Nicolas Mayer-Rossignol attend de l’Etat la “prime du bon élève“

(fil-fax 10/10/14)

Alors qu’il prépare le budget 2014, dernier de la Région de Haute-Normandie avant sa fusion avec la Basse-Normandie, le président du conseil régional négocie avec l’Etat le Contrat de plan 2014 – 2020. Nicolas Mayer-Rossignol (PS) sait que l’exercice sera particulièrement ardu en raison des contraintes financières avec « un argent public plus rare » alors que « dans le même temps » il faut des investissements pour les infrastructures, l’enseignement supérieur et la recherche. Le sujet a été abordé lors d’une récente rencontre des présidents de région avec le Premier ministre, Manuel Valls. « La liste des projets est déjà sur la table » pour un montant contractualisé qui devrait avoisiner les 900 M€ à partager entre l’Etat et la Région. Nicolas Mayer-Rossignol attend plus de l’Etat, notamment sur les projets structurants très lourds comme la modernisation de la ligne Serqueux – Gisors pour un montant total de 240 M€. La Haute-Normandie demandera qu’elle fasse l’objet d’un financement spécifique, hors CPER. « On attend 80 à 90 M€ de l’Etat. Si c’est intégré au CPER ça le grèvera d’autant », anticipe le président de Région. Le raisonnement est identique pour le raccordement du pont Gustave-Flaubert à Rouen avec la rocade Sud-III pour lequel l’Etat a déjà promis 100 M€, soit la moitié du coût de l’ouvrage.

Est encore espérée « la prime aux bons élèves, pionniers qui ont déjà fait le choix de la mutualisation », dans l’esprit du regroupement des régions. Nicolas Mayer-Rossignol pense en particulier aux trois régions de la Vallée de la Seine (les Normandie, et l’Île-de-France) qui sont engagées dans la LNPN, la coopération portuaire avec HAROPA « qui fait complètement sens », tout projet qui sont de « dimensions nationales ». Ce serait ainsi « logique qu’il y ait un engagement spécifique » concrétisé dans un contrat de plan interrégional avec l’Etat. « J’ai senti une vraie compréhension du Premier ministre sur notre demande Vallée de Seine », retient le président de Région de son passage à Matignon.

Les présidents de Région retrouveront Manuel Valls vendredi matin en clôture du congrès de l’ARF qui se déroulent depuis ce jeudi 9 septembre à Toulouse. La réforme territoriale est évidemment au menu à la veille de l’ouverture du débat sur la répartition des compétences. Nicolas Mayer-Rossignol en attend de la clarification entre les collectivités mais aussi avec les services déconcentrés de l’Etat « car c’est là, dit-il, qu’on gagnera en efficacité, en économie, en service public ».

Il attend aussi des moyens supplémentaires pour une collectivité régionale qui quasiment perdu toute autonomie pour ses recettes, réduite à moins de 10% ce qui pose « un problème démocratique, de lisibilité ». Il ne s’agirait pas de créer d’impôts nouveaux mais de transférer des recettes fiscales de l’Etat vers les Régions.

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