REFORME TERRITORIALE: le bilan d’étape du député réunificateur Alain TOURRET

Dans le dernier numéro de sa lettre d’information (N°42 29/07/14), le député PRG du Calvados Alain TOURRET, vaillant défenseur depuis des années, de la réunfication de la Normandie, revient non sans une légitime satisfaction sur la première lecture de la réforme territoriale à l’Assemblée Nationale les 17, 18 et 19 juillet dernier…

 

RÉFORME DE LA CARTE DES RÉGIONS

La Normandie enfin réunifiée

Tant au sein de la commission des Lois qu’en séance, lors de l’examen du projet de loi relatif à la délimitation des régions, Alain Tourret a été très actif pour défendre la réunification de la Normandie et pour veiller à ce que Caen ne fasse
pas les frais de cette fusion des deux régions actuelles. Retour sur un travail parlementaire constructif.

Alain Tourret, la nouvelle carte des régions françaises vous satisfait-elle ?

Oui. Depuis 1981, nous avons manqué toutes les occasions de réforme des territoires : en 1997 avec la gauche, en 2002 avec la droite, en 2012 alors que nous avions tous les pouvoirs. La carte des territoires était devenue obsolète. Cette réforme est donc courageuse et elle marquera la France pour les décennies à venir. J’ajoute que la carte initiale a été
opportunément modifiée avec la fusion du Poitou-Charentes et de l’Aquitaine, que j’ai soutenue. 

Et surtout elle réunifie la Normandie… 

La réforme permettra effectivement à la Normandie d’être enfin réunifiée, de retrouver sa force d’entreprise, de devenir le port et l’ouverture de l’Ile-de-France sur le monde. Je me suis opposé avec force à tous les amendements cherchant à assembler la Normandie avec la Picardie et éventuellement la région Nord-Pas-de-Calais. C’est la Normandie, toute la
Normandie et rien que la Normandie ! Ce rapprochement pour lequel je lutte avec Hervé Morin depuis plus de vingt ans devient enfin possible.

On ne sera jamais assez reconnaissants au président de la République de nous avoir donné l’occasion de trancher ce nœud gordien qui étrangle nos deux régions depuis si longtemps.Depuis 911 et le traité de Saint-Clairsur-Epte, leur histoire était pourtant commune. Mais en 1955, un préfet, chargé de préparer une réforme territoriale qui sera réalisée par
simple décret, a décidé de couper la Normandie en deux. Puis deux personnalités politiques éminentes de la droite, Messieurs Lecanuet et d’Ornano, l’un démocrate -chrétien, l’autre républicain indépendant, jugeant la solution excellente, ont décidé de structurer autour d’eux chacune de ces deux régions, favorisant ainsi leur séparation progressive.

La division fut surtout institutionnelle…

Les deux régions normandes possèdent de nombreuses structures communes comme le Comité régional du tourisme, que j’ai présidé, ou la Chambre régionale d’agriculture.Les acteurs économiques ont compris depuis longtemps que l’axe formé par la Seine peut féconder cette région.

Une dernière difficulté subsiste : le choix de la future capitale régionale…

J’ai proposé au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et au ministre chargé de la réforme territoriale André Vallini, venus présenter le projet à la commission des Lois le mardi 8 juillet, que Caen soit retenue comme capitale de la Normandie réunifiée. Dans le rapport que j’avais remis en 2009 au président de la Région de Basse -Normandie, je
soulignais déjà les atouts de Caen. Il me semble qu’au moment où l’on souhaite absolument la proximité entre le lieu de décision et les habitants, ce choix s’impose naturellement, tant la centralité de Caen et son accessibilité sont des atouts
incontestables. D’ailleurs, tous les chefs d’État du monde entier, en venant à Caen le 6 juin 2014, ont implicitement ratifié ce statut de capitale régionale.Si nous faisons des régions en méconnaissant les principes de proximité et de centralité, elles seront refusées. Si nous ne faisons des régions qu’autour des métropoles, sans prendre en compte les territoires,
elles seront refusées. Les critères de centralité et de proximité sont essentiels.

