Le Trafic-Renault en production à Renault-Sandouville sera commercialisé au cours de l’été

Selon l’Agence Normande d’Information, la chaîne d’assemblage du véhicule utilitaire Trafic tourne à plein régime depuis la fin du mois d’avril à Sandouville. Le porte-parole de la direction explique « Nous sommes dans la dernière ligne droite et notre défi est de réussir la montée en cadence ». Deux équipes, l’une du matin, l’autre de l’après-midi se […]

Violents orages encore ce soir dans l’Eure : déjà 120 interventions des pompiers depuis 18 h 30

Les secteurs de Pont-Audemer, Vernon et Gisors ont été frappés par de violents orages ce samedi en fin d’après-midi. Les sapeurs-pompiers du département sont intervenus 120 fois pour des inondations (habitations, commerces, caves et chaussées) et des branches d’arbres arrachées depuis 18h30, une trentaine d’autres sont actuellement en cours et 70 en attente.
 
Soixante-cinq sapeurs-pompiers issus de 20 centres de secours du département sont mobilisés sur le front des intempéries, indique ce soir le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis27) de l’Eure.

Une abonnée d’infoNormandie sur Twitter indique qu’il n’y a plus d’électricité depuis 19 heures dans son village de Bernouville, entre Gisors et Etrepagny.

Violents orages encore ce soir dans l'Eure : déjà 120 interventions des pompiers depuis 18 h 30

LES POLITICHIENS aboient… La caravane de la réunification normande et picarde va passer !

Grrr !!! Rrrouaff ! Rrrouaff !!!  

Dans cette pénible nuit du 17 au 18 juillet 2014, alors que quatre-vingts députés bravaient la fatigue pour débattre d’amendements dans le but de modifier utilement la carte des régions proposée (pour ne pas dire imposée) par la commission des Lois et soutenue par le Gouvernement,  vers une ou deux heures du matin, on apprenait soudain la présence, parmi la vingtaine de sous amendements admis à la discussion puis au vote final, d’un minable et très contestable « sous amendement » mollement défendu en haut des gradins, seul dans son coin, par un député socialiste du Nord  l’air hagard, sinon chafouin, l’air « pas tibulaire mais presque » comme eut dit Coluche, bredouillant son argumentaire en secouant vivement son misérable petit éventail de feuilles pour se ventiler la mauvaise conscience…

Ce sous-amendement à l’amendement de M. Carlos Da Silva rapporteur de la Commission des Lois qui propose cette carte à 13 régions que vous avez tous vu et qui a été finalement adoptée à la fin de la nuit, prévoyait de supprimer la fusion entre le Nord Pas de Calais et la Picardie sous prétexte qu’il ne faudrait pas « unir deux régions faibles », « trop pauvres », en difficulté. (sic !). 

La prestation minable de ce député du Nord visiblement en service commandé, sinon aux ordres de Martine Aubry la maire de Lille qui craint de voir le Front National ravir « une grande région Nord Picardie » aux prochaines élections a brutalement sorti de leur somnolence les députés présents, à commencer par tous les députés picards. Quelques minutes plus tard, Barbara Pompili, député écologiste de la Somme, très en colère a pris la parole plus d’un quart d’heure durant pour exprimer son écoeurement devant tant de bassesse politicienne: « Vous vous dites de gauche ! et vous êtes incapables du moindre esprit de solidarité territoriale avec les Picards qui souffrent autant que les habitants du Nord! »

Un autre député du Nord, un jeune UMP parlant bien et fort (qui pourrait aller loin…) donna le coup de grâce en demandant que le parti socialiste cesse de régler ses comptes politiques internes en malmenant la géographie française tout en ayant peur du résultat inconnu d’élections régionales qui n’ont pas encore eu lieu.

Plus tard, dans la nuit, de nouvelles consignes certainement « tweetées » par la maire de Lille ou par l’inénarrable Percheron président d’un conseil régional du Nord Pas de Calais habitué à labourer contre le sens de l’Histoire, le misérable sous-amendement fut, à nouveau, mollement défendu par un certain François Lamy député PS de l’Essonne au grand étonnement des députés Picards présents car l’Essonne n’est pas en Picardie … Ce proche de Laurent Fabius (tiens, tiens comme c’est bizarre !) reprit sur un mode plus feutré l’argumentaire méprisant précédent avant de suggérer, pour finir, qu’il fallait marier la Picardie à une région plus forte qu’elle comme par exemple « les deux Normandie »….

