l’économie maritime, faute de pouvoir créer entre Normands, le premier pôle de compétitivté d’économie maritime en France.
Souhaitons que la perspective prochaine de l’unité normande permettra de donner une fin heureuse à cette histoire navrante: il arrive que certains contes de Maupassant se terminent bien !

http://www.pole-mer-bretagne-atlantique.com/

http://chgt.permis-gratuit.fr/335647-Diplome-du-cocu-magnifique
LA BASSE –NORMANDIE DANS LE POLE MER BRETAGNE : PARTENARIAT OU SATELLISATION ?
Analyse du bilan de quatre années de coopération entre la Bretagne et la Basse-Normandie par Yves LOIR,
Président de l’UNION pour la REGION NORMANDE.
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LES POLES DE COMPETITIVITE
Les Pôles de compétitivité –crées en 2004 par le Gouvernement français- sont constitués de la combinaison sur un territoire donné, d’entreprises, d’unités de recherche et de centre de formation oeuvrant autour d’un marché, d’un domaine technologique ou d’une filière, engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets communs à caractère innovant et visant à disposer de la masse critique pour atteindre si possible une lisibilité internationale.
Depuis 2004, 71 Pôles de compétitivité ont été labellisés par les différents gouvernements. L’intérêt pour une région de disposer de tels structures sur son territoire est évident car celles-ci sont étroitement associées à leur potentiel de croissance économique à moyen ou long terme.
En Normandie (haute et basse) un certain nombre de ces Pôles ont vu le jour. Certains ont leur siège dans l’une des deux régions normandes (c’est le cas du pole T.E.S –transactions électroniques sécurisées-basé à Caen) ou Novalog (Le Havre) d’autres intègrent les deux régions normandes ( Movéo ). Une seule région ne pouvant exceller dans tous les domaines, il n’est pas anormal pour elle d’engager avec une ou plusieurs autres régions un ou des partenariats dans tel ou tel secteur.
Pour que de tels partenariats soient mutuellement bénéfiques, un certain nombre de conditions doivent être respectées. La première d’entre elles consiste à ce qu’un certain équilibre entre les régions concernées doit préluder à l’engagement d’un partenariat.
L’existence de deux régions normandes séparées est évidemment sur ce plan un facteur lourdement handicapant dans la mesure où ni la haute ni la basse Normandie ne « font le poids » prises séparément dans un partenariat avec une région périphérique à la Normandie.
Résultante inévitable de ce déséquilibre entre les différents acteurs concernés et étroitement liée à celui-ci, la structure de la gouvernance du partenariat mis en place entrainera d’une façon non moins inéluctable une dépendance ou même une « satellisation » de la région normande concernée avec, comme conséquence, une participation marginale aux retombées positives du pôle tandis que la région « dominante » en retire, elle, un profit maximum pour ne pas dire exclusif.
Une illustration de ce cas de figure est fournie par l’intégration de la basse Normandie dans le Pôle Mer Bretagne.
2010 –LAURENT BEAUVAIS INTEGRE LA BASSE-NORMANDIE DANS LE POLE MER- BRETAGNE:
Le 27 septembre 2010 dans les locaux de l’Institut National des Techniques de la Mer (INTECHMER) de Cherbourg, devant un aréopage nombreux et choisi composé de spécialistes de la mer bas-normands, d’élus et de personnalités diverses, le Président de la Région Basse-Normandie Laurent Beauvais annonçait l’intégration de la Basse-Normandie dans le Pôle de Compétitivité « Pôle Mer Bretagne ».
