Rémi FRAISSE, citoyen de sa Terre : Hélas ! Il n’était pas de la FNSEA et encore moins breton !

Depuis ce week-end tragique pour la démocratie française, alors que le fossé entre citoyens et classe politique devient abyssal, nous vivons une véritable tragédie civique, car il faut désormais considérer que la mort accidentelle en face des forces de l’ordre (qui ont un métier de plus en plus difficile à faire dans un pays en crise de plus en plus en colère…) d’un citoyen militant écologiste (intelligent, raisonnable, engagé, le contraire d’un « casseur » anarcho-nihiliste) fait partie de la procédure administrative à suivre pour ouvrir enfin un vrai débat public sur un projet d’aménagement du territoire.

La mort de ce jeune citoyen aimant la terre de sa jeunesse et engagé dans une cause globale, nous émeut tous et les militants de la cause normande que nous sommes s’associent sincèrement à la peine des proches et de la famille de Rémi Fraisse car il est mort en faisant de la noble politique, en France, république bananière, démocratie de faible intensité…

Des centaines de rassemblement ont eu lieu et vont encore avoir lieu partout en France, à la mémoire de Rémi Fraisse et c’est parfaitement légitime tant le système politico-médiatique français est devenu autiste. La colère est compréhensible aussi mais il est parfaitement INSUPPORTABLE de provoquer des violences qui s’en prennent aux personnes et aux biens lors de ces manifestations car l’on tue une seconde fois Rémi FRAISSE qui, hélas, avait le tort de ne pas être adhérent à la FNSEA et encore moins… breton !

Car, même s’il faut décemment attendre les conclusions précises de l’enquête judiciaire en cours sur les circonstances de ce drame qui remet en cause l’action des gendarmes et même s’il faut rester calme et responsable, en évitant, par exemple, de réclamer la tête de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur soumis, certainement à la plus rude épreuve de toute sa carrière politique, on a le droit de penser qu’il y a, bel et bien, deux poids deux mesures de la part du Gouvernement et des forces de l’ordre quand il y a une manifestation violente:

Combien y-a-t-il de morts parmi les adhérents bretons de la FNSEA qui incendient des bâtiments du Trésor Public, assaillent depuis des années les murs des sous-préfectures, qui mettent le feu à l’antenne locale de la MSA de Morlaix?

Il faut espérer que la concertation qui va enfin avoir lieu sous l’autorité de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie va permettre de repenser enfin complètement ce projet de barrage bien mal ficelé et marqué par la collusion d’intérêts: l’affaire traîne depuis 8 ans avec un président de conseil général parfaitement sourd aux alertes et propositions des associations dont faisait partie Rémi Fraisse, alertes et propositions alternatives raisonnables que l’on trouvent aujourd’hui dans ce fameux rapport d’expertise du ministère de l’Ecologie dont tout le monde parle désormais !

En Normandie, depuis le week-end dernier, il y a eu trois manifestations, l’une à Caen et les autres à Alençon et à Rouen avec une opération d’intrusion dans des locaux militaires plutôt stupide qui a mal tourné…

D’autres manifestations sont prévues ce lundi 2 novembre et mardi 3 novembre à Rouen et au Havre…


 

http://www.76actu.fr/deces-de-remi-fraisse-a-rouen-et-au-havre-de-nouvelles-manifestations_97915/comment-page-1/#comment-51909

Rouen

Décès de Rémi Fraisse : à Rouen et au Havre, de nouvelles manifestations

Lundi 3 novembre 2014, au Havre, et mardi 4 novembre 2014, à Rouen, deux nouveaux « rassemblements pacifiques » sont organisés en hommage à Rémi Fraisse. Explications.

