La cyber censure nous concerne tous

Fait de société : Reporters sans Frontières

L’ère des mercenaires numériques : la cyber censure

Bloggeurs, Bloggeuses férus d’information, ne lâchons rien. Nous ne sommes pas journalistes, mais nous l’avons
vu lors du printemps arabes, que les blogs donnaient des infos véridiques et non édulcorés par les diverses propagandes. Mes frères et sœurs de plume, continuons à faire notre job, souvent en
bénévoles. Il n’en demeure pas moins que nos écris ont autant de valeurs informatives que les grands journaux que nous  retrouvons dans nos maisons de la presse.

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« “ Mon ordinateur avait été arrêté avant moi”. C’est le constat lucide d’un activiste syrien arrêté et torturé par le régime de Bachar al-Assad. Pris dans les filets de la surveillance
en ligne, Karim Taymour explique à un journaliste de Bloomberg [1] s’être vu présenter lors de son interrogatoire une pile de plus de 1000 pages détaillant ses conversations électroniques et ses
fichiers échangés sur Skype. Ses bourreaux savaient manifestement autant de lui que s’ils s’étaient trouvés dans sa chambre, ou plutôt dans son ordinateur.


La surveillance en ligne représente un danger grandissant pour les journalistes, blogueurs, citoyens-journalistes et défenseurs des droits de l’homme. En 2011, Wikileaks rendait publics les
Spyfiles, des documents qui montrent l’étendue du marché de la surveillance et le poids financier qu’il représente (plus de 5 milliards de dollars), ainsi que la sophistication des produits
proposés.


La surveillance traditionnelle n’a pas du tout disparu. Des policiers continuent de rôder près des cybercafés en Erythrée, les dissidents vietnamiens sont suivis et parfois pris à partie par des
policiers en civil, le cyber-dissident chinois Hu Jia et son épouse Zeng Jinyang ont dû supporter des policiers stationnés en permanence au bas de leur immeuble pendant des mois. Les mises sur
écoutes téléphoniques des journalistes trop curieux ont grandement facilité le travail des services de renseignement. Mais aujourd’hui, les possibilités offertes par la surveillance en ligne
élargissent le champ des possibles pour les gouvernements.


L’édition 2013 du rapport sur les Ennemis d’Internet traite de la surveillance, au sens de l’activité de veille destinée à contrôler les voix dissidentes et la diffusion d’informations sensibles,
une activité instrumentalisée pour conforter les pouvoirs en place et prévenir toute déstabilisation potentielle.


Le 12 Mars, Journée mondiale contre la cyber censure, une première liste de 5 “Etats ennemis d’Internet” est rendue publique. Elle recense des Etats engagés dans une surveillance active,
intrusive, des acteurs de l’information, permettant de graves violations de la liberté de l’information et des  droits de l’homme. Il s’agit de la Syrie, de la Chine, de l’Iran, du Bahreïn
et du Vietnam.


Une liste de 5 “Entreprises ennemies d’Internet”, autrement dit de “mercenaires de l’ère digitale”, est également publiée. Gamma, Trovicor, Hacking Team, Amesys et Blue Coat ont été sélectionnées
pour ce recensement non exhaustif, appelé à s’allonger dans les prochains mois. Leurs produits ont été ou sont utilisés par les autorités pour commettre des violations des droits de l’homme et de
la liberté de l’information. A l’instant même où ces entreprises ont entrepris de commercer avec des régimes autoritaires, elles ne pouvaient ignorer que leurs produits pourraient être utilisés
pour surveiller des journalistes, dissidents ou net-citoyens. Lorsque ces produits de surveillance numérique ont été vendus à un régime autoritaire par un intermédiaire sans que la société
éditrice n’en soit informée, l’incapacité de celle-ci à tracer les ventes et exportations de ses propres logiciels est révélatrice de l’absence de prise en compte par ces entreprises du risque
d’utilisation détournée de leurs technologies et de la vulnérabilité des défenseurs des droits de l’homme.


Des enquêtes menées par Bloomberg, le Wall Street Journal, et les chercheurs du Citizen Lab de l’Université de Toronto ont révélé que des technologies de surveillance utilisées contre des
dissidents et militants des droits de l’homme dans des pays comme l’Egypte, le Bahreïn et la Libye provenaient d’entreprises occidentales. Deux types de produits fournis par les entreprises sont
épinglées dans ce rapport : du matériel d’écoute à grande échelle pour surveiller le réseau dans son ensemble, des logiciels espions (spyware) et autres dispositifs permettant de mettre en place
une surveillance ciblée.


Ces logiciels espions sont utilisés pour espionner le contenu d’autres disques durs, récupérer des mots de passe, accéder au contenu de messageries électroniques ou espionner des communications
de VOIP. Ils peuvent être installés directement sur les ordinateurs ou via le réseau Internet par l’intermédiaire de fausses mises-à-jour ou de pièces jointes dans un e-mail sans que
l’utilisateur ne s’en aperçoive. L’usage civil de ce genre de programme est limité. Certains fabricants fournissent directement des acteurs étatiques tels que les services secrets et les services
de sécurité ; d’autres n’hésitent pas à faire publicité de leurs capacités à surveiller et traquer les opposants politiques. Dans les régimes autoritaires, ce système est utilisé pour espionner
les journalistes et leurs sources afin d’éradiquer la liberté d’information.


Un double emploi peut être fait de certaines technologies ; utilisées à des fins légitimes de lutte contre le cyber crime, elles se transforment en redoutables outils de censure et de
surveillance contre les défenseurs des droits de l’homme et les acteurs de l’information lorsqu’elles sont utilisées par des régimes autoritaires. Le manque d’encadrement du commerce de ces
‘armes digitales’ permet à des gouvernements autoritaires d’identifier des (citoyens-) journalistes pour s’en prendre à eux.