Un nouveau hourvari enflamma la nuit parlementaire !

Et c’est un député socialiste M. Dénaja qui se vit contraint de faire une leçon de morale politique élémentaire à son collègue de l’Essonne lui aussi en service commandé ! Face à ce désordre plus que consternant ce fut à Bernard Cazeneuve lui même, présent au banc des Ministres pendant la séance de mettre définitivement les choses au carré en réaffirmant la position gouvernementale favorable à la fusion Nord-Picardie tout en s’autorisant une pointe d’ironie prudente (mais ironique tout de même) contre la maire de Lille…

GRRR !!! RROOUAFFF !!!

Ce matin du 19 juillet, dans le journal de 9h00 de France Culture on pouvait encore entendre Martine Aubry expliquer que c’était une « aberration de fusionner le Nord avec la Picardie » avec un journaliste qui lui suggérait le mariage entre Picardie et Normandie…

Pendant la journée du 17 juillet, suite au choix du Gouvernement (donc de François Hollande) de soutenir la nouvelle carte à 13 régions prévoyant une fusion Nord-Picardie, Martine Aubry et Percheron se sont associés pour aboyer par voix de presse contre cette fusion pourtant évidente: lors du débat de la nuit, un député de l’opposition (un alsacien qui s’oppose à la dillution de l’Alsace dans le Grand Est) a même rappelé que le Gouvernement avait utilisé l’argument de l’identité historique pour convaincre la revêche et « gribiche » maire de Lille !

MIAOUUU PRFFFFFTTT !!!

Bien entendu, le gros matou Fabius « qui ne dort que d’un oeil » fait beaucoup moins de bruit… Il s’est arrangé avec Martine Aubry pour refuser les réunifications normande et picarde qui justifient géographiquement une région unique Normandie d’un côté et une région unique Nord-Picardie de l’autre, pouvant utilement coopérer… 

Le matou Fabius n’aboie pas mais, comme d’habitude, il va envoyer en première ligne tous les IDIOTS UTILES de la Fabiusie, tous promis à la mort par le… RIDICULE !

C’est ainsi que le « crétin ultime’ de la Seino-marie annonce ce jour dans un dossier 100% normand de Paris Normandie (par ailleurs largement consacré à l’action et à la vision normande de Laurent Beauvais qui se fera ainsi utilement connaître en Haute-Normandie) qu’il se battera, lors du retour de la carte régionale devant le Sénat en septembre prochain, pour la création d’une « grande région littorale Nord Ouest » fusionnant la Normandie et la Picardie…

AMIS NORMANDS DES BETES !  

Nous tenons donc notre feuilleton de l’été ! Restons vigilants !!!


 

 

Pour revivre cette palpitante nuit à l’Assemblée Nationale cliquer ici:

sélectionner les onglets concernant la discussion sur les amendements vers la fin du menu de présentation de la captation vidéo:

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5749.3eme-seance–delimitation-des-regions-et-modification-du-calendrier-electoral-suite-article-1er-17-juillet-2014

 

REFORME TERRITORIALE: le dernier numéro de l’Unité Normande vient de paraître…

Alors que nous vivons des moments historiques pour l’avenir de notre région, le dernier numéro de l’Unité Normande qui vient de paraître était très attendu…

Dans ce numéro, plutôt épais, que nous venons de recevoir, il faut lire le texte intégral du discours d’hommage du président de la République à l’unité d’action de courage et de souffrance des populations normandes et de la Normandie durant l’été 1944: ce très beau discours, très important aussi car c’est, à n’en pas douter, le socle politique et moral qui justifie l’octroi de l’unité (et rien d’autre) à la Normandie, a été prononcé par François Hollande le 6 juin 2014 à 9h30 à Caen devant le Mémorial…

unité normande

Une jeune fille de 17 ans tuée dans une sortie de route à Bardouville, près de Duclair

Une jeune fille de 17 ans tuée dans une sortie de route à Bardouville, près de Duclair
SEINE-MARITIME. Une jeune fille âgée de 17 ans, originaire de Déville-lès-Rouen, dans l’agglomération rouennaise, a trouvé la mort ce samedi en fin d’après-midi dans un accident de la route.
 