Pour ménager les susceptibilités bas-normandes, le terme « intégration » n’était pas prononcé, M. Beauvais utilisant, en ce qui le concernait, les termes de « partenariat » ou d’ « association » l’avenir de celle-ci étant évoqué sous les couleurs les plus prometteuses :
« Ce partenariat –affirmait M. Beauvais –est un choix stratégique (…) L’ouverture du Pôle Mer Bretagne à notre région est une formidable opportunité de développement économique ; avec plus de 300 adhérents ,il fait preuve d’un dynamisme qui ,j’en suis certain ,permettra de faire émerger des projets collaboratifs innovants pour la Basse-Normandie et qui profiteront à tous les acteurs économiques »
Le Président du Pôle Mer Bretagne Hervé Moulinier, quant à lui, renchérissait sur ces propos en déclarant :
«En nous étendant vers la Basse-Normandie nous voulons construire un partenariat gagnant-gagnant »
Ainsi, au moment de la signature de la Convention liant la Basse-Normandie au Pôle Mer Bretagne l’accent était mis par MM. Beauvais et Moulinier sur le caractère mutuellement bénéfique de celle-ci pour les deux parties. Le choix des termes « partenariat » et « association » employés par M. Beauvais pouvaient laisser entendre un équilibre au moins relatif dans la gouvernance et les retombées du Pôle. Qu’en est-il quatre ans après ?
QUATRE ANS D’INTEGRATION DE LA BASSE-NORMANDIE DANS LE POLE MER BRETAGNE : QUEL BILAN ?
LA GOUVERNANCE DU POLE MER:
Avant d’examiner le bilan de quatre ans d’intégration de la Basse-Normandie dans le Pôle Mer Bretagne, il convient de rappeler très brièvement l’organisation et le fonctionnement d’un pôle de compétitivité.
Comme cela a été dit précédemment, un tel pôle se structure autour des trois éléments de base que sont l’entreprise, une ou des unités de recherche et des organismes de formation auxquels sont associés des collectivités locales (région; départements etc…). Un système de gouvernance regroupant les différents partenaires est mis en place.
Une des finalités majeures de celui-ci est d’identifier parmi les propositions et projets présentés par les différents acteurs ceux qui revêtent un fort caractère innovant donc porteur de croissance pour un territoire déterminé.
La promotion et le développement de tels projets passe par leur « labellisation » par le pôle. Celle-ci, à son tour, va constituer une des conditions incontournables de leur financement qui peut être d’origine européenne ( FEDER par exemple…), gouvernementale ( via le F.U.I – Fonds unique interministériel …) ou régionale et locale (collectivités territoriales –entreprises).
Le rôle stratégique de la structure de gouvernance du pôle étant ainsi souligné, il convient de s’interroger, concernant le pôle mer Bretagne, sur la composition de celle-ci et d’examiner dans quelle mesure la partie bas-normande y est éventuellement représentée, cette implication dans la gouvernance étant garante, au moins en partie et à priori, de retombées positives du pôle pour notre région.
LA GOUVERNANCE DU POLE MER BRETAGNE :
Elle comprend :
– Un Conseil d’administration de 18 membres répartis en 4 collèges ( Collège 1-Grands groupes industriels –Collège 2– PME –Collège 3-Universités et grandes Ecoles- Centres de Formation et de recherche –Collège 4 –Organisations professionnelles –Structures de développement économique dans le domaine de l’innovation.)
Sans aucune exception, les 18 membres du Conseil d’administration sont bretons ou représentent des structures implantées en Bretagne.
–Un Bureau composé d’un Président (actuellement Dominique Sennedot –DCNS –Brest ) d’un Sécretaire d’un Trésorier et de 3 Vice-Présidents – Les membres du Bureau représentent en intégralité des structures (notamment groupes industriels) fixées en Bretagne.
–Une Equipe d’Ingéniérie et d’Animation qui, sous l’impulsion d’un directeur anime les 6 Commissions thématiques suivantes : Thème 1 -Sécurité et Sûreté maritime- Thème 2– Naval et Nautisme –Thème 3 –Ressources énergétiques marines- Thème 4 –Ressources biologiques marines – Thème 5 –Environnement et Aménagement du littoral –Thème 6 – Infrastructures portuaires et transport maritime-
Les 23 responsables de ces équipes sont tous issus de structures implantées en Bretagne (Groupes industriels – Organismes de recherche et de Formation…)
Ces trois structures qui représentent le cœur du système de gouvernance du Pôle Mer Bretagne totalisant 47 membres sont donc tous bretons ou représentants de structures implantées en Bretagne.