Reporters sans frontières demande la mise en place d’un contrôle de l’exportation de technologies et matériel de surveillance vers des pays qui bafouent les droits fondamentaux. Une telle
démarche ne saurait être laissée au secteur privé. Le législateur doit intervenir. L’Union européenne et les Etats-Unis ont interdit l’exportation de technologies de surveillance vers l’Iran et
la Syrie. Une décision louable qui ne saurait rester un acte isolé. Les gouvernements européens doivent adopter une approche harmonisée pour contrôler l’exportation des technologies de
surveillance.  L’administration Obama doit également adopter ce type de législation, tel le Global Online Freedom Act (GOFA).


Des négociations entre gouvernements avaient pourtant déjà eu lieu, se soldant par l’arrangement de Wassenaar conclu en juillet 1996, qui vise à promouvoir « la transparence et une plus grande
responsabilité dans les transferts d’armes et de biens à double usage afin de prévenir les accumulations déstabilisantes ». Il regroupe aujourd’hui 41 pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume
Uni et les États-Unis.


Les démocraties semblent céder progressivement aux sirènes de la surveillance nécessaire et de la cyber sécurité à tout prix. En témoigne la multiplication de projets et propositions de lois
potentiellement liberticides, permettant la mise en place d’une surveillance généralisée. FISAA et CISPA aux Etats-Unis, British Communications Data Bill au Royaume-Uni, Wetgeving bestrijding
cyber crime aux Pays-Bas, autant de textes qui sacrifient la liberté d’expression sur Internet sur l’autel de la lutte contre le cyber crime (pour plus d’informations, lire le chapitre “Tour
d’horizon de la cyber censure”). L’adoption par des régimes traditionnellement respectueux des droits de l’homme de ce type de législations liberticides donnerait des arguments aux dirigeants de
pays répressifs qui se dotent d’un arsenal législatif contre les voix critiques.


C’est le modèle d’Internet tel que conçu par ses fondateurs, espace d’échanges et de libertés, transcendant les frontières, qui est remis en cause par l’accélération de la cyber-censure et la
banalisation de la cyber-surveillance. D’autant qu’Internet fait les frais des luttes d’influence entre Etats. La généralisation de la surveillance est l’un des enjeux majeurs des acteurs qui se
battent pour contrôler la gouvernance du Net. Lors de la conférence mondiale des télécommunications de Dubaï en décembre 2012, la Chine a soutenu une proposition destinée à étendre de manière
drastique le contrôle de l’ITU sur Internet. La Chine avait l’appui de la Russie, de l’Arabie Saoudite, de l’Algérie et du Soudan pour remettre en cause entre autres le rôle de l’ICANN dans
l’attribution des noms de domaines et des plages d’adresse IP, la protection de “la sécurité physique et opérationnelle des réseaux”, l’utilisation du DPI dans les réseaux de nouvelle génération
[2].


L’équation est compliquée pour les acteurs de l’information, pris en étau entre d’une part le besoin de protection personnelle et de sécurité de leurs sources en ligne, et d’autre part la
nécessité de collecter et faire circuler l’information. La protection des sources ne relève plus seulement de l’éthique des journalistes, elle dépend de plus en plus de leur maîtrise de leur
ordinateur comme le note le spécialiste en cyber sécurité Chris Soghoian dans un éditorial publié dans le New York Times.


Avant de partir sur le terrain, s’il est soucieux de sa sécurité physique, le reporter de guerre se munit d’un casque et d’un gilet pare-balles. De même, tout journaliste devrait se munir d’un
“kit de survie numérique” dès qu’il stocke ou échange des informations sensibles en ligne, sur son ordinateur ou sur son téléphone portable. Ce kit, développé progressivement par Reporters sans
frontières sur le site WeFightCensorship, met en avant la nécessité de nettoyer ses documents des métadonnées souvent trop bavardes, explique comment utiliser le réseau Tor ou des réseaux privés
virtuels (VPN) pour anonymiser les communications, dispense des conseils pour sécuriser les communications et les données sur les terminaux mobiles etc..


Journalistes et net-citoyens doivent apprendre à mieux estimer les risques potentiels de surveillance et le type de données ou de communications à protéger afin de trouver la solution adaptée à
leur situation, et si possible simple d’utilisation. Face à la sophistication des moyens déployés par censeurs et services de renseignements, l’ingéniosité des acteurs de l’information et des
hacktivistes qui les épaulent est mise à rude épreuve. Mais de l’issue de leur bras de fer dépend l’avenir de la liberté d’informer. Un combat sans bombes, sans barreaux de prisons, sans encarts
blanchis dans les journaux, mais un combat où, si l’on n’y prend pas garde, les ennemis de la réalité et des vérités pourraient imposer une domination absolue.


Note : Le rapport 2013 sur les “Ennemis d’Internet” se distingue des précédents éditions : il ne prétend pas couvrir de manière exhaustive toutes les formes de cyber censure dans l’ensemble des
pays du monde, mais se concentre sur la thématique de la surveillance en ligne. Le rapport 2013 analyse de manière approfondie les activités des cinq États et cinq entreprises « leaders » dans ce
domaine, mais cette liste est loin d’être exclusive. Un État qui apparaissait dans la liste des « Ennemis d’Internet » en 2012 n’y apparait donc plus forcément en 2013, sans que cela ne signifie
une amélioration quelconque de l’état de la liberté de l’information. Retrouvez les autres développements marquants intervenus depuis un an dans notre Tour d’horizon de la cyber
censure.


Photo by RobH (Own work) [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons


[1] Lire l’article “Hackers in Damascus”


[2] Le sommet de l’UIT en décembre 2012 à Dubaï avait pour objectif d’uniformiser les normes et les standards utilisés sur le réseau Internet. L’une des normes proposée de la conférence était la
généralisation de l’installation des technologies de Deep Packet Inspection. Ce type de technologie est extrêmement intrusif puisqu’il permet d’accéder au contenu d’emails échangés, d’intercepter
les messages instantanés et d’accéder à l’intégralité du contenu consulté par un utilisateur sur Internet. »

 

Le droit d’expression est un des droits de l’homme, ne nous laissons jamais dépouiller de ce droit.