Le drame est survenu vers 18 heures sur une petite route, la départementale 64 à Berdouville, sur la rive gauche en face de Saint-Martin de Boscherville. Pour une cause qui reste à déterminer, le conducteur d’une Peugeot a perdu le contrôle de son véhicule qui a percuté un poteau en ciment d’EDF, sur le bas-côté de la route et s’est immobilisée dans le fossé. 
 
Vitesse excessive ? 
 
A leur arrivée, les secours – pompiers et SAMU – ont  constaté le décès de la passagère avant de la voiture, une adolescente de 17 ans, ainée d’une famille de trois enfants. Le conducteur, âgé de 19 ans et domicilié dans le secteur de Duclair, a été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Blessé il a été conduit au CHU de Rouen. 
 
Selon les premières constatations de la gendarmerie, la vitesse excessive de la Peugeot pourrait être à l’origine de cette sortie de route mortelle.
 
La route, qui relie La Bouille et Duclair, a été coupée dans les deux sens le temps de l’intervention des secours.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de l’accident. Les gendarmes attendent notamment les résultats des prélèvements (dépistage d’alcoolémie et de stupéfiants) pratiqués sur le conducteur.

Le président du Conseil Constitutionnel soutient l’UNITE NORMANDE

Après le soutien du chef de l’Etat François Hollande, à la Normandie, et l’hommage rendu au courage des Normands pendant l’été 1944 lors des commémorations internationales du DDay en juin dernier, voici un autre soutien de poids au plus haut sommet de l’Etat, à savoir l’ancien député maire d’Evreux et actuel président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré qui déclare dans un article paru le 12 juillet dernier dans Paris-Normandie son attachement à la « réunification de la Normandie »: un soutien qui sera très utile quand les saboteurs de la réforme territoriale en cours oseront faire dérailler le train de la réunification normande… une dernière fois !

JL_Debr_

Non ! Messieurs les Députés ! Une région n’est pas un mouton à cinq pattes, une coccigrue, le mariage d’une carpe et d’un lapin.

Après trois nuits blanches ou presque à suivre en direct ou en différé les très longs débats de l’Assemblée Nationale préludant l’adoption pénible (et encore provisoire) de l’article 1 de la réforme territoriale qui prévoit dans une carte à 13 régions, les réunifications normande et picarde (fusion Nord Picardie) mais aussi le maintien d’une Bretagne amputée et la dillution de l’Alsace dans le Grand Est sans même parler des méga-fusions « Rhône-Alpes-Auvergne » ou Grande Aquitaine, on est lassé, fatigué, non pas par l’heure tardive ou très matinale de ces longs débats qui permettent, pour la première fois depuis 225 ans à une assemblée délibérative démocratique en France de décider d’une organisation territoriale ( délibérations de nuit, temps programmé, procédure d’urgence, votes bloqués, droit d’amendement réglementé… le parlement français ne fonctionne vraiment pas correctement…Un vrai scandale !) mais par l’impossibilité pour de nombreux députés de se souvenir de leurs bases  les plus élémentaires de culture générale en histoire géographie: la géographie historique de la France est presque totalement méconnue par ceux et celles qui, aujourd’hui, en sont, es qualités, les premiers usagés !

Quand on entend, par exemple, un député des Pyrénées Atlantiques réclamer une grande région Sud Ouest de Bordeaux à Montpellier on s’étonnerait à peine si un député réclamait la création d’une grande « euro-région » méditerrannée de Marseille à Lille !

La coccigrue: nouvel emblème héraldique de la néo-région « Grand EST »… Imaginons un drôle d’oiseau fruit du croisement entre un coq de Champagne, une grue lorraine voire un cigogne alsacienne !

Confusion entre la carte et le territoire, entre région et projets, entre aménagement du territoire et grandes infrastructures, entre région et coopération interrégionaleRefus de considérer totalement le critère de l’identité géo-historique nié avec mépris au nom de la « modernité » à la Bretagne et à l’Alsace mais qui est toléré pour la Normandie ou mis en avant pour argumenter d’une fusion Nord Picardie contre une grande baronne socialiste !

