Annulation d’une demi-journée d’école : « La provocation de trop du gouvernement aux élus locaux »

3 octobre 2014
Par

Alors que les maires ont largement été mis à contribution avec la réforme imposée des rythmes scolaires, sommés d'organiser et d’assumer financièrement le temps périscolaire, la ministre de l’Education nationale, Najat VALLAUD-BELKACEM, leur demande aujourd’hui de prendre en charge une demi-journée d'école «libérée» dans le cadre de la grande consultation sur les programmes scolaires !

Cette annonce faite le 22 septembre dernier, de la consultation des équipes enseignantes sur une demi-journée prise sur le temps scolaire, est tout bonnement scandaleuse ! En effet, durant cette demi-journée, les élèves ne seront pas pris en charge par l'école. Le ministère laisse donc la charge aux communes d’assurer l’accueil des élèves.

En Seine-Maritime, ce ne sont pas moins de 582 communes dotées d’écoles qui seront touchées par cette décision. Dans un courrier adressé aux maires en date du 26 septembre dernier, l’inspection académique annonce que les « enseignements dispensés habituellement le vendredi après-midi ne seront pas assurés » le 10 octobre prochain et les contraint « de prendre toutes les mesures utiles au bon déroulement de cette opération ».

Comme l’ensemble des élus locaux, et notamment des maires ruraux, j'estime cette décision arbitraire inacceptable. Les maires, respectueux des lois et décrets de la République, ont assumé leur responsabilité sur ce temps périscolaire, aussi bien que possible, avec souvent de maigres moyens. Aujourd’hui, les maires refusent de se substituer à l'État pour l'exercice des responsabilités et missions de l'Éducation nationale.

A nouveau, la méthode du gouvernement est à déplorer » souligne la sénatrice. « Il en est assez du mépris qui ne cesse de faire émerger des difficultés supplémentaires pour les élus faisant craindre un accroissement des inégalités entre les territoires.

FacebookTwitter

Archives