Article de http://www.lapoule.net

Santé : La sclérose en plaques

 

Article de http://www.lapoule.net

Le journal d’actualité et de loisirs « La Poule » est une création de Justeen, et Sandy est venue se
greffer à ce projet.

Mais pour le moment, laissons-les se présenter. Elles ont une énergie folle et un tempérament de
feu.

 


JUSTEEN – Fondatrice & Rédactrice


Complétement accro à son iPhone et à tout autre appareil high-tech connecté, Justeen est aussi adepte de manucure, de shopping et de toutes les choses girly par excellence.


Elle se revendique Geek par ce qu’elle trouve ça cool.


Mais aussi par ce que c’est vrai.


Les mots dièses l’ont toujours amusée, elle est capable de chanter dans le métro parisien en rêvant de terminer à l’Olympia grâce au buzz interplanétaire que la vidéo de sa prestation, postée par
un internaute, aura provoqué sur la toile.


Parler mecs, régime, psychologie et programmation informatique à la même soirée fait partie de son quotidien.


En résumé, Justeen voit des arcs en ciel, de pouces en l’air et des petits cœurs binaires partout sur Paris.


Communicante, dans le perso comme dans la vie pro, elle est passionnée par les nouvelles technologies, par les tendances sociales qui envahissent notre société, et elle croit en les bienfaits des
LolCats.


Elle en élève d’ailleurs un, dans le seul but de sauver le monde.


 


 


 


SANDY – Rédactrice DIY


A 7 ans, elle peint sur des tuiles et coud sur du papier: une destiné se précise, elle veut devenir chanteuse d’opéra !


Après avoir rencontrée Justeen dans une vie antérieure, Sandy a été séduite par la mission héroïque de La Poule pour sauver le monde et les poussins !!


Aujourd’hui, Accessoiriste sur les plateaux de tournage, elle rejoint La Poule en Décembre 2013 pour partager ses astuces #DIY et son amour de la bricole !


Elle aime par-dessus tout errer dans les magasins de bricolage et de déco, avec sur son dos un sac qui lui confère une légère ressemblance avec Dora l’exploratrice…


Elle voue un culte sans borne à son héro : MAC GYVER, même si elle ne cautionne pas sa coupe de cheveux improbable.


En même tant qui peut se vanter de pouvoir sauver le monde avec un trombone et une bonne coupe de cheveux…


Aussi elle s’emploiera à remplir sa mission pour le rendre plus joli armée de son pistolet à colle, de sa perceuse et d’une bonne dose d’humour !!!

 

Comme j’en avais assez de donner mon témoignage sur la sclérose en plaques, il s’avère que Justeen en avait un très bien fait,
J’ai eu son accord pour le partager avec vous.

 

MERCI JUSTEEN .


 


« Aujourd’hui c’est un témoignage assez touchant et sincère que j’ai décidé de partager avec vous. Il s’agit de celui de Vlahis, 32 ans, atteinte de la maladie de la Sclérose en Plaques
depuis 7 ans. Cela fait plusieurs mois que je voulais mettre en avant le Handicap dans la vie de tous les jours, car c’est, malheureusement, un sujet qui touche de trop nombreuses personnes.
Tomber malade, perdre l’usage de sa motricité du jour au lendemain, bref, quand la vie vous joue un sale coup, il faut encaisser. Mais la vie continue, et il faut apprendre à vivre
avec.


Vlahis nous confie donc sa vie, son histoire et son ressenti vis à vis de sa maladie et de son handicap.


N’hésitez pas à réagir et à partager vos pensées vis à vis de ce témoigne poignant. »


 


 


Vlahis, 32 ans ne se résume pas à sa SEP


La poule voulait écrire un article sur moi, sur la SEP (comprenez la sclérose en plaques), le handicap. Pas super précis comme point de départ! Mais allez je me lance…


Oui j’ai une SEP, je suis handicapée et je suis aussi une fille au sale caractère qui se voulait rebelle, sauvage, différente et qui est juste une femme parmi d’autres, atteinte de sclérose en
plaques et circulant sur son fauteuil roulant!


 


La SEP (et non ce n’est pas un champignon même si en bonne ardéchoise que je suis les champignons, c’est bon!) est un acronyme pour nommer la sclérose en plaques.


La Sclérose en plaques, qu’est-ce que c’est?


 


C’est une maladie neurologique, invalidante et évolutive. Cette définition ne vous avance pas vraiment reconnaissez le! En gros mon système immunitaire attaque la gaine de myéline entourant les
axones qui eux permettent à l’information (bouge ta jambe, tu as mal au bras…) de passer entre les neurones.


 


La sclérose en plaques peut toucher différentes parties du cerveau où de la moelle épinière ce qui explique que les symptômes peuvent être très variés. Les endroits où la myéline est grignotée
sont appelés des plaques et apparaissent comme telles sur les IRM (des taches blanches).


 


Je fais partie d’une famille de 80 000 personnes uniquement en France où les femmes jeunes sont plus nombreuses! C’est également la deuxième cause de handicap chez les jeunes après les accidents
de la route.


 


Il existe trois grandes sortes de SEP
.


La mienne est appelée récurrente-rémittente; elle évolue sous forme de « poussées » qui se caractérisent par l’apparition de nouveaux symptômes, ou l’aggravation de ceux déjà présents. Les signes
cliniques doivent être présents au moins 24 h. Les médecins appellent cela un épisode inflammatoire que l’on traite par perfusions de cortisone à haute dose.


Les symptômes disparaissent en fonction des personnes en quelques jours ou quelques mois.