Refus de considérer que la notion de région est forcément synthétique et qu’elle ne se justifie que par une synthèse équilibrée et cohérente entre plusieurs critères: le seul critère quantitatif du poids économique, démographique ou de cette sornette de « taille critique européenne » n’est pas suffisant pas plus que le seul critère de l’identité géo-historique aussi indispensable soit-il…

Le débat s’est, certes, amélioré en ces trois ou quatre jours de ce stage intensif de rattrapage de niveau en matière de géographie régionale pour que certains députés finissent par admettre leur incompétence et leur manque de légitimité pour trancher du sort de millions dhabitants et de tous les siècles passés: avec humilité et lucidité, ils furent assez nombreux pour regretter amèrement la méthode de gribouille d’un Gouvernement qui, tout en y mettant quelques formes (laisser les parlementaires débattre), veut passer en force car il n’a plus le temps d’un grand débat national fondé sur un vrai rapport d’expertise géographique qui aurait pu être demandé à la DATAR ainsi qu’à une commission nationale de géographes et d’historiens intégrant les doléances des populations concernées. Bref ! reproduire en 2014 la méthode qui a fonctionné en 1790 pour « départir » avec succès et sagesse les anciennes provinces d’Ancien Régime.

Certes, le gouvernement actuel, et François Hollande en tête, ont eu le courage de créer l’opportunité historique de réconcilier les géographies françaises pour plus de simplicité, d’efficacité et de solidarité: la méthode, hélas, n’est pas à la hauteur de l’ambition faute d’un courage suffisant pour dessiner une vraie carte des régions en affrontant toutes les grands barons électoraux: la méthode de fusionner des régions sans les démembrer ne fonctionne finalement que pour la Normandie !

Plus que jamais, dans ce débat essentiel qui va rebondir jusqu’à l’automne prochain ( seconde lecture au Sénat et à l’Assemblée Nationale), on aimerait bien que toutes ces excellences qui prétendent nous gouverner ou nous représenter puissent repondre sérieusement à la question suivante:

UNE REGION, C’EST QUOI ?

Justement, en Normandie, on a quelques éléments de réponses…

Nous vous invitons à découvrir ci-après, l’excellent article que nous propose Arnaud BRENNETOT, enseignant chercheur en géographie à l’Université de Rouen qui vient de paraître dans la revue « l’ESPACE POLITIQUE »


 

La Région : une notion ambigüe saisie à travers le cas normand

The French Region: an ambiguous notion seen through the Norman case
Arnaud BRENNETOT et Sophie DE RUFFRAY

RÉSUMÉS

Cet article vise, à partir du cas de la Normandie, à montrer comment, malgré les efforts d’institutionnalisation entrepris depuis une cinquantaine d’années (construction des régions administratives, actes successifs de la décentralisation), la notion de région demeure une réalité ambiguë, traversée par des significations hétérogènes qui compliquent son appropriation politique par les acteurs (élus, citoyens, médias). Une enquête réalisée en Normandie sur la perception politique que les élus ont de leur région montre que les différentes significations associées à la notion de région renvoient à des cadres spatiaux disjoints, générant des confusions et des contradictions géopolitiques durables. Les débats récurrents sur l’éventualité d’une fusion des régions Haute-Normandie et Basse-Normandie fournit une illustration significative des ambiguïtés et des blocages existants.

Pour lire la suite (texte intégral):

http://espacepolitique.revues.org/3150

Tour de France à la voile : Courrier Dunkerque 3 tire son épingle du jeu à Gruissan

Tour de France à la voile : Courrier Dunkerque 3 tire son épingle du jeu à Gruissan
Courrier Dunkerque 3 a remporté ce samedi 19 juillet la première étape de ralliement méditerranéenne de ce Tour de France à la Voile (60 milles entre Roses et Gruissan), de coefficient 2.

L’équipage a franchi la ligne à 15h09 après 8 heures de course. C’est la deuxième victoire d’étape de ralliement pour Daniel Souben et ses hommes après Dieppe / Granville.