Est-ce un argument recevable par les Rouennais ?

Je ne suis pas pour une concentration de tous les pouvoirs et tous les services dans une même ville,  c’est pourquoi j’ai défendu et fait voter un amendement permettant que la même ville n’accueille pas obligatoirement l’assemblée régionale et la préfecture de région. Ce que nous voulons, c’est offrir la possibilité d’imaginer et faire en sorte que chacun s’y retrouve. Si chacun ne s’y retrouve pas, cette réforme sera rejetée.
Ainsi, éventuellement la préfecture de la future normande pourrait être installée à Rouen et l’Assemblée régionale, avec ses services, à Caen.On m’a opposé qu’une loi ne permettrait pas de dissocier l’assemblée régionale et la
préfecture de région parce que cela ruinerait un peu la rapidité que l’on attend de l’État en matière de contrôle de légalité. Franchement, de qui se moque-t-on ? Nous ne sommes plus en 1870 où l’on ne pouvait gagner la préfecture qu’à cheval. Maintenant, tout se fait par internet et, bien évidemment, l’argument ne tient pas.

Quand ce choix de la capitale régionale interviendra-t-il ?

Ce choix devra être déterminé préalablement à la date des futures élections, prévues avant la fin de l’année 2015. Les élus et les Normands doivent donc se mobiliser pour faire entendre leurs arguments.


 

Lire aussi l’intervention d’Alain TOURRET dans le Figaro (25/07/14):

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/07/25/31001-20140725ARTFIG00001-reforme-territoriale-en-progres-mais-peut-mieux-faire.php

FIGAROVOX/TRIBUNE – Après avoir pesté contre le mille-feuille territorial pendant des années, les Français ne peuvent pas refuser la réforme que propose François Hollande, plaide le député radical de gauche du Calvados Alain Tourret.

REFORME TERRITORIALE: EN PROGRES MAIS PEUT MIEUX FAIRE !

Alain Tourret est député du Calvados, maire de Moult et président de la fédération du Calvados du Parti radical de Gauche.


François Hollande a pris tous les risques en décidant de ramener les régions de vingt-deux à treize.Il fallait affronter les résistances locales, répondre aux demandes des Bretons et des Picards. Tous étaient mécontents! Les Alsaciens , pour leur part, invoquaient l’histoire, les obligations de la France affirmées en 1919 après avoir recouvré cette province perdue au lendemain de la défaite de 1870. Les plus heureux sont les Normands, qui ont bien failli être ligotés avec la Picardie et le Nord-Pas-De-Calais, tant la peur de voir Marine LE PEN devenir présidente de région aveuglait.

« La France est un vieux pays conservateur, marqué par le jacobinisme et la défense des droits acquis. Les féodaux, barons de droite et de gauche, n’ont toujours eu qu’une ambition : assurer la pérennité de leurs fiefs et en créer d’autres. »

Le président de la République n’a pas cédé, et c’est méritoire. La France est un vieux pays conservateur, marqué par le jacobinisme et la défense des droits acquis. Les féodaux, barons de droite et de gauche, n’ont toujours eu qu’une ambition: assurer la pérennité de leurs fiefs et en créer d’autres. En deux siècles, la France est devenue, seul cas en Europe, la reine du mille-feuille territorial et a empilé des structures territoriales jusqu’à s’en goinfrer: communes, intercommunalités, pays, régions, métropoles, sans oublier les syndicats intercommunaux. Les fusions de communes sont inexistantes. Bien au contraire, l’on continue, au son des fifrelins, à inaugurer des mairies qui sont ouvertes deux ou trois heures par semaine.

Présidents, vice-présidents, conseillers délégués, maires, élus régionaux et départementaux se réunissent par habitude ou par plaisir. Sans oublier de toucher des indemnités qui peuvent,dans le monde rural, constituer un complément de la retraite agricole quel que soit le dévouement des uns et des autres. Pour parachever cette course à l’immobilisme, n’oublions pas les référendums locaux qui ont pour fonction essentielle de détruire les quelques tentatives réformatrices, comme en Alsace où le front du refus, composé du Front de gauche, du Front national et de Force Ouvrière, a mis fin à un beau projet réunissant les deux départements et la région Alsace en une seule entité.