En plus de ces formes différen
tes,
cette maladie évolue très différemment d’une personne à  l’autre: certains n’utiliseront jamais de fauteuils roulants, certains ne feront pas de poussées pendant 15 ans, certains auront de
graves problèmes de visions…


Et cette évolution négative ou positive est imprévisible. Oh joie!


En ce qui me concerne, j’ai gardé des séquelles de quasiment toutes mes poussées et ma maladie n’a cessé de progresser depuis le diagnostic (il y a 7 ans, j’avais 25 ans) même si j’ai eu des
périodes plus calmes que d’autres.


 


Il existe une échelle officielle permettant de quantifier les différents handicaps, je ne sais pas où je suis située par contre je sais que: j’ai des difficultés d’équilibre, des difficultés
motrices (perte de force, et spasticité), des problèmes urinaires (qui se sont associés à des moments à des problèmes sexuels), une cornée abimée et des nystagmus à l’œil droit (l’œil qui bouge
tout seul), des douleurs. Après quand je suis particulièrement fatiguée, j’ai des problèmes d’élocution.


 


Un des symptômes les plus courants et le plus partagé par toutes les personnes atteintes, est la fatigue.


Ce n’est pas celle de fin de semaine ou de lendemain de week-end de fou, non c’est une fatigue de masse: elle est écrasante, quotidienne, assez inexplicable, incompréhensive pour les autres et
particulièrement difficile à décrire.


 


Pour ne pas endormir vos propres neurones, je ne m’attarderais pas plus sur les aspects purement techniques. Il existe de nombreux sites qui expliquent de manière simple ou détaillée le
fonctionnement de la sclérose en plaques, en voici un dont je suis sûre de la pertinence du contenu (on est sur internet quand même, faut se méfier!)


Une fois cette petite mise au point de faite, il reste le plus intéressant!


 


Comment je vis avec la Sclérose en plaques ?


• Petite question à chacun d’entre vous: dans votre entourage professionnel, personnel, familial, dans les amis de vos proches, les cousins de vos collègues… y va-t-il au moins une personne
atteinte de cette maladie?


• Seconde question, avez-vous parmi vos proches plus ou moins proches une personne atteinte d’une maladie grave? Quoi vous répondez oui aux deux questions?


Que cela est surprenant!


Toutes les personnes que je rencontre ou presque connaissent où ont attendu parler par un proche de la SEP. Mais n’oublions pas que ce n’est qu’une maladie parmi d’autres.


 


 


Peut-être certains se diront « oui mais il y en a des moins graves que d’autres, des mortelles et d’autres qui ne le sont pas ».


Pour moi toutes les maladies se valent et poussent la personne à changer, à s’adapter, à évoluer.


 


Ma SEP n’est pas mortelle par contre celle que j’étais a disparue.


Puis je parle de maladie, mais qu’en est-il d’un deuil, d’un accident, d’une perte d’emploi… Ce sont tous ces éléments de la vie qui font dire qu’elle n’est pas toute rose et qui nous poussent à
nous adapter. C’est en ça que l’homme est fort, il s’adapte et il l’a toujours fait.


Je crois au plus profond de moi que chacun a les ressources nécessaires pour rebondir quand il se trouve devant un mur infranchissable.


Pour moi ce n’est pas du courage, c’est simplement dans l’ordre des choses.


 


Le regard des autres avec des phrases chocs


Bon allé ça suffit d’être sérieux! Je vous ai concocté une petite liste des phrases auxquelles je suis confrontée quotidiennement ! Sortez votre dose d’humour, c’est parti !


 


– « La cousine de ma tante, elle a une sclérose en plaques, mais elle est tellement courageuse. De toute manière cette maladie si vous êtes fort dans votre tête vous êtes bien moins malade
»


HaHaHa! Bien sûr que le moral joue un rôle dans toutes maladies mais attention à ne pas tout confondre. La SEP n’est pas une maladie qui se contrôle par la seule force de l’esprit.


 


– « Avec la volonté on peut tout faire »


Comme la plupart des enfants j’en ai bouffé du « si tu veux tu peux ».


Maintenant je dis STOP. Bien sûr que quand on veut quelque chose il faut se donner les moyens de l’atteindre.


Par contre, aujourd’hui quand je regarde une série américaine ( mon dada!) où la jolie docteur fait un footing et souffre de ses ampoules aux pieds, j’ai beau me dire que ça me donne carrément
envie, et bien non je n’irai pas faire un footing! Par contre, oui je peux aller me balader si on adapte la promenade au fauteuil.


 


– « Vous profitez de votre handicap. »


Croyez-moi, cette phrase arrive beaucoup plus souvent que l’on ne le pense ! Que ce soit parce que l’on demande une attention particulière dans un magasin d’habits mal adapté, que l’on passe
devant tout le monde à Beaubourg (hein la poule !) ou dans un supermarché, il y a une raison derrière tout cela.


C’est vrai que le handicap donne certains privilèges, le nier serait malhonnête.


Mais la plupart du temps ils sont là pour compenser un désavantage: une impossibilité à rester debout longtemps, une organisation qui se doit d’être parfaite pour aller d’un point A à un point B
parce que les transports en commun ne sont pas toujours accessibles, les bateaux des trottoirs pas toujours respectés par les voitures qui se garent dessus…


C’est pour continuer à VIVRE que ces avantages existent, il faut bien l’avoir en tête.


 


– « Oh ma pauvre, vous êtes si jolie ou si jeune »


C’est vrai que si j’étais moche ou vieille ce serait moins grave…


 


– « Il faut que tu te battes. »


Ah ben oui c’est vrai j’ai vachement le choix… merci du conseil…


Il y a un regard qui selon les jours me fait rire, et des fois m’agace profondément: le regard inquisiteur.


La personne qui va me regarder pendant un long moment de haut en bas en se retournant pour continuer à me scruter!