Aucun représentant de la Basse-Normandie ne figure dans les instances décisionnaires du Pôle Mer qui viennent d’être rappelées !
On voit, à la lumière de ce premier constat, que le « partenariat » ou « l’association » vantée par M. Beauvais en 2010 consiste surtout en un partenariat entre Bretons sur le plan de la Gouvernance du Pôle.
Ces instances, rappelons-le, ont compétence pour « labelliser » les projets innovants présentés par les membres du pôle ( Entreprises, Structures de Recherche…); cette labellisation étant un préalable à leur financement en particulier celui d’origine extérieure ( F.U.I – Fonds européens).
Les retombées potentielles d’un pôle en termes d’activité économique et d’emploi sont en grande partie conditionnées par le nombre de projets qui ont été labellisés sur son territoire.
LES RETOMBEES DU POLE MER BRETAGNE – LES LABELLISATIONS:
Périodiquement, le Pôle Mer Bretagne publie sous la forme d’un « Tableau de bord » la liste cumulative des projets labellisés (avec pour chacun d’entre eux, un certain nombre d’informations : indication du porteur de projet – partenaires – financement …)
La 4ème édition de ce « Tableau de bord » (2013) vient de paraître . Extrayons en un certain nombre d’informations :
– 184 « projets collaboratifs innovants » ont été labellisés par le Pôle Mer Bretagne représentant un montant d’investissements de 625 millions d’euros.
– 18 formations maritimes ont été également labellisées ce qui constitue pour elles, bien entendu, un facteur de valorisation important.
– 11 projets structurants ont été sélectionnés par le pôle dans le cadre du « Programme des Investissements d’avenir » initié par le Gouvernement. Ces projets représentent un budget total de 500 millions d’euros.
Pour déterminer si un certain équilibre a été respecté concernant les retombées du Pôle pour les deux « partenaires », procédons à une ventilation de ces retombées selon la localisation territoriale de celles-ci :
– Sur les 184 projets collaboratifs innovants 5 ont pour porteur de projet un acteur bas-normand
– Sur les 18 formations maritimes ayant fait l’objet d’une labellisation, une seule est bas-normande
– Enfin, sur les 11 projets s’inscrivant dans le « Programme des Investissements d’avenir » aucun n’est bas-normand
Même si l’on introduit quelques éléments pondérateurs dans la comparaison afin qu’elle soit rigoureuse, on est contraints de constater un déséquilibre massif concernant les retombées du pôle au détriment de la Basse Normandie.
Deux hypothèses peuvent être avancées pour tenter d’en expliquer l’origine :
Faible potentiel bas –normand dans le domaine des activités liées à la mer par rapport à la Bretagne (en particulier dans le secteur de la recherche-innovation et de la formation, éléments essentiels d’un pôle) ayant pour conséquence logique, une moindre implication dans les activités du Pôle Mer et donc, à ses retombées.
Influence de la composition du système de gouvernance du pôle ( 100% de responsables bretons ou de représentants de structures implantées en Bretagne ) incitant à un « favoritisme » délibéré en faveur d’une labellisation des projets issus de cette région. Ce facteur étant combiné à une « passivité » caractérisée de la région basse Normandie pour modifier cet état de chose.
Pour examiner si ces hypothèses sont étayées, nous disposons, entre autres, de deux documents du CESER de Basse-Normandie datés du 13 Décembre 2010.
Le premier, sous la forme d’un rapport, fait le point sur le potentiel de recherche et formation dans les activités liées à la mer en Basse-Normandie et s’intitule « La mer et le littoral en Basse-Normandie : Recherche, Enseignement supérieur et Innovation ». Le second consiste en un « Avis » du CESER sur la même thématique.