Dernière mise à jour : 02/11/2014 à 10:51

Vendredi 31 octobre 2014, à Rouen, les manifestants, qui marchaient en direction d'une caserne de gendarmerie, ont été stoppés par les policiers. (Photo : Thierry Chion)

Vendredi 31 octobre 2014, à Rouen, les manifestants, qui marchaient en direction d’une caserne de gendarmerie, ont été stoppés par les policiers. (Photo : Thierry Chion)

Depuis le décès de Rémi Fraisse, militant associatif passionné de botanique, découvert mort à Sivens (Tarn), après des affrontements entre les forces de l’ordre et les opposants au projet de barrage, les manifestations s’enchaînent, partout en France. À Rouen, vendredi 31 octobre 2014, près de 400 manifestants ont tenté de rejoindre une caserne de gendarmerie, mais ont été bloqués par les policiers (notre reportage, ici). Jets d’œufs, tags et fumigènes ont marqué ce rassemblement.

Des heurts à Toulouse et Nantes

Mercredi 29 octobre 2014, des manifestants avaient fait irruption dans le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa) et au centre de recrutement de la gendarmerie, dans le centre-ville de Rouen. Quatre personnes avaient été ramenées au commissariat, « pour vérification d’identité », à la suite de cette action.
Dimanche 2 novembre 2014, c’est à Paris que devait se dérouler deux manifestations, également en hommage à Rémi Fraisse. À Nantes et à Toulouse, des heurts ont eu lieu à l’issue de rassemblements. Plusieurs policiers et manifestants ont été blessés.
C’est dans ce contexte que sont organisées deux nouvelles actions en Seine-Maritime, lundi 3 et mardi 4 novembre 2014. Les organisateurs indiquent que ces manifestations devront rester « pacifiques ».

Lundi 3 novembre, à 18h, au Havre

C’est au Havre que le premier rassemblement de la semaine doit avoir lieu. Les associations se sont donné rendez-vous lundi 3 novembre 2014, à 18 heures, devant la sous-préfecture du Havre, « pour un rassemblement pacifique de recueillement en la mémoire de Rémi Fraisse », indiquent-ils. Une mobilisation à l’initiative du Collectif havrais des objecteurs de croissance (CHOC), d’Europe écologie-Les verts (EELV), d’Écologie pour Le Havre (EPLH), du Pari de gauche, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Les associations souhaitent, notamment, « dénoncer la violence policière », qu’ils jugent « disproportionnée ».

Mardi 4 novembre, à 18h, à Rouen

À Rouen, c’est mardi 4 novembre 2014 que les manifestants ont prévu de se rassembler. Le départ du cortège est fixé à 18 heures, place de l’hôtel de Ville, où une prise de parole aura lieu. Ils se dirigeront ensuite vers le palais de Justice. Une manifestation organisée par le « Collectif de défense des libertés fondamentales » (CDLF), qui revendique « la justice pour Rémi Fraisse », l’arrêt définitif du projet de barrage et l’interdiction des grenades défensives.

Rouen, 76
Le Havre, 76

 
 
Voir aussi, en Basse-Normandie :
 
http://www.tendanceouest.com/actualite-83070-hommage-a-remi-fraisse-rassemblements-a-caen-et-a-alencon.html
 
 

Hommage à Rémi Fraisse : rassemblements à Caen et à Alençon

09H11 – 02 NOVEMBRE 2014 – PAR T.V

Hommage à Rémi Fraisse, rassemblement de 150 personnes à Caen, une vingtaine à Alençon.

Une semaine après la mort de Rémi Fraisse, dans le Tarn, lors d’affrontements entre opposants au barrage de Sivens et les forces de l’ordre, plusieurs rassemblements étaient organisés.

A Caen, 150 manifestants se sont rassemblés vendredi soir devant la préfecture avant de déambuler dans les rues. Une manifestation dans le calme, très encadrée par la police.

Samedi, nouveau rassemblement devant la préfecture de l’ Orne à Alençon à la mi-journée. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’appel du Collectif ornais contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec les partis EELV, Le NPA, le Parti de Gauche et le syndicat Solidaires.

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