Il se trouve que comme beaucoup de personnes en fauteuil roulant je ne suis pas paraplégique donc je peux parfois me lever voir faire quelques pas…et ça il faut bien le dire : CA
CHOQUE!


Mais le pire regard et que je ne peux éviter c’est le mien.


 


Justement et mon propre regard?


Je n’ai pas honte d’être une personne handicapée mais oui souvent je me sens faible, diminuée.


Je commence à supporter de me voir dans une vitre même quand je suis en fauteuil mais j’ai encore du mal.


Mon image a changée et c’est comme toujours une question d’adaptation.


Sur l’article parlant des problèmes de poids, La poule en parlait.


C’est certes différent mais je crois que dans le fond les choses se ressemblent.


Aujourd’hui on pourra me dire que je suis jolie je ne trouverais pas grâce à mes yeux : je suis exigeante, intransigeante même.


Je ne suis pas ce que j’aurais voulu être. Dans la rue ce que l’on remarque en premier c’est la jeune femme en fauteuil roulant pas la jolie jeune femme, où en tout cas c’est ce que moi je
remarque quand je me vois.


 


Je me refuse à mettre des chiffres dans la douleur, dans la gravité, dans le handicap comme s’il y a avait une échelle du plus grave au moins grave.


« Le terme handicap désigne la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, causée par une déficience provoquant une incapacité, permanente ou non, menant à un
stress et à des difficultés morales, intellectuelles, sociales et/ou physiques » (Wikipédia.)


On est tous handicapé dans un domaine, on a tous des limitations à un moment de notre vie.


 


Mais on a aussi des capacités qui vont de pair:


A pieds, je ne fais pas plus de 200 mètres dans les bons jours mais avec mon fauteuil (et en descente!) je vous mets à tous la pâtée!


 


Mais rien à faire ce que je vois en premier chez moi, c’est ce que je ne suis pas ou plus.


J’ai passé un diplôme d’éducatrice pour jeunes enfants, j’ai adoré mon métier puis j’ai dû l’arrêter.


J’ai voulu être maman avec une grande famille. J’ai 32 ans et pas d’enfants.


J’étais passionnée de théâtre, aujourd’hui je n’arrive plus à me mettre en scène, le fauteuil étant de trop!


 


Je rêvais d’une grande maison à la campagne avec des animaux et surtout perdu sur le plateau ardéchois ou n’importe-où où le premier voisin aurait été à des kilomètres. J’habite dans une petite
ville, dans un appartement neuf pour qu’il soit accessible au fauteuil.


 


Ma vie n’est pas triste, je suis en formation de médiation familiale, je vis en couple, je fais de l’escrime depuis mon fauteuil roulant, j’aime ma petite ville et mon grand balcon mais je ne
suis pas celle que je voulais être.


On est tous obligés d’adapter ses volontés d’enfants à la réalité.


 


Mais quand tout ce qui faisait socle de valeurs pour vous, tout ce qui donnait un sens à votre vie doit être modifié, c’est très dur et ça demande beaucoup de temps.


Est-ce qu’un jour on accepte complètement ce nouveau soi? Je ne sais pas.


 


Pour certaines personnes, le fauteuil leur a permis d’avoir une vie qu’ils n’auraient pas eue autrement, ce qui est le cas du champion du monde de sabre par exemple.


Mais c’est dur de voir et d’accepter le fait que le handicap ou la maladie ne vous ait pas apporté que du négatif. C’est un peu lui faire une place dans votre lit, à contre cœur.

 


 
Moi,
aujourd’hui ce qui rythme ma vie c’est la maladie, les moments où j’ai la frite où je fais le plus de sport possible pour progresser en escrime, alternant avec les moments où je suis en mode
légume sur le canapé avec les moments où je peux à peine aller prendre une douche sans m’étaler par terre, où je perds tous mes jolis abdos et ou je ne peux pas aller au mariage de mon amie
d’enfance.


 


C’est mon quotidien et ce qui symbolise le plus cet aspect routinier c’est ce coup de fil que je viens de recevoir:


« – Ah, tu es en poussée ? Et tu vas comment?


– Pas top, j’ai des vertiges, je suis très fatiguée.


– Ah bon j’espère que ça va aller. Bisous.  »


Il n’y a plus rien de surprenant ni même de vraiment inquiétant, c’est juste ma vie.


Pour moi ce n’est pas du courage, c’est simplement dans l’ordre des choses et c’est au-delà de la simple volonté.


 


Je souhaiterais terminer en parlant d’une musique qui m’émeut, 6ème sens de Grand Corps Malade.

 

Source : http://lapoule.net/je-vis-avec-la-sclerose-en-plaques/

 

Il est vrai que la sclérose en plaques est une maladie pénible, invalidante. Sans vouloir être geignarde, sans me plaindre, la SEP
est une source de grande souffrance. Les sépiens pudiques ne vous l’avoueront jamais car on leur a rabâché sur tous les tons, qu’une personne qui se plaint est imbuvable.

Sépiens, sépiennes, insurgeons-nous ! Oui nous souffrons, oui nous subissons une fatigue insurmontable, oui certaines d’entre
nous ont été chassées de la vie de nos compagnon parce qu’il n’avait pas envie d’affronter la maladie avec nous et qu’ils étaient avant tout nombrilistes.

Oui, parfois notre humeur est en berne.

Mais toutefois, nous essayons de ne pas nous décourager, Oui, l’humour est primordial dans nos vies, il compense, atténue les
moments de stress. Nous nous sauvegardons ainsi des poussées dues aux aléas de la vie.

Mais, il ne faut pas se leurrer cela ne marche pas à tous les coups.