LES CAPACITES ET POTENTIALITES MARITIMES BAS NORMANDES:
Il est impossible de faire une synthèse réduite du « rapport » du CESER tant il est dense et volumineux (237 pages). On se contentera d’en citer quelques extraits significatifs :
« Avec ses 470 kilomètres de côtes, la Basse-Normandie fait partie des principales régions maritimes françaises. Elle en tire d’ailleurs, un bénéfice non négligeable du fait des nombreuses activités économiques générées par la mer et le littoral comme la pêche ( 3ème rang national en volume et 2ème en valeur), la conchyliculture ( 2ème place au niveau national ), le trafic transmanche ou encore le tourisme. Par ailleurs, les activités liées à la construction navale et à la plaisance ont donné lieu à la création d’une filière nautique en région et des perspectives prometteuses s’expriment à travers le développement des énergies maritimes renouvelables (EMR) ».
Complétons ce premier tableau général, concernant les EMR, en indiquant que les «perspectives prometteuses» évoquées en 2010, commencent à devenir réalité sous nos yeux actuellement : projet bien avancé du champ d’éoliennes de Courseulles, implantation en cours à Cherbourg d’une usine de fabrication d’éoliennes, accession de DCNS –Cherbourg au rang de leader européen, sinon mondial, dans l’hydrolien à proximité du Raz Blanchard, premier site européen en terme de puissance potentielle dans ce type d’énergie.
Ajoutons, concernant DCNS-Cherbourg naturellement, le rappel de son cœur de métier, à savoir, la construction de SNA-« Barracuda » (Sous-marins nucléaires d’attaque) de nouvelle génération se situant au sommet de la technologie mondiale dans ce secteur. Toujours concernant Cherbourg, mentionnons également le chantier naval CMN (Constructions mécaniques de Normandie) qui, au-delà de la construction navale, s’implique aussi dans l’hydrolien.
Bref, que ce soit au niveau des activités maritimes « lourdes » telles qu’elles viennent d’être évoquées que celles liées à la pêche, à la conchyliculture, au nautisme, au portuaire, la Basse Normandie dispose d’un tissu d’entreprises remarquable.
Qu’en est-il des deux autres éléments constitutifs d’un Pôle de compétitivité : la recherche et la formation dans le domaine maritime en Basse-Normandie ? Là encore, les indications fournies par le Rapport du CESER et l’ « Avis » qui lui est complémentaire, sont impressionnantes. Extrayons-en quelques passages :
«Prenant son origine à la fin du XIXème siècle avec, notamment, la création de la station marine de l’Université de Caen en 1881, la Basse-Normandie compte depuis longtemps, parmi les territoires français où la recherche maritime et littorale est la plus développée. La présence de structures de recherches fondamentales et finalisées, de lieux dédiés et de plates formes à l’interface entre recherches et secteurs professionnels concernés, apparaît comme un atout fort mais encore insuffisamment valorisé». (« Avis » p .1 )
Un passage important du rapport du CESER (pages 19 à 77 ) fait, quant à lui, l’énumération des structures de recherche bas-normandes directement ou indirectement concernées par la problématique « Mer et Littoral », énumération qu’il est impossible de reproduire tant elle est longue et détaillée. Même remarque concernant les formations supérieures portant sur la mer et le littoral en Basse-Normandie ( pages 78 à 90 du rapport)
En résumé, la description des activités et des potentialités liées à la mer et au littoral en Basse-Normandie telles qu’elles ressortent des documents publiés par le CESER, atteste d’une région puissamment ancrée dans ce secteur économique, que ce soit sous l’angle des entreprises, de la recherche ou des formations supérieures, éléments constitutifs, répétons le, des pôles de compétitivité.
L’argument selon lequel le faible poids, quantitatif et qualitatif, de la Basse-Normandie dans les activités maritimes expliquerait le nombre dérisoire de projets labellisés à son profit dans le Pôle Mer Bretagne ne saurait donc résister à un examen objectif des faits même si on introduit, répétons le, des éléments pondérateurs dans la comparaison avec la Bretagne.
