(fil-fax 09/07/14)
Une petite annonce immobilière a fait grand bruit à Etretat. La chapelle Notre-Dame de la Garde édifiée sur la falaise amont est à vendre ! « Vue imprenable sur une des cartes postales les plus célèbres de France », assure l’agence Patrice Besse, basée à Paris et chargée de la vente. Le prix demandé pour cet édifice appartenant à un propriétaire privé est de 280.000 euros incluant les frais de négociations. Aussitôt, le maire DVG de la station balnéaire Franck Cottard a annoncé que la commune envisageait d’en faire l’acquisition. « Il faut monter un dossier et saisir le service des domaines qui fera une estimation », indique-t-il en précisant qu’il espérait une issue favorable « durant l’été ».
Patrice Besse dont l’agence est spécialisée dans le négoce d’édifices religieux indique avoir reçu une trentaine de marques d’intérêt pour cette chapelle. Mais il dit vouloir être sélectif. « Il faut trouver un acheteur capable d’animer le lieu sur le plan culturel et cultuel », dit–il en écartant l’hypothèse de sa transformation en lieu d’habitation ou de restauration. Concédant que les agences immobilières n’ont pas toujours « bonne presse » il dit œuvrer lui aussi « à la protection du patrimoine » avant « toute considération d’argent ».
La chapelle Notre-Dame de la Garde est le deuxième édifice religieux bâti sur la falaise. Le premier fut construit, à la suite d’une mission, en 1854 par les habitants et fut dédié à la Sainte Vierge, protectrice des marins et des pêcheurs. Détruite en 1942 par l’occupant allemand, cette chapelle fut reconstruite en 1950 par un propriétaire privé sous son vocable actuel. Les travaux ont été pilotés par l’architecte Arthur Giraudet et réalisés par l’entreprise Georges Lanfry de Rouen spécialisée dans les monuments anciens. De style néo-gothique cette petite chapelle, de 70 m2 d’emprise au sol, possède une nef caractéristique en forme de carène de navire.
Les Falaises d’Etretat bientôt Grand site de France ?
Les Falaises d’Etretat ont rejoint en septembre 2013 le réseau des Grands sites de France. Le périmètre inclut treize communes, de Fécamp au nord au Cap d’Antifer au sud, qui constituent le point d’orgue de la Côte d’Albâtre et de ses falaises de craie blanche qui culminent à 80 m d’altitude. Cette démarche coordonnée par le Département de la Seine-Maritime doit permettre à terme à cette partie du littoral de recevoir le label Grand site de France attribué par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Les enjeux portent sur la circulation dans les localités côtières, la valorisation du bâti, l’érosion, la surpêche…