(fil-fax 18/03/14)
Les années se suivent et se ressemblent pour SPB dont le chiffre d’affaires s’est affiché en hausse de 16% en 2013, à 230 M€, après une croissance de 17% en 2012. Le courtier en assurances havrais a doublé de taille depuis 2008. « La crise nous a obligé à bouger vite et à accélérer », assure Jean-Marie Guian, président du directoire. Ces dernières années ont été marquées par la montée en puissance des activités de service ajoutées aux contrats comme la réparation et le remplacement des appareils informatiques et téléphoniques. SPB comptait fin 2012 100 Points services mobiles (PSM) où l’assuré peut échanger ou faire réparer en moins de quarante minutes son mobile. Leur nombre est passé à 170 fin 2013. Dans ce domaine, l’actualité a été aussi marquée en 2013 par le rachat de Loxy, une entreprise de recyclage de Cergy-Pontoise et la croissance de SPB services, la filiale dédiée à la prise en charge des ordinateurs.
Ces activités représentent 46% du chiffre d’affaires et devraient dépasser rapidement le pilier « historique » de l’entreprise constitué de la gestion des contrats d’assurance des moyens de paiement, des voyages, des achats sur internet ou encore des cartes bancaires. Dans ce domaine, SPB qui travaille pour le compte de grands donneurs d’ordre (banques, distributeurs, opérateurs de téléphonie…) a lancé en 2013, 68 nouveaux produits, en a fait évoluer 65 autres et a renforcé ses positions au Portugal, au Royaume Uni et dans le Bénélux. En 2014, l’entreprise élargira son implantation en France avec l’ouverture de deux plate-formes, l’une à Alençon et l’autre à Mérignac.
Mais cette croissance insolente ne va pas sans susciter des revendications en interne. SPB qui compte 1.400 salariés a connu son premier grand conflit social en janvier dernier : une dizaine de journées de grève d’une grande tension soldée par le versement d’une prime annuelle de 300 euros. Jean-Marie Guian estime que ce conflit a « pour 80% » des causes externes liées à la volonté de la CGT de « défendre ses positions partout au Havre ». Il juge « légitime » la grève mais dénonce « les débordements inadmissibles » auxquels elle a donné lieu.
Des difficultés pour recruter au Havre
Depuis plusieurs années, SPB peine à recruter dans le bassin d’emploi havrais de nouveaux collaborateurs. « Au Havre, on a du mal à trouver des personnes sachant vendre », assure Jean-Marie Guian en soulignant le caractère « industrialo-portuaire » de la ville. Ainsi, l’entreprise n’était pas parvenue au milieu de la décennie 2000 à développer un service de télémarketing. Quand la question s’est à nouveau posée ces derniers mois, SPB a finalement fait le choix de Mérignac dans le bassin d’emploi bordelais encore « attractif » pour les métiers de la vente par téléphone, selon Jean-Marie Guian. De même, SPB vient de décider d’ouvrir une nouvelle plate-forme de gestion de contrats, cette fois à Alençon. Un autre élément a toutefois pesé dans ces choix d’implantation exogènes qui vont générer une centaine d’emplois à chaque fois : la saturation des locaux havrais où travaillent la moitié des 1.400 salariés du groupe.