
– La fréquence et la gravité de ce problème de santé publique qui concerne environ 800 000 personnes dont 500 000 gardent des séquelles ; 350 000 personnes sont enregistrées en affection de longue durée pour « AVC invalidant ».
– L’importance de la mortalité associée aux AVC. L’AVC reste la première cause de décès des femmes et la troisième cause de décès chez les hommes.
– La survenue à tous les âges de la vie. L’âge moyen de survenue est de 70 ans pour les hommes et de 74 ans pour les femmes. Une personne sur quatre a moins de 65 ans lorsque l’accident survient.
– L’intérêt démontré d’une prise en charge rapide, régulée par le SAMU-centre 15 en termes de survie et de diminution des séquelles associées.
La répétition des messages de prévention pour renforcer la connaissance et la prise de conscience de la population. Chacun doit pouvoir être en mesure d’agir lorsque l’accident survient car les minutes sont comptées. Agir vite permet d’augmenter les chances de la personne en termes de survie, de handicap et de qualité de vie.
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une « souffrance » brutale dite parfois « attaque » d’une région du cerveau. La cause en est la perturbation soudaine de l’irrigation de cette même partie du cerveau.
Le vaisseau du cerveau peut soit se boucher ou se rompre.
On distingue alors deux grands types d’AVC :
– Les accidents ischémiques cérébraux sont les plus fréquents (85% des AVC). Ils surviennent quand un caillot de sang bouche une artère empêchant brutalement le flux sanguin d’irriguer une partie du cerveau. Selon la durée et l’importance de l’attaque on distingue :
■ Les infarctus cérébraux (IC) où le déficit neurologique (paralysie, troubles visuels, du langage…) persiste plusieurs heures, et laisse le plus souvent des séquelles. Leur prise en charge thérapeutique est urgente.
■ Les accidents ischémiques transitoires (AIT) durent de quelques minutes à quelques heures, et ne laissent aucune séquelle. C’est pourtant un signal d’alarme : il est fréquent qu’ils précèdent un infarctus cérébral. Pour empêcher une récidive plus sévère, l’accident transitoire doit être également pris en charge en urgence. Il est important de savoir que plus de 30% des infarctus cérébraux (avec lésion cérébrale qui laisse le plus souvent des séquelles) sont précédés d’AIT.
L’AIT est donc un accident prémonitoire à ne pas négliger.
– Les hémorragies cérébrales (10%) et méningées (5%) sont la conséquence de la rupture d’une artère du cerveau ou des méninges. Le sang se répand dans le tissu cérébral qu’il comprime et endommage. La zone hémorragique est appelée hématome.
Un mot d’ordre : la rapidité
Le plan AVC 2012-2014 a pour objectif premier de réduire la fréquence et la gravité des séquelles liées à l’AVC. Il s’agit :
– de diminuer les facteurs de risque
– de sensibiliser toute la population pour que l’appel au 15 devienne un réflexe partagé,
– mais aussi d’améliorer l’organisation de la prise en charge en donnant la possibilité aux services d’urgence des établissements de proximité de recevoir et traiter les patients en lien avec l’UNV (Unité Neuro-Vasculaire) dont les prises en charge permettent de réduire la mortalité et le handicap résiduel de 20 %.
– de la survenue brutale,
– de la gravité,
– et de la possibilité d’améliorer l’état du patient grâce à un traitement immédiat.
Dès les premiers symptômes, il est donc nécessaire d’appeler le 15.
Si le patient est rapidement pris en charge, les risques de lésions cérébrales irrémédiables sont moindres.
– 1ère cause de handicap acquis en France
– 2ème cause de démence peu après la maladie d’Alzheimer
– L’AVC est la 3ème cause de mortalité
– L’AVC touche chaque année environ 150 000 nouveaux patients dont 25% sont âgés de moins de 65 ans.
– 1 AVC toutes les 4 minutes
– 40 000 décès environ chaque année
– 30 000 patients présentent des séquelles lourdes à 1 an
– 30 à 50% de risque de récidive à 5 ans
On dénombre près de 4 000 accidents vasculaires cérébraux chaque année en Haute-Normandie.
– Les facteurs de risques vasculaires
L’AVC n’est pas une fatalité. Les facteurs de risques sont connus. Certains sont non maîtrisables :
– Age : risque élevé avec l’âge
– Sexe
– Homme > 45 ans
– Femme > 55 ans ou ménopausée
– Hérédité
D’autres facteurs de risques sont maîtrisables
– Hypertension artérielle – 1er facteur de risque :
– Risque multiplié par 2 ou 4
– Tension artérielle recommandée < 14/9 voire plus basse
– Troubles du rythme cardiaque
– Tabac : risque multiplié par 1,5 à 2,5
– Diabète
– Excès de cholestérol
– Alcool : si forte consommation, le risque est multiplié par 3
– Obésité, sédentarité
– Contraception orale
Quels sont les symptômes des AVC ?
Les symptômes des AVC sont nombreux et varient en fonction du siège et de l’étendue de la lésion cérébrale. Ils surviennent brutalement. Il s’agit le plus souvent :
– d’une faiblesse musculaire ou paralysie brutale touchant face, bras et jambe d’un même côté du corps (hémiplégie) ;
– d’une difficulté soudaine de langage : difficultés pour parler
– d’un trouble visuel : perte brutale de la vision d’un oeil, ou de la moitié voire de la totalité du champ visuel ;
– d’une perte brutale de l’équilibre associée à des vertiges.
D’autres symptômes peuvent survenir :
– maux de tête violents, inhabituels accompagnés de nausées et de vomissements,
– troubles de la conscience pouvant aller de la somnolence au coma.
Devant ces symptômes il faut appeler le centre 15 sans attendre.
La prévention des AVC a un rôle très important et repose sur des règles simples :
– Traiter les principaux facteurs de risque : hypertension artérielle, diabète, cholestérol
– Arrêter de fumer
– Adopter de bonnes règles d’hygiène alimentaire : régime équilibré, limiter le sel, le sucre et les graisses
– Exercer quotidiennement une activité physique équivalant à une marche soutenue de 30 mn
– Avoir un suivi médical régulier
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