« Au moment du vote solennel en séance publique, seuls 87 députés sur 577 se trouvaient dans l’Hémicycle. Un chiffre ridicule, qui abaisse le Parlement. »

La réforme territoriale engagée par le gouvernement de Manuel Valls mérite donc d’être saluée. Certes, la méthode est critiquable. L’absence de consultation, les bégaiements du chef de l’État, les maladresses du parti majoritaire, les excès des sénateurs qui se sont tiré une balle dans le pied en ne proposant aucune carte des nouvelles régions alors même que la Constitution leur en donne le pouvoir. La carte des treize régions arrêtée par François Hollande est inachevée. Le Centre et les Pays de Loire ont vocation à s’unir alors qu’ils restent seuls. Or, cette carte n’évoluera que peu ou pas du tout d’ici la fin des débats au Parlement.

Pour tout arranger, à l’Assemblée nationale, lorsque la commission des lois s’est prononcée sur la réforme, aucun député UMP de la commission n’était présent! Et, au moment du vote solennel en séance publique, seuls 87 députés sur 577 se trouvaient dans l’Hémicycle. Un chiffre ridicule, qui abaisse le Parlement. Combien étaient-ils, les membres de la Constituante, en 1789, lorsque fut adoptée la loi de création des départements?

Il reste que, malgré ces imperfections, la réforme territoriale est riche d’espoirs. J’ai été vice-président du conseil régional de Basse-Normandie en charge de la culture puis des affaires internationales et du tourisme de 2004 à 2012. Je peux affirmer que, si les deux Normandie avaient été réunifiées à l’époque, des économies incontestables auraient été réalisées et l’action de la région aurait été plus efficace. Bernard CAZENEUVE, maire de Cherbourg, a fusionné sa ville avec la commune voisine d’Octeville. L’économie de frais de fonctionnement a dépassé les 25 %.

Le projet de loi adopté par l’Assemblée n’est que la première pierre de la pyramide. Il faudra, dans les mois à venir, fusionner les communes de moins de mille habitants, supprimer les pays et les syndicats intercommunaux. Restera le problème des départements. Ils sauveront sans doute leur existence, au moins dans les régions rurales, s’ils démontrent leur capacité à se réunir. En Normandie, les trois départements bas-normands pourraient fusionner, de même que les deux départements haut-normands. Une nouvelle répartition des compétences des collectivités territoriales – pourquoi ne pas s’inspirer du modèle Corse? – viendra renforcer les pouvoirs des régions. Quant au choix de la capitale de chaque région, il donnera lieu à de solides empoignades. Ayons le courage de dire que la préfecture de région n’a pas obligatoirement vocation à se trouver dans la commune où siège le conseil régional. Tout serait plus simple si on ne voulait pas imposer partout le même modèle. Un jardin à l’anglaise vaut bien un jardin à la française.

La France ne restera pas le canard boiteux de l’Europe. Notre pays a toujours été en retard d’une guerre. Que la France montre enfin l’exemple ne peut que nous satisfaire. Il faut permettre l’émergence d’un affectio societatis, d’un bonheur de vivre ensemble. Alors, on réconciliera les Français et la politique au moment où ils sont tentés par l’ivresse des extrêmes.

Alain TOURRET

Dernière livraison de la revue « Etudes Normandes »: les politiques de santé publique en Normandie

L’Etoile de Normandie vous signale la parution du nouveau numéro de la revue « Etudes Normandes » (juillet 2014) éditée par les presses universitaires de Rouen et du Havre. Dans ce dernier numéro de cette revue toujours aussi captivante à lire pour tout lecteur curieux et passionné par les réalités normandes, la plupart des articles font le bilan sans concession des politiques publiques de santé et du handicap en Normandie…

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Au sommaire de cette dernière livraison:

(pour une lecture plus simple et rapide, certains titres de la liste ci dessous sont de notre cru…)

La prise en charge des patients cancéreux (Johan LE FEL / Olivier RICAL)