 

Heureux et heureuses sont ceux et celles qui sont bien entourés. Souvent la famille proche ne nous comprend pas et nous traite de
paresseux. Heureusement, il existe de vrais amis avec qui l’on peut partager des moments précieux, des idées… Pas besoin de parler de sclérose en plaques, nous avons des conversations édifiantes
qui nous font oublier la maladie dans une grande mesure.

Ce n’est pas de l’indifférence de nos amis proches, c’est juste qu’ils comprennent véritablement que l’on veut vivre comme tout le
monde. Mais nous savons fort bien qu’ils veillent sur nous. Quand nous avons de tels amis, nous pouvons dire que nous avons des perles, des diamants, une richesse que même l’homme le plus riche
du monde n’aura peut-être jamais.

 

La sclérose en plaque est une fatalité mais pas une fin en soi. Je ne le martèlerai jamais assez, l’humour nous sauve,
l’autodérision nous porte au pinacle. L’esprit élève l’humain qui est à terre. Franchement entre nous, même si nous sommes au plus bas, une chose est sure, la pitié, nous n’en voulons pas !
Nous avons notre fierté, laissez-nous au moins ça.

Petit-Quevilly – Loto et goûter – Club Flaubert.

Près d’une centaines de personnes se sont réunies dans le restaurant de la résidence Flaubert, siège du club de loisirs samedi 24 mai dernier. Des papy, des mamy mais surtout des mamans dont c’était le journée. A cette occasion, une fleur leur a été remise et ils ont pu fêter, avec l’ensemble des adhérents, le retour attendu des beaux jours en dégustant des fraises toutes fraîches cueillies au jardin. Ils remettront cela pour la fête des pères le 14 juin prochain tandis qu’ils ont déjà programmé un voyage vers Giverny le vendredi 18 juillet. Il reste encore des disponibilités. Pour cela, s’inscrire auprès de Jean-Pierre Desombre au 02.32.18.67.65.

1944 – 2014: François HOLLANDE IMPOSE L’EVIDENCE NORMANDE à Laurent FABIUS

François HOLLANDE, président de la République d’origine rouennaise et normande est peut-être entré dans l’Histoire samedi soir dernier…

 

Le président de la République, François Hollande, a participé à une cérémonie à la mémoire des victimes civiles du débarquement allié de juin 1944, à Trévières (14). © AFP / ALAIN JOCARD

http://basse-normandie.france3.fr/2014/06/01/francois-hollande-passe-la-matinee-en-normandie-488859.html

Ce dimanche, contre toute attente, à quelques jours des cérémonies internationales commémorant le 70ème anniversaire du Débarquement, il était en visite à Trévières dans le Calvados pour une première commémoration des victimes civiles normandes mais aussi pour superviser le dispositif du 70ème anniversaire et aussi pour tester, à nouveau, sa popularité: l’accueil des Normands, contrairement à ce que le président pouvait craindre, fut chaleureux. François Hollande n’avait plus son casque intégral et semblait serein et heureux: un journaliste de FR3 Basse Normandie a osé poser LA question sur la réunification de la Normandie. Le président n’a rien dit renvoyant le journaliste à l’allocution télévisée qu’il donnera mardi 4 juin prochain à deux jours du Normandy Day…

 

En haut à droite, le jeune François Hollande au collège St Jean-Baptiste de la Salle à Rouen (année scolaire 1965 – 1966)

François HOLLANDE a donc choisi la NORMANDIE

 

Il aurait pris sa décision samedi soir après cette fameuse réunion à huis-clos à l’Elysée avec le Premier ministre et les ministres concernés par la réforme territoriale: il a pris la décision de ne plus être « Flamby », « Fraise des bois » ou « Guimauve le Conquérant »… Il a pris la décision d’être à la hauteur du sujet et de l’Histoire:

Commémorer le Débarquement en Normandie duquel nous devons notre Liberté contemporaine, réussir une réforme institutionnelle majeure et remiser Laurent Fabius au magasin des antiquités socialistes en lui imposant l’évidence normande pleine et entière:

LA REUNIFICATION DE LA NORMANDIE

Cette décision sera définitive tant elle découle d’un long processus pour la prendre et l’imposer même si notre intime conviction nous avait alerté que c’était à « Guimauve le Conquérant » d’imposer l’unité normande à un Laurent Fabius et ses sbires qui ont tout fait depuis 1998 pour casser l’évidence normande.

Comment a-t-il pris cette décision?

Il y a eu beaucoup de réunions, de consultations des uns et des autres, des coups de fil, des courriers envoyés dont le nôtre qui a joué, très certainement, son rôle…

On retiendra par exemple que cette semaine, Manuel Valls a reçu longuement M. Alain Rousset, le président de l’Association des Régions de France qui a repris une partie de nos arguments sur l’absurde idée d’une « taille critique européenne » et que le plus important étaient les compétences exercées par le conseil régional sur un territoire ayant son identité.

Rappelons que l’ARF avait réservé un excellent accueil il y a un mois quant à notre projet de cartes à 15 régions. 

L’autre argument qui a porté et qui était précisément dans notre lettre adressée au président de la République, c’est bien entendu que ces euros-machins notamment voulu par Fabius pour le Nord ne pouvaient que renforcer la vague bleue Marine qu’on a vu déjà à l’oeuvre précisément dans l’euro-circonscription « Nord Ouest » dimanche 25 mai.

Cet argument associé à celui du prestige historique et moral international de la Normandie ont convaincu François Hollande d’imposer la réunification de la Normandie, stricto sensu, à un grand baron socialiste dont l’hubris vient d’être ainsi sanctionné à la veille du 6 juin…

En effet, Laurent Fabius aura beaucoup manoeuvré ces derniers jours pour imposer sa « région » littorale Nord-Ouest mais son outrecuidance rouennaise l’aura fait perdre la partie car Martine Aubry n’a pas du tout apprécié:

Il était déjà inconcevable d’imaginer de faire disparaître la Normandie la veille du 70ème anniversaire du DDay mais il était encore plus inconcevable de prétendre que Rouen puisse être la capitale d’une région allant du Mont St Michel à la frontière belge. 