Il est évident, dans ces conditions, que la deuxième hypothèse évoquée précédemment expliquant les faibles retombées positives pour la Basse Normandie du Pôle mer breton doit être retenue .
La domination sans partage de la Bretagne sur la gouvernance de celui-ci l’incite « naturellement » à privilégier ses intérêts, notamment en matière de projets labellisés au détriment du « partenaire-satellite » bas-normand.
Cette situation ne semble pas préoccuper M. Beauvais qui semble la considérer avec fatalisme. Il existait -il existe aujourd’hui – pourtant, une solution alternative à la satellisation de la Basse-Normandie dans le Pôle Mer Bretagne.
Cette solution qui comporte plusieurs volets, a été exposée et préconisée dans l’ « Avis » du CESER du 13 Décembre 2010 qui avait anticipé la situation actuelle.
POLE MER BRETAGNE : LES VOIES ALTERNATIVES A LA SATELLISATION POUR LA BASSE NORMANDIE
Le CESER examinant la situation résultant de l’intégration de la Basse-Normandie dans le Pôle Mer Bretagne projetée par M. Beauvais dés le début de l’année 2010 et formalisée en septembre de cette même année, avait pris acte du déséquilibre fondamental au détriment de la région bas-normande du « partenariat » tel qu’il se dessinait si rien n’était fait pour y remédier.
Aussi, avait- il proposé quelques pistes pour corriger le handicap induit par ce déséquilibre. Extrayons de l’ « Avis » du CESER quelques unes de ces pistes :
« Le premier des objectifs est de fédérer l’ensemble des acteurs bas-normands sur la base du triptyque recherche –formations- acteurs professionnels et institutionnels (…) Une organisation souple régionale (club ou cluster) fédérant les différentes structures concernées permettrait de peser fortement au sein du Pôle Mer et de porter des projets organisés concrets et ambitieux (…) » ( p.21 )
Dans la logique de cette préconisation le CESER a proposé la création d’un « Institut de la Mer et du Littoral » bas- normand ayant cette finalité, proposition rejetée sèchement par M. Beauvais (« Ouest-France »- 15 Janvier 2011.)
Parmi les autres préconisations du CESER, la diversification des partenariats pour éviter un tête à tête exclusif avec la Bretagne:
« la recherche marine et littorale bas normande implique également d’autres partenariats interrégionaux avec la Haute–Normandie et d’autres régions spécialisées (Pôle AQUIMER du Nord- Pas de Calais) projet de Réseau nautique atlantique…Ces collaborations diversifiées imposent à la Basse-Normandie de faire le lien entre des actions conduites de manière complémentaire tout en affirmant et défendant ses propres compétences et programmes d’action » ( « Avis » -p.21)
On sait que cette voie de bon sens garante de la défense des intérêts bas normands n’a pas été retenue par M. Beauvais qui se contente pour la Basse-Normandie du statut de modeste sous- traitant de la Bretagne.
UNE AUTRE VOIE ALTERNATIVE A LA SATELLISATION:
Un des autres moyens de rééquilibrer d’une manière décisive au profit des deux régions normandes l’intégration dans le pôle mer Bretagne de la Basse-Normandie seule serait le regroupement de celles-ci dans un ensemble normand unifié.
En effet, une telle configuration aurait pour conséquence l’apport des activités maritimes haut- normandes dans le champ d’action du Pôle notamment dans le domaine portuaire ( avec les ports du Havre et de Rouen surclassant de très loin les ports bretons) et étant donné le nouveau rapport de forces qui en résulterait, serait de nature à infléchir le système de gouvernance du pôle mer dans une optique conforme aux intérêts normands. Précisons, par ailleurs, que Le Havre est le berceau du Pôle de compétitivité « Novalog » dédié à la logistique, démontrant la capacité d’innovation du port normand dans ce domaine particulier.