L’accueil des étudiants handicapés (Daniel MELLIER)

L’accueil des enfants handicapés en crèche et à l’école maternelle (Diane BEDOIN / Martine JANNER-RAIMONDI)

L’épidémie de Choléra de 1832 à Rouen (Eric DAUDE / Emmanuel ELIOT)

Les pouvoirs publics face aux risques cancérogènes et reprotoxiques (Emilie LEGRAND)

Les jeunes de 18 à 25 ans à la dérive… (Jean-Michel COQ / Anne GOLSE / Anaïs DUBOIS / Pierre ROQUEBERT / Virginie RICHARD)

La démocratie sanitaire en Haute-Normandie (Nicolas PLANTROU / Mathieu MONCONDUIT)

Un observatoire régional de santé: pour quoi faire? (Yvon GRAIC)

La Jouvence de l’Abbé Souris et l’eau des Jacobins (Jacques MARCHAND)

 

A lire aussi, sur l’actualité du dossier normand dans ce numéro:

Les insuffisances de la coopération métropolitaine en Normandie (Arnaud BRENNETOT)

La métropole rouennaise: passer du statut à la réalité (Antoine LAFARGE avec le CESER de Haute Normandie)

Et last but not least…

« Dynamiques normandes et réalités parisiennes du Parti socialiste en Seine-Maritime depuis les années 1970 » (Antoine RENSONNET)

S’agirait-il d’une petite histoire de la Fabiusie?

La revue « Etudes Normandes » est en vente dans toutes les bonnes librairies de notre région au prix de 19 euros.

 

 

 

NORMANDIE HORSE SHOW de Saint Lô: comme un prologue aux Jeux Equestres Mondiaux

Cette année, le grand rendez-vous annuel équestre du haras national de Saint Lô prend une ampleur inattendue: le « Normandie Horse Show » rendez-vous international de l’équitation sportive de haut niveau devient, de fait, le véritable prologue des Jeux Equestres Mondiaux qui vont s’ouvrir à Caen dans moins de quatre semaines…

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Commentaire de Florestan:

Le cheval est peut-être en train de sauver l’image de Saint-Lô: le 70ème anniversaire de la Libération de 1944 à Saint-Lô, ça ne passe toujours pas ! 

RIGUEUR BUDGETAIRE: ça grogne à la CCI de Normandie !

L’Etat n’a plus un sou vaillant et les têtes pensantes du ministère de l’Economie et des Finances cherchent les gaspillages dans tous les recoins: à défaut de chercher dans le labyrinthe de Bercy, l’Inspection Générale des Finances a commis un gros rapport qui s’en prend à certaines professions réglementées (par exemple, les pharmaciens, les notaires, les taxis etc…) mais avant cela, c’était le réseau consulaire qui était déjà dans le colimateur des crânes d’oeufs du seul grand ministère d’Etat qui compte (dans tous les sens du mot !): suite au rapport au vitriol commis par Jean-Jack Queyranne (ndlr: président PS de la région Rhône-Alpes) qui pointait en 2012 des coûts de fonctionnement des CCI et des rémunérations de présidents de chambre disproportionnés par rapport aux services réellement rendus aux entreprises cotisantes, le rapport de l’IGF préconise de réduire drastiquement le budget alloué par l’Etat au réseau consulaire et de pousser les CCI à se regrouper et à fusionner.

C’est précisément avec un certain courage ce que les deux CCI régionales normandes ont commencé de faire depuis plus de trois ans avant que Bercy n’en donne l’injonction à tous: c’est pourquoi lorsque Arnaud Montebourg annonce qu’il pourrait s’appuyer sur les recommandations du fameux rapport de l’IGF, cela suscite une certaine colère d’autant plus légitime chez les CCI les plus conscientes et les plus volontaires pour se réformer et fusionner…

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Commentaire de Florestan:

On comprend le coup de gueule venant de la part de Jean-Claude Lechanoine qui a fait preuve d’un certain courage et d’une haute dose de bonne volonté avec son collègue haut-normand pour imposer la fusion normande.

