C’est assez rapide et forcément nécessaire : protéger la caserne des pompiers Dumé de toute intrusion ou malveillance. Les panneaux de bois et les parpaings sont utilisés pour clore les issues. Lors de période de transition, un bâtiment ou un lieu se révèle fragile. Il attise notamment les envies de ceux qui cherchent des matériaux. Outre cette protection mécanique (les spécialistes me saisiront…), d’autres moyens sont nécessaires mais on n’entrera pas dans le détail car en matière de sécurité la discrétion reste une très bonne défense.
Le vandalisme reste un des fléaux des lieux historiques havrais insuffisamment protégés. Dans cette catégorie on placera le fort de Sainte-Adresse (laissé à l’époque dans un parfait état par l’armée) ou le château de Montgeon (ravagé par un incendie). La caserne des pompiers de Dumé appartient à la ville du Havre. 9 000 mètres carrés sont à surveiller. A vue de nez j’estime le lieu à une valeur d’une petite dizaine de millions d’euros.
Les dernières « tendances » en feraient un lieu de résidences pour étudiants. Rien de certain. Et puis une utilisation mixte reste possible. Un pompier très sympathique (pléonasme) me racontait qu’on entendait dans les étages tout ce qui se passe dans la cour. On a en effet, à peu de choses près, la même configuration que l’ancienne Poste centrale du Havre ! Je rajouterai à ces deux lieux le foyer belge du quartier de Leure où la cour jouait un rôle fondamental. L’aspect convivial, confraternel et vivant de ce lieu mérite la sauvegarde.