Petit-Quevilly – Fête des Oeillets – ACLPAR.

Comme si le cœur n’y était plus.
Portugal le 25 avril 1974 : le régime d’António de Oliveira Salazar en place depuis 1933 est renversé. C’est la Révolution des œillets en référence aux fleurs ornant les fusils des militaires y ayant participé. S’ouvre alors une période au cours de laquelle le pays se démocratise, décolonise et se développe. Comme ils le font tous les ans depuis la création de leur association dont c’est le quarantième anniversaire, les adhérents de l’ACLPAR (Association culturelle et de loisirs des Portugais de l’agglomération de Rouen) ont célébré samedi ce combat gagné pour la liberté. Néanmoins, malgré la présence de personnalités comme Pedro Lurtie, le consul général du Portugal en France venu spécialement de Paris, du consul honoraire à Rouen, José Stuart, de Charlotte Goujon et Muriel Toscani, adjointes au maire de Petit-Quevilly, de Charlotte Lemoine, conseillère municipale à Sotteville-Lès-Rouen et de Antonio Peixoto, animateur en langue portugaise sur Radio Beur, cette commémoration a été moins éclatante qu’elle l’avait été par le passé. En cause, la désaffection des jeunes générations de Portugais, tellement bien intégrés qu’ils semblent se désintéresser de leur patrimoine d’origine. « Il nous faut des bras, des bonnes volontés, de la jeunesse » a soutenu au micro Manuel Pineu-Nogueira, redevenu président de l’association pour que celle-ci ne soit pas dissoute. Tout en remerciant les diverses institutions et collectivités pour l’aide apportée durant les quarante dernières années, il a tout de même fait part de son inquiétude quant à l’avenir de la structure devant une assistance confidentielle réunie dans cette salle de l’ancien casino rouennais où aucun jeune n’était présent. Charlotte Goujon, tout en soulignant que « la communauté portugaise a contribué à l’essor de la commune en y apportant son savoir et sa culture », a exhorté les invités à ne pas omettre de faire le lien entre cette génération de Portugais qui, au péril de leurs vies, ont combattu pour libérer la parole et les évènements qui se déroulent actuellement en Europe de l’Est ». Après que le consul général Pedro Lurti eut « vanté les mérites de ses compatriotes de l’agglomération au sein de l’association », Antonio Peixoto a lui, « déploré la disparition du consulat de Rouen qui n’assure plus qu’une permanence mensuelle », suggérant à Pedro Lurti de « faire remonter cette information au Pays! ». ACLPAR, 5-6 rue Maurice-Mailleau – Le Petit-Quevilly. Tél. 02.35.72.00.77.

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