Cependant, s’il y a, en haut-lieu, de sérieuses inquiétudes sur la dérive financière des CCI, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Aussi nous nous permettrons de nous interroger sur les véritables raisons pour lesquelles l’actuel président de la CCI de Caen refuse de fusionner avec les CCI de la Manche et de l’Orne (Flers -Argentan) pour former la grande CCI « Ouest-Normandie » qui était, à l’origine, prévue dans la cartographie d’une future CCI régionale normande unifiée…

NORMANDIE 1944 – 2014: une réunification bien méritée !

A nouveau nous revenons sur le principe que l’obtention de l’unité normande en 2014 dans le cadre de l’actuelle réforme territoriale est une réparation morale pour la destruction des villes normandes, pour les souffrances subies par les populations civiles normandes et une reconnaissance, tardive ! du rôle héroïque et essentiel des résistants normands dans le rétablissement de la souveraineté française sur territoire métropolitain à la Libération en 1944…

Sans plus de commentaires, nous vous invitons à découvrir et à partager avec piété le témoignage d’une normande toujours vivante et qui, depuis 1944, ne s’est « jamais reconstruite » (Ouest France, édition de Cherbourg, le 31 juillet 2014)

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Ci après, le texte de notre tribune parue dans l’édition du 29 juillet 2014 de La Manche Libre qui pose le principe que la réunification octroyée par le Président de la République en 2014 est une réparation morale pour le sacrifice des Normands en 1944:

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Plages près de Rouen

Sorties à la plage : entre falaises, galets et sable fin Rouen et la Normandie, c’est près de la mer. Alors quand on y est, l’envie de sortir le parasol, les raquettes de plages, le ballon de beach volley ou la simplement le maillot de bain et la serviette arrive. L’air de la mer va … Lire la suite

La fin du gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces ?

Le Monde.fr | 31.07.2014  | Par Audrey Garric

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, qu’ils qualifient de « fléau de notre société de consommation », soixante-trois députés de tous bords politiques ont déposé, mercredi 30 juillet, une proposition de loi pour contraindre les grandes surfaces de plus de 1 000 m2 à donner leurs invendus alimentaires encore […]

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Le site de la Ville de nouveau accessible

Après plusieurs semaines de maintenance, le site internet de la Ville de Gournay est de nouveau accessible. Pour mémoire, il n’était plus en service depuis le mois d’avril. L’ancien maire Jean-Lou Pain s’en était d’ailleurs ému lors d’un conseil municipal fin avril. « C’était votre outil de communication et nous voulons maintenant remettre la main dessus. […]

Hommage à Jean Jaurès


Hommage à Jean Jaurès Ce jeudi 31 juillet 2014, une trentaine de personnes s’était donnée rendez-vous avenue Jean Jaurès pour honorer sa mémoire et fleurir la plaque. A l’occasion de ce moment de recueillement François-Xavier Durand a prononcé un discours au nom de la commission exécutive de[…]