La flotte s’est élancée ce matin à 7h09 de Roses dans des touts petits airs. Les bateaux ont du jouer avec les effets de pointes pour aller débusquer le moindre souffle d’air avant de pouvoir progresser à fond sous spi après le passage du Cap Creus. C’est l’équipage de Courrier Dunkerque 3 qui a su tirer son épingle du jeu. L’équipage leader conforte son avance sur Groupama 34 qui termine 3ème sur l’étape ralliement. Bretagne – Crédit Mutuel Elite grimpe sur la seconde manche du podium à Gruissan. Team Oman Sail coupe la ligne en 4ème position.

>> Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque 3
 
« Cela s’est joué dans la pétole dans la baie de Cadaquès juste avant le Cap Creus où nous avons réussi à distancer nos concurrents directs alors que nous étions bord à bord avec eux. Nous nous sommes bien battus dans cette partie de vent très très faible et nous avons eu un peu de réussite en redécollant avant les autres. Il fallait se dégager un peu de la côte donc nous avons essayé de le faire le plus rapidement possible. Le vent est rentré progressivement et nous avons tout fait sur un bord sous spi, donc c’était rapide et assez sportif.

Les points sont toujours bons à prendre mais cela aurait pu être mieux car à un moment les Omanais étaient devant Groupama 34. L’écart de points aurait pu être plus important. Quand le vent est très instable comme au début de cette manche, il y a toujours un minimum de chance mais il faut aller la chercher cette réussite. Nous étions du bon côté et nous savions que ce n’est pas là que le vent arriverait.

Hier, nous n’avons pas fait de mauvaise journée, mais nous avons perdu des points en ratant un peu nos départs. C’est forcément bien de reprendre un peu d’avance au classement car la course va être serrée jusqu’au bout. »

Le point sur les orages en Haute-Normandie

Le point sur les orages en Haute-Normandie
Les dégâts provoqués par les violents orages de vendredi soir sont importants en Haute-Normandie. Branches et fils électriques arrachés, maisons, commerces et caves inondés : le réveil a été rude ce samedi matin pour les sinistrés qui se comptent par centaines dans l’Eure et la Seine-Maritime.

Selon le dernier bilan communiqué ce samedi en début d’après-midi par le centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis27) de l’Eure, les 150 pompiers mobilisés sont intervenus quelque 334 fois depuis hier soir 19 heures. En Seine-Maritime, c’est une centaine de sorties qui a été comptabilisée, dont 70 au plus fort des orages hier soir à partir de 20 heures.

23 000 abonnés ont été privés d’électricité en Haute-Normandie, dont 22 000 dans l’Eure, selon ErDF, qui a mobilisé ses équipes pour la remise en état des réseaux au plus vite.

Le trafic ferroviaire sur la ligne Le Havre – Rouen – Paris a été perturbé vendredi soir. Le train de 19h58, bloqué à Bolbec à cause de branches d’arbres tombées sur une caténaire, est arrivé à Saint-Lazare avec près de 2h30 de retard. Dans le sens inverse, quatre trains ont dû être immobilisés avant la gare de Rouen, nécessitant l’acheminement des passagers à bord de bus et de taxis.

Météo France prévoit de nouveaux orages en Haute-Normandie et en Île de France dans la soirée et au cours de la nuit prochaine, aces de fortes rafales de vent. L’alerte orange devrait être levée dimanche matin.

Les belles mécaniques s’exposent ce dimanche

Fête de l’Andelle le 20 juillet avec le retour du rassemblement de véhicules anciens, animations et guinguette. Le lac de l’Andelle et le domaine de Forges accueilleront les équipages en costumes d’époque, des balades touristiques auront lieu toute la journée, et à partir de 14 h 30, les orchestres, illusionnistes, et autres attractions assureront l’animation. Sans oublier la […]

Avant tout…Avocat…! Lettre ouverte à Madame TAUBIRA

Ministère de la Justice
Madame Christiane TAUBIRA

Garde des Sceaux

1, place Vendôme

75001 PARIS

Cluny, le 18 juillet 2014

            Madame La Garde des Sceaux, chère Madame,
Au terme d’un long débat intérieur, j’ai pris la décision de vous présenter ma démission de mes fonctions au sein du Conseil National de l’Exécution des Peines.