CONCLUSION:
En conclusion, la Mer et le Littoral qui sont une source considérable d’activité et d’emploi pour les deux régions normandes et qui offrent des possibilités de croissance très importantes portées en partie par les pôles de compétitivité, méritent mieux que le statut au rabais qui lui est réservé dans le cadre de « l’association » de la Basse-Normandie avec la Bretagne dans les conditions qui viennent d’être évoquées.
Une nouvelle perspective prenant en compte les intérêts des deux régions normandes doit voir le jour, s’appuyant largement sur les préconisations contenues dans l’ « Avis » du CESER de Basse-Normandie du 13 Décembre 2010.
Union pour la Région Normande – 2 Avenue de Courseulles -CAEN
Tel : 02 33 54 52 80 / 06 32 24 41 71- www.union-region-normande.com
[Vidéo] La construction du pont Mathilde à Rouen, en 1979
En septembre 2014, le pont Mathilde à Rouen, sera rouvert à la circulation, après une fermeture de près de deux ans. Mais vous souvenez-vous de la construction du pont, en 1979 ?
BRETAGNE / NORMANDIE: JE T’AIME MOI NON PLUS !!!
On ne peut pas concevoir un territoire régional en méprisant son histoire et sa géographie et s’il y a en France, deux belles et grandes régions à l’histoire prestigieuse et à la géographie évidente, c’est bien la Bretagne et la Normandie !
Sauf que, contre toute attente, alors que les Bretons font depuis des années un actif lobbying pour promouvoir la Bretagne et l’identité bretonne, alors que la revendication très active d’un régionalisme différentialiste breton a déjà obtenu toute une série d’avantages, à commencer par la gratuité des autoroutes accordée par Pompidou au CELIB (cercle d’études et de liaison des intérêts bretons), alors que sur le plan médiatique, politique et économique le lobby breton parait tout puissant (que l’on songe à l’Institut de Locarn, aux élus entrés dans les palais de la République d’une Bretagne qui a largement voté pour l’actuelle majorité présidentielle, voire au collectif des « Bonnets rouges » sur l’écotaxe ou l’agro-alimentaire), il faut faire le constat que sur la revendication historique et légitime de la REUNIFICATION de la Bretagne, le régionalisme breton est en échec !
La proposition gouvernementale pour une nouvelle carte régionale ignore la Bretagne réunifiée sur ses cinq départements et l’Etoile de Normandie ne peut que le déplorer par principe mais aussi par intérêt politique bien compris car il est à craindre que la Normandie enfin réunifiée d’abord pour des raisons historiques et morales (la reconnaissance tardive du sacrifice des Normands pour notre Liberté commune et la renaissance de la souveraineté française il y a 70 ans) ne soit la SEULE véritable région dans une réforme qui ignore et méprise l’histoire et la géographie: la Normandie ne doit donc pas être une exception, toutes les autres régions françaises ont droit à la reconnaissance de leur histoire et de leur géographie…
A moins de considérer que le régionalisme continue d’être l’épouvantail d’un pouvoir central parisien et jacobin, que l’identité régionale bretonne fasse plus peur ou qu’elle agace plus par certaines de ses outrecuidances, parfois complètement stupides, que les autres identités régionales en France.
La Bretagne est donc en échec et pour les régionalistes Normands que nous sommes, ce n’est pas une bonne nouvelle !
Il faut donc un sursaut moral et qualitatif dans la réflexion régionaliste notamment en Bretagne pour en finir avec certaines outrances inutiles qui risquent de transformer les régionalistes bretons en « idiots utiles » du jacobinisme centralisateur français qui n’a jamais accepté l’idée de région et qui ne l’acceptera jamais !
L’actuelle réforme territoriale imposée par la volonté du chef de l’Etat à des élus locaux par essence conservateurs et à la haute fonction publique foncièrement jacobine est donc une OPPORTUNITE HISTORIQUE qu’il ne faut pas laisser passer ni gâcher !
Les régionalistes de toutes les régions françaises sont donc invités à faire preuve de lucidité, de sang-froid, d’intelligence et de… solidarité !