A bien y regarder, la baudruche fabiusienne commençait peut-être à se dégonfler: d’abord parce que Frédéric Sanchez le résident général pour Fabius à la tête de la future métropole rouennaise a osé défier son patron en imposant le nom de « Métropole Rouen Normandie » mais aussi parce que Martine Aubry a invité à déjeuner les présidents de région concernés et le constat fut rapidement fait que le seul qui défendait la grande fusion euro-machin techno c’était le faquin de paille que vous connaissez: la ficelle était trop grosse !

Concrètement: le président de la République a donc, pour l’instant, décidé du principe d’une fusion de régions prises deux à deux sans démembrement.

La Normandie, le cas d’école, entre parfaitement dans ce cadre et on en revient aux fondamentaux de la réforme territoriale. Pour le Nord ce sera donc la fusion Nord-Picardie qui permet, à la fois, de garder l’acquis néo-picard autour d’Amiens sans démentèlement au profit de la région parisienne et de réunifier la Picardie historique qui a sa façade littorale dans la région Nord Pas de Calais : Ces deux vraies régions vont enfin pouvoir travailler correctement ensemble !

Outre le cas d’école normand, le principe de fusion entre deux régions doit s’appliquer pour Bourgogne-France-Comté (en cours)  mais aussi pour Midi-Pyrénées et le Languedoc: réunification du Languedoc en vue à condition de laisser partir, à terme, les départements aquitains des actuels Midi-Pyrénées (Quercy, Gers moitié de Gascogne et la Bigorre) et de trouver un statut particulier pour le Roussillon catalan.

 

En revanche, les fusions Poitou-Charentes- Centre,  Pays de la Loire-Bretagne sont artificielles et on peut parier qu’elles ne seront pas définitives car il reste le cas breton: 

Dans l’Ouest les grands fauves socialistes courent toujours. Hollande va devoir trancher contre Auxiette et son ex-épouse, Ségolène Royal qui se sont associés pour faire échouer la réunification de la Bretagne: c’est la raison pour laquelle « dans un second temps » il sera possible pour un département de quitter une région pour en rejoindre une autre.

Enfin dans l’Est, la fusion Auvergne-Rhône Alpes restituant l’IGAMIE des années 1950 ou la fusion Champagne Lorraine Alsace vue depuis les fenêtres d’un TGV c’est tout simplement du grand n’importe quoi:

Sur cette partie du territoire français, la réflexion du Gouvernement n’est pas encore mûre. Pour des raisons historiques évidentes, Alsaciens et Lorrains ne voudront jamais être fusionnés dans une région unique !

D’ici les régionales prévues pour l’automne 2015 il peut encore se passer beaucoup de choses: nous faisons le pari que la future carte régionale de la France métropolitaine (hors Corse) comportera … 15 régions !


 

Lire donc dans le JOURNAL du DIMANCHE en date du 1er JUIN 2014

http://www.lejdd.fr/Politique/Reforme-territoriale-la-carte-des-12-super-regions-souhaitee-par-Hollande-669529

Hollande veut créer douze
super-régions

EXCLUSIF – François Hollande est en passe d’arbitrer les fusions de conseils régionaux et la réorganisation territoriale. Le cas de l’Ouest reste en suspens.

Les fusions envisagées par le gouvernement
Paru dans leJDD

Les fusions envisagées par le gouvernement. (JDD)

Une douzaine de super-régions au lieu des 22 actuelles. C’est le schéma sur lequel François Hollande a planché samedi en fin d’après-midi avec Manuel Valls, après une ultime réunion de ­ministres à Matignon dans la matinée sur la réforme territoriale. Les arbitrages ne sont pas définitifs. D’autant que des présidents de Région – socialistes – continuent de faire pression pour échapper aux mariages envisagés.

Le chef de l’État devrait donner mardi les grandes lignes dans une tribune ou une interview, sans doute à la presse quotidienne ­régionale. Il détaillera dans la journée la carte finale et les projets de loi. L’exécutif présente cette réforme territoriale comme le grand acte administratif du quinquennat, destiné à moderniser le pays et dégager des économies.

Aucun démembrement dans un premier temps

Le schéma porte donc sur la création d’une douzaine de territoires (voir notre carte). Moins que le nombre préconisé par le comité Balladur (15), mais plus que l’hypothèse de départ maximaliste de l’exécutif (11). La région Paca resterait seule, de par la densité de sa population, ainsi que l’Île-de-France et la Corse.

Dans un premier temps, les regroupements se feront en fusionnant les régions « bloc par bloc ». Aucun démembrement n’aurait lieu. Dans un second temps, des départements pourront changer de région. L’exécutif identifie une dizaine de préfectures qui ont ­vocation à bouger, si possible volontairement. « Il pourra y avoir des amendements au projet de loi, mais nous devons éviter des débats à n’en plus finir », indique un proche du dossier.

« Le sujet n’est pas la taille, mais les compétences »

Point clé, le sort de la Bretagne détermine celui de ses voisins de l’Ouest. L’exécutif penche pour une union avec les Pays de la Loire, option défendue par Manuel Valls, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et Jean-Marc Ayrault. Mais les Bretons, dont le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, veulent rester seuls.

Dans ce cas, les Pays de la Loire seraient unis avec le Centre, ce dont les élus PS Nantais ne veulent pas entendre parler. Ségolène Royal a présenté un plan B : elle suggère un rapprochement des Pays de la Loire avec Poitou-Charentes, dont elle fut présidente. Une manière d’échapper à une autre option, qui semble écartée, l’union avec l’Aquitaine de son rival Alain Rousset, patron de l’Association des régions de France.