Cette décision n’a pas été facile à prendre, loin de là.

En effet, jusqu’ à présent, je n’avais que des raisons d’être en concordance avec votre action et vos objectifs

Tout d’abord, à titre personnel, quelle n’a pas été ma joie lorsque j’ai reçu un appel téléphonique de votre Conseiller Pénitentiaire, me demandant si j’acceptais de participer à ce Conseil que vous souhaitiez créer, comprenant des personnalités prestigieuses, sachant que j’étais le seul Avocat siégeant à ce titre, mon confrère DE KERKHOVE, intervenant en qualité de Présidente de l’INAVEM.

J’étais heureux de bénéficier de la possibilité de m’investir à un autre niveau, de porter mes quelques idées avec l’espoir qu’elles soient  entendues…

Déjà, dans le cadre de la Commission Interministérielle Santé-Justice, créée à votre initiative et à celle de Madame le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, j’ai eu la possibilité de porter quelques idées en matière d’aménagements de peine pour raison médicale dont certaines ont été retenues par la Commission et figurent dans le rapport qui vous a été remis.

Ensuite, le 13 février 2014, je n’oublierai sans doute jamais le moment  où je vous ai vue, vous, Madame la Garde des Sceaux, monter à la tribune du Sénat pour soutenir ma proposition de Loi portant création d’une procédure de suspension de détention provisoire pour raison médicale, soumise au vote des sénateurs et adoptée à l’unanimité ce jour-là !

Pour terminer, cette même proposition de Loi, transmise à l’Assemblée Nationale, sauf erreur de ma part, a fait l’objet d’un amendement, intégré dans la réforme pénale a été adopté par les députés.

Nonobstant l’absence complète des longues peines dans la réforme pénale, au motif que cette Loi ne concerne que les courtes peines alors que certaines modifications auraient permis de « fluidifier » considérablement le flux des aménagements de peine pour les premières, (assouplissement de l’article 730-2 du CPP, s’agissant des libérations conditionnelles pour raison médicale, admission du placement extérieur au rang des conditions probatoires prévues par ce même article, réforme du dernier alinéa de l’article 729 du CPP, permettant ainsi aux personnes âgées de plus de 70 ans purgeant une peine de sûreté de bénéficier des  mêmes possibilités d’aménagements de peine que les autres, ce, conformément au souhait du législateur qui entendait que toutes les personnes âgées de plus de 70 ans puissent demander une libération conditionnelle sans condition de délai dès lors que leur prise en charge était organisée et qu’aucun risque grave de récidive n’était à craindre), je n’avais donc aucune raison d’éprouver un quelconque état d’âme.

Or, malgré tout, il demeure que je suis avant tout Avocat.

Et, en tant qu’Avocat, je ne puis qu’être profondément ému du sort qui nous est fait actuellement.

Tout d’abord, l’Aide Juridictionnelle et le combat que ma profession a mené et mènera encore afin que tous puissent accéder à une réelle défense dans des conditions dignes pour tous.

J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur ce sujet dans le livre dont je vous ai remis un exemplaire, lors de la deuxième réunion du CNEP et dont j’ai la faiblesse de penser que vous l’avez lu.

Dans ce livre, j’ai tenté de témoigner de l’extrême fragilité de nombre de cabinets d’Avocats, écrasés par les charges, pour certains (en grand nombre) rémunérés (plutôt indemnisés) essentiellement au titre de l’aide juridictionnelle et, donc, travaillant le plus souvent à perte.

J’ai témoigné de l’indigence de l’indemnisation de certaines missions, comme, par exemple, dans le cadre de l’application des peines.

Cet exemple est topique de l’hypocrisie qui consiste, d’un côté à prétendre que l’Avocat participe à l’élaboration du projet d’aménagement de peine » (circulaire d’application de la Loi du 15 juin 2000) ce qui signifie qu’il doit (devrait) s’investir très en amont dans le processus de l’application des peines et, d’un autre côté lui dénier les moyens financiers en ne l’indemnisant qu’à hauteur de 4 unités de valeur, soit moins de 100 € !