Hommage à Jean Jaurès

Une soixantaine de personnes étaient réunies hier à 18 heures à l’angle des rues Jean-Jaurès et de la République, à Saint-Étienne-du-Rouvray, pour commémorer le centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès. Étaient principalement présents des élus, militants, sympathisants communistes, et quelques personnes du voisinage.
Josiane Romero, journaliste et ancienne élue stéphanaise, Pascal Le Cousin, conseiller municipal et Joachim Moyse, premier adjoint, ont rendu hommage au dirigeant socialiste en lisant plusieurs extraits de ses discours, professions de foi électorales et de l’éditorial paru dans le premier numéro de l’Humanité, journal dont Jaurès fut le fondateur en avril 1904, et directeur jusqu’à sa mort.
Les élus ont notamment évoqué les combats de l’homme politique. Ils ont cité son action pour les réformes sociales et la paix, son soutien, à sa création en 1913, à l’impôt sur le revenu, « progressif et global », son engagement total pour les services publics et la classe ouvrière, ainsi que ses appels pour « abaisser à 60 ans l’entrée en jouissance de la retraite pour l’ensemble des salariés [et] de l’abaisser au dessous de 60 ans pour les salariés des industries particulièrement insalubres ou épuisantes », toutes choses demeurant, un siècle plus tard, ont-ils ajouté, d’une brûlante actualité.
Joachim Moyse s’est alors adressé « à ceux qui usurpent le nom de Jaurès », ainsi qu’au Président et au premier ministre qui « n’en font pas leur principale référence, lui préférant Clémenceau mais le Clémenceau de la répression antisociale et du jusqu’au boutisme guerrier », les accusant d’accepter « les pires reculs au nom du réalisme et de l’impuissance politique ».
L’élu a terminé son discours en rappelant qu’au moment où les mots de socialisme et de gauche « deviennent des gros mots, a-t-il dit, il faut les répéter sans relâche. »
Nicole, une ancienne riveraine de la rue Jaurès, revenue pour l’occasion, a pour sa part rendu hommage au grand homme en ces termes : « Il s’est battu pour que le capitalisme n’ait pas tous les droits ».
Jean Jaurès a été assassiné la veille de la mobilisation générale, le 31 juillet 1914, au café du Croissant, à Paris, à deux pas du siège du journal L’Humanité. Son assassin, Raoul Villain, fut immédiatement arrêté, mais, malgré les promesses du président du Conseil René Viviani (« L’assassin a été arrêté, écrivait-il dans un manifeste publié le lendemain dans la presse, il sera châtié »), il sera acquitté en 1919 après avoir été emprisonné pendant toute la guerre, échappant ainsi au massacre général…

Sortie de route et tonneaux : un blessé

Un accident s’est produit en début d’après-midi ce vendredi 1er août 2014 sur la route de Savignies à Ferrières-en-Bray. Un homme originaire de la région de Gournay a fait une violente sortie de route. Au volant d’un pick up de marque Toyota, il a d’abord heurté un poteau téléphonique avant de basculer dans le fossé […]

Tribunal correctionnel de Rouen : 6 ans de prison ferme requis contre le chauffard de la Sud III

Tribunal correctionnel de Rouen : 6 ans de prison ferme requis contre le chauffard de la Sud III
Le jugement du tribunal correctionnel de Rouen est attendu d’un moment à l’autre. Une peine de 6 ans de prison a été requise par le ministère public à l’encontre de l’automobiliste, à l’origine d’un accident sur la Sud III ayant entraîné la mort de ses deux passagers. Lui-même a été grièvement blessé, mais il s’en est sorti.

Ce dimanche 22 juin, Aziz, 45 ans, avait consommé beaucoup d’alcool : les analyses ont révélé un taux de 1,71 gramme d’alcool par litre de sang. Il circulait au volant de sa Renault Clio, en compagnie de deux amis, comme lui originaires de l’Eure.

A contresens depuis au moins 9 kilomètres

Le drame s’est produit sur la Sud III, à hauteur de la bretelle de Petit-Couronne. Inévitable. La Clio roulait à contresens « depuis au moins 9 kilomètres », selon l’enquête de police. Ce qui devait arriver, est arrivé : la voiture a percuté de plein fouet une Seat Léone qui arrivait en face (dans le bon sens de circulation, en direction de l’A13). Le choc a été violent, la Clio a fait des tonneaux et s’est immobilisée sur le toit. Les deux passagers, âgés de 45 et 42 ans, ont été tués sur le coup.

Devant le tribunal correctionnel de Rouen ce vendredi après-midi, Aziz a évoqué le « trou noir ». En clair, il ne se souvient de rien.

90 000 € de dommages et intérêts ?

La substitute du procureur lui a rafraîchi la mémoire. Le quadragénaire conduisait sans assurance et sans carte grise. En 2013, il a été jugé par deux fois pour conduite en état d’alcoolémie par le treibunal correctionnel d’Evreux.

Et puis, il y a, dans son casier judiciaire, cette condamnation à 15 ans de réclusion criminelle prononcée en 2002 par la cour d’assises d’Indre et Loire, pour tentative d’assassinat.

Les parties civiles, représentants les intérêts des familles des deux victimes et du conducteur dont la voiture a été percutée, ont réclamé en tout 90 000€ au titre des dommages et intérêts.