La façade atlantique donne ainsi lieu à une intense guérilla non dénuée d’arrière-pensées électorales. D’autres élus locaux résistent. Pour sa part, le ­Languedoc-Roussillon avait fait valoir son refus de se rapprocher de quiconque.

Devant leurs plaidoiries et le résultat des élections européennes, l’exécutif s’est résolu à procéder à des unions de régions plutôt deux par deux. Afin d’éviter que le FN ne conquière de trop vastes pans du pays aux prochaines élections régionales. « Des territoires trop vastes, avec un pouvoir loin des habitants, pousseront aux votes protestataires, et les régionales seront un référendum contre le Président », prévient Alain Rousset, qui s’est entretenu avec Manuel Valls vendredi soir. « Le sujet n’est pas la taille, mais les compétences. Nous dépensons 395 euros par habitant, contre 3.000 à 4.900 euros dans les régions des autres pays européens », souligne-t-il. Le projet de Laurent Fabius d’une grande zone Nord-Ouest aurait ainsi été retoqué. Toutefois, le mode de scrutin, à deux tours, ne sera pas modifié. Les candidats frontistes auront donc besoin de nouer d’hypothétiques alliances pour prendre une super-région.

Le Conseil des ministres doit examiner deux projets de loi le 18 juin. L’un, porté par Bernard Cazeneuve, concernera sur la nouvelle carte et la date des élections, peut-être repoussées au printemps 2016 « pour laisser le temps à tout le monde d’atterrir », dit-on. Ce texte sera débattu au Sénat avant les vacances d’été. Le second, aux mains de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, organisera le transfert des compétences des conseils généraux, supprimés, aux super-régions ou aux agglomérations. Le secrétaire d’État à la réforme territoriale, André Vallini, proche de François Hollande, participe aux deux chantiers.


 

 

Commentaire de Florestan:

Nous sommes donc à un tournant majeur, certainement historique pour la Normandie mais ce n’est surtout pas le moment de nous démobiliser, bien au contraire ! Les commémorations du DDay en Normandie vont, une fois de plus obliger au respect de l’évidence normande. Tant que la fusion normande ne sera pas inscrite dans le marbre de la loi, il faudra se battre… Les Fabiusiens n’ont certainement pas encore dit leur dernier mot !

 

Nous avons encore un an avant les prochaines élections régionales pour démontrer à tous que l’évidence normande est incontournable !

Appel à témoin : Lindsay, 15 ans, a disparu du domicile familial à Porcheville depuis vendredi matin

Appel à témoin : Lindsay, 15 ans, a disparu du domicile familial à Porcheville depuis vendredi matin
YVELINES. Un avis de recherche a été lancé par la famille d’une adolescente qui a disparu du domicile familial, au camping de Porcheville, près de Mantes-la-Jolie (Yvelines) le matin de vendredi 30 mai.
 
Elle s’appelle Lindsay Saint-Martin, elle est âgée de 15 ans, mesure 1,77 m, cheveux châtain clair. Les recherches entreprises juqu’à ce dimanche soir, tant par ses proches et amis que par les services de police n’ont pas permis de retrouver l’adolescente, dont le téléphone portable a été géolocalisé, pour la dernière fois, vers 12 h 50, à la gare du Nord, à Paris, selon une de ses amies.
 
A noter que Lindsay était vêtue, au moment de sa disparition, d’un jeans bleu déchiré avec un motif panthère, d’un débardeur de couleur turquoise, d’une écharpe noire et d’un gilet noir.
 
Toute personne susceptible de rencontrer l’adolescente ou de donner des renseignements est invitée à prendre contact avec l’un des numéros de téléphone suivants : au 06.68.87.72.75, au 06.67.30.93.26. ou 06.51.41.69.17.

L’Économie sociale et solidaire, la reconnaissance, enfin !

Tribune collective d’élus EELV ayant contribué au projet de loi L’économie sociale et solidaire était, depuis de nombreuses années, en attente d’une loi-cadre. La concrétisation de cet engagement de François Hollande, demandée et soutenue par EELV, constitue donc un signal extrêmement positif. Les élus écologistes, précurseurs du développement de l’ESS dans les territoires, ont travaillé, […]

171 millions d’euros.

C’est le montant des dividendes que la direction du Groupe la Poste va attribuer à ses actionnaires, c’est à dire la Caisse des dépôts et l’Etat.c’est plutôt dur à encaisser pour les usagers et les personnels de la Poste.Distribution du courrier plus que cahoteuse, une casse sociale gigantesque, du […]

Louviers : le boulanger met en fuite les braqueurs

EURE. Des malfaiteurs ont été mis en fuite par un boulanger de Louviers, ce dimanche 1er juin.
Il était autour de midi lorsque deux inconnus encagoulés ont fait irruption dans la boutique. Ils ont menacé la boulangère avec une arme de poing alors que celle-ci était occupée à servir une cliente. Le mari qui se trouvait dans l’arrière magasin est intervenu à ce moment là, mettant en fuite les braqueurs qui sont repartis sans rien voler.
Une enquête a été ouverte par les services de police de Val-de-Reuil/Louviers.

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Dimanche 1 juin 2014 Dernière journée de championnat PROMOTION D HONNEUR SENIORS POULE B Fc Dieppe 3-1 Fc Neufchatel En Br (but FCN: Charles Grenier) Eu Fc 2 1-1 Plateau As (but ASP: Benjamin Freret) Cany Fc 3-2 Fc Offranville […]

Accident sur l’A13 à Rougemontiers (Eure)

INFOROUTE. Une collision avec trois véhicules en cause s’est produite ce dimanche 1er juin vers 15 h 15 sur l’autoroute A13, à hauteur de Rougemontiers (Eure) entre l’aire d’Eturqueray et l’aire de Rougemontiers, dans le sens Caen – Paris. La voie de droite et la bande d’arrêt d’urgence sont neutralisés.

Prudence en arrivant sur les lieux.

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