En outre, et de façon récurrente, reste à régler la question du montant même de l’Unité de Valeur…

Ayant participé à la manifestation nationale du 7 juillet dernier, au milieu de milliers de mes confrères, à Paris, j’ai ressenti ce sentiment d’unité qui nous relie tous quelle que soit notre ancienneté, Avocats de base comme moi-même, Bâtonniers, tous unis par un même serment dont vous connaissez parfaitement les termes.

Or, à peine rentrés dans nos cabinets, nous avons entendu Monsieur Montebourg s’exprimer pour fustiger certaines professions du Droit, dites réglementées, accusées par lui de « capter » la fortune des français !

Selon lui, ces professions, dont les Avocats, seraient en situation de monopole et en profiteraient pour s’enrichir sur le dos de nos compatriotes !

Comme vous le savez parfaitement, la profession d’Avocat ne bénéficie en aucune façon d’une situation de monopole ! L’accès  à la profession ne fait l’objet d’aucun numerus clausus et, d’ailleurs, personne n’a jamais songé sérieusement à en instaurer un.

Nul besoin d’un Décret pour créer un cabinet d’Avocat.

Nos honoraires ne sont pas soumis à un tarif et la concurrence est bien réelle…

Nos clients, d’ailleurs, le savent très bien qui, très fréquemment, changent d’Avocat comme de chemise et n’hésitent souvent pas à consulter l’un d’entre nous pour contrôler le travail de leur propre conseil!

Qui, ne serait-ce qu’une seconde, songerait à critiquer les médecins et à les accuser de profiter d’une situation de monopole ?

Comme le médecin soigne, l’Avocat, après une formation longue et pointue, dans le strict respect de son serment, « Je jure, comme Avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité », conseille, favorise, grâce à ses compétences, l’accès au juge. Il exerce les Droits de la Défense, principe à valeur constitutionnelle, le tout dans des conditions économiques le plus souvent précaires….

Et l’on ose parler de captation ?

Lorsque je me rends une journée entière dans un établissement pénitentiaire, où que ce soit en France, pour rencontrer des clients détenus, je n’ai pas le sentiment de capter leur richesse !

Lorsque mes confrères, partout en France, interviennent quotidiennement dans le cadre de permanences pénales, le plus souvent au titre de l’aide juridictionnelle, je ne pense pas qu’il soit possible de les soupçonner de vouloir s’enrichir et de peser sur le patrimoine des Français !

Compte tenu de ce débat toujours d’actualité, tant qu’une solution pérenne et acceptable par tous n’aura pas été dégagée, à propos de l’aide juridictionnelle, le fait de nous accuser de capter les revenus des français relève de la plus flagrante injustice, voire d’une opération de pure démagogie !

De très nombreux confrères se sont élevés contre ces accusations, manifestement infondées et d’autant plus injustes qu’elles proviennent de quelqu’un qui a été un de nos confrères !

Personnellement, j’ai été atterré par ces propos, réitérés le lendemain sur une radio publique et, paraît-il, étayés par un rapport émanant du ministère des finances dont personne, parmi les principaux intéressés, n’a eu connaissance !

Mais, finalement, ce qui m’a le plus choqué, c’est, sauf erreur de ma part,  l’absence totale de soutien de la part de la Chancellerie !

Vous êtes, après tout, notre Ministre !

Qu’avons-nous entendu, provenant de la Place Vendôme ?

Là encore, sauf erreur de ma part, rien !

C’en est trop!

Voilà ici, résumées, les raisons pour lesquelles je vous présente ma démission.

Je ne sais si ce courrier que j’ai rédigé sous la forme d’une lettre ouverte, vous sera remis ;  je l’espère sincèrement afin que vous puissiez prendre connaissance du témoignage qu’il contient, celui d’un Avocat ordinaire, dépendant pour une part non négligeable de l’aide juridictionnelle et révolté par les accusations dont fait l’objet sa profession qui procède de plus en plus du sacerdoce.

Oserais-je espérer une réponse ?

Dans cette attente, malgré tout,

Je vous prie d’agréer, Madame la Garde des Sceaux, l’expression de mes sentiments respectueux.

                                                           Etienne NOËL

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