Dernière minute. le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en prononçant une peine de six ans de prison ferme et mandat de dépôt. Aziz a dix jours pour faire appel de ce jugement.

31 juillet – Paris, Caudebec-lès-Elbeuf : commémoration du centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès

Hommage de la France à Jean Jaurès. Dans les grandes villes comme dans de nombreux villages, évènements et initiatives étaient organisés – expositions, lectures de discours et de textes, allocutions -, manifestations mêlant la parole et le silence, rassemblant les générations, mobilisant au cœur de l’été citoyens et militants politiques, syndicaux, associatifs. Le matin, je […]

Elbeuf : interpellé dans une cave en train de confectionner des doses d’héroïne

Elbeuf : interpellé dans une cave en train de confectionner des doses d'héroïne
Au cours d’une opération de contrôles renforcés mise en place sur réquisition du parquet, un jeune Elbeuvien de 21 ans a été interpellé alors qu’il était en possession de 99 grammes d’héroïne, 7 grammes de cocaïne, 470€ en espèce.

Jugé ce vendredi après-midi, pour trafic de stupéfiant, devant le tribunal correctionnel de Rouen, il a écopé d’une peine de 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. A l’audience, il a expliqué avoir une dette envers un dealer et que c’est pour le rembourser qu’il  revendait lui-même de la drogue.

Surpris à confectionner des « bonbonnes » d’héroïne

Les faits remontent à mardi 29 juillet, en milieu d’après-midi. De nombreux policiers dont ceux de la compagnie départementale d’intervention (CDI) investissent le quartier du Puchot, à Elbeuf. Les parties communes et les caves des immeubles sont passés au peigne fin.

Au cours de cette « visite », les policiers tombent tout à fait par hasard sur un homme qui s’affère, dans une cave de l’immeuble Flandre, rue de la Rochelle, à confectionner des bonbonnes d’héroïne. A la vue des gardiens de la paix, le suspect prend la fuite et abandonne sur place une balance de précision, ainsi trois téléphones portables. L’individu ne va pas bien loin : des fonctionnaires de la CDI le « cueillent » à la sortie de l’immeuble. Il est trouvé en possession de 106 grammes de poudre (cocaïne et héroïne), d’une valeur à la revente de près de 2 000€.

Le jeune homme, originaire du quartier, est placé en garde à vue. Lors de la perquisition à son domicile, rien de compromettant n’est retrouvé.

Une liste de clients dans son téléphone portable

Auditionné par les policiers de la brigade de stupéfiants, le mis en cause reconnait avoir écoulé quelque 50 grammes d’héroïne et 5 grammes de cocaïne, au cours des trois dernières semaines, uniquement pour se faire de l’argent, n’étant pas lui même un consommateur.

Les trois téléphones portables retrouvés dans la cave ont permis aux enquêteurs d’identifier, grâce à une liste de noms répertoriés dans l’un d’eux, d’interpeller six de ses clients. Ces derniers ont été auditionnés, puis laissés libres.

La marchandise et l’argent ont été saisis : la drogue sera incinérée prochainement, tandis que les 470€ seront remis au Grasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués).

Déjà condamné à 1 ans de prison

Le jeune trafiquant présumé a été déféré au parquet jeudi, en vue d’une comparution immédiate ce vendredi. Il encourait la révocation d’un sursis : il a été condamné à 1 an de prison avec sursis et mise à l’épreuve, il y a quelques mois, déjà pour trafic de stupéfiants.

A signaler qu’un cours de cette opération, les policiers ont également saisi, dissimulée dans une cave, une plaquette de 100 grammes de résine de cannabis. 

Discours parlementaire de Jean Jaurès sur l’idée socialiste

A l’occasion des 100 ans de la mort de Jean Jaurès, retrouvez le discours qu’il a prononcé le 3 juillet 1897 sur l’idée socialiste : Messieurs, si j’étais capable – et je ne le suis point – d’apporter ici une grande nouveauté, je crois bien que je m’en garderais. II y a aujourd’hui dans le monde – […]

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