SUCCES de la manifestation pour l’unité de la Bretagne à Nantes ce 28 juin 2014:
Des milliers de personnes défilent de nouveau à Nantes pour une Bretagne « réunifiée »
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 28.06.2014 à 17h45 • Mis à jour le 28.06.2014 à 21h33
Plusieurs milliers de personnes de tous bords ont manifesté samedi après-midi 28 juin à Nantes pour une BRETAGNE « réunifiée » avec un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, une option écartée dans le projet de réforme territoriale du gouvernement.
« Il s’agit de refuser le statu quo, et de dire non à la fusion de la Bretagne et des Pays de la Loire », a expliqué Jean-François Le Bihan, président de Bretagne réunie, l’une des associations organisatrices. Le cortège, qui s’est mis en mouvement vers 16 heures, rassemblait 8 450 personnes selon la police et 15 000 personnes selon le compte twiter de 44=Breizh.
Derrière une grande banderole portant le mot « Réunification », une pancarte arborait un photomontage de François HOLLANDE avec les moustaches du maréchal Pétain, qui signa le décret séparant la Loire-Atlantique de la Bretagne en 1941, sous-titré : « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. »
Le défilé regroupait des militants de tous bords, des écologistes d’EELV à l’UMP et du PS à l’UDI, en passant par l’Union démocratique bretonne, le Parti breton et le collectif des Bonnets rouges. Parmi les manifestants figuraient les députés François de Rugy (EE-LV), Thierry Benoit (UDI) et Marc Le Fur (UMP), ainsi que le maire de Carhaix (Finistère), Christian Troadec, figure du mouvement des« Bonnets rouges ».
Le mouvement des « Bonnets rouges » a annoncé en fin d’après-midi que quatre de ses membres avaient été arrêtés pour avoir jeté des oeufs et de la farine sur la maison de l’ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
« LA DÉMOCRATIE DOIT REPRENDRE LE PAS SUR LA TECHNOCRATIE »
Les manifestants, qui réclament le rattachement de la seule Loire-Atlantique à la Bretagne, s’opposent au statu quo qui verrait les régions Bretagne et Pays de la Loire inchangées, proposé par l’actuel projet de réforme territoriale, ainsi qu’aux souhaits de fusion des deux régions émis par plusieurs responsables des Pays de la Loire.
« La démocratie doit reprendre le pas sur la technocratie », a déclaré le député EELV de Loire-Atlantique, François de Rugy. Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor, a pour sa part dénoncé une « carte jacobine qui nie les réalités ».
Le 19 avril, une précédente manifestation à Nantes pour la réunification de la Bretagne avait rassemblé entre 5 500 et 10 000 personnes, selon la police et les organisateurs.
Mercredi, plusieurs personnalités bretonnes, dont Alan Stivell et l’écrivain Yann Queffélec, étaient déjà venues défendre à l’Assemblée nationale le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Vendredi, le conseil régional de Bretagne a réaffirmé, lors d’un vœu, son « ambition » d’une Loire-Atlantique en Bretagne.
L’ETOILE de NORMANDIE soutient donc sans réserves la légitime revendication de l’UNITE BRETONNE puisque nous avons obtenu, dans cette réforme en cours, l’UNITE NORMANDE…
Sauf que les NORMANDS aimeraient bien que certains Bretons, à commencer par la ministre d’Etat Marylise LEBRANCHU, nous fichent enfin la paix avec le Mont Saint Michel qui est géographiquement et historiquement NORMAND !!!
Il est ainsi scandaleux qu’il soit encore proposé de donner la Manche et la Mayenne aux Bretons pour les consoler ne pas pouvoir obtenir l’unité bretonne: cette proposition est méprisante tant pour les Normands, les Manceaux que pour les Bretons !

Lire ci-après, une analyse des différences d’approche entre régionalisme breton et normand avec leurs conséquences politiques, analyse proposée par Didier PATTE président du Mouvement Normand:

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