Un différend familial sur fond d’alcool serait à l’origine de cette affaire qui s’est terminée sans effusion de sang.
Il tire deux coups de feu sur son frère
Ce samedi matin vers 10 heures, les services de police sont alertés par un homme qui explique que son frère lui a tiré dessus avec un fusil de chasse. Il est blessé légèrement. Un second appel, d’une voisine cette fois, confirme que deux coups de feu ont été entendus dans le lotissement où elle habite route de Duclair à Maromme.
Police-secours se rend à l’adresse indiquée. Les gardiens de la paix tentent alors de prendre contact avec le présumé tireur, qui refuse de discuter et d’ouvrir sa porte. Immédiatement, la décision est prise de déployer un important dispositif policier autour du pavillon où est retranché le suspect, âgé de 30 ans. La route de Duclair est bouclée dans les deux sens, et personne n’est autorisé à passer. Les habitants du lotissement sont également invités à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre.
Un différend familiale sur fond d’alcool
Les policiers tentent de comprendre ce qui s’est passé. Pourquoi cet homme, dont on sait qu’il est armé, s’est retranché chez lui. L’actuelle compagne du forcené, contactée par téléphone, indique aux enquêteurs que son ami a eu un différend avec une de ses ex-compagnes et son frère, vendredi soir à son domicile. Des insultes et des menaces ont été proférées. Finalement, chacun est rentré chez soi.
Ce matin, le frère est venu route de Duclair prendre des nouvelles de son frère. Mais la discussion a tourné court : ce dernier l’a d’abord insulté puis a saisi son fusil de chasse et tiré par deux fois dans sa direction, avant de s’enfermer dans son pavillon avec un oncle présent à ce moment là.
En fin de matinée, alors que la situation semblait bloquée, Michel Lavaud, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique (DDSP), présent sur les lieux avec le commissaire Julien Portron, a demandé l’intervention du RAID, l’unité d’élite de la police nationale. Le préfet de Seine-Maritime a donné immédiatement son accord, compte tenu de la situation qui risquait de dégénérer à tout moment.
Arrivés en tout début d’après-midi sur place, les hommes du RAID fortement équipés pour ce type d’intervention à risque, ont d’abord procédé à une rapide étude de l’environnement et de la personnalité du mis en cause. La cellule négociation est ensuite parvenue à entrer en contact avec le forcené par téléphone. Les échanges ont duré près d’une heure, et vers 15 heures, l’individu a finalement accepté de sortir du pavillon sans opposer de résistance. Il a été immédiatement interpellé, et ramené à l’hôtel de police pour être placé en garde à vue.
L’homme, inconnu des services de police, est actuellement entendu par les enquêteurs de la Sûreté départementale.