(fil-fax 13/12/14)
L’aménagement de Seine-Sud, une zone d’entreprises de quelque 800 hectares située sur la rive gauche de l’agglomération de Rouen, va « entrer dans une phase opérationnelle » a annoncé mercredi le président PS de la CREA Frédéric Sanchez. Répartis entre Oissel au sud, Saint-Etienne du Rouvray, Sotteville–les-Rouen et la partie rive gauche d’Amfreville-la-Mivoie, ces huit cents hectares où l’on compte 6.000 emplois environ, sont aussi une mine de friches vestiges d’anciens fleurons de l’industrie (Quinoléïne, Grande Paroisse, Chapelle Darblay) ou des services (Mory-Ducros) aujourd’hui disparus ou amputés. Ils représentent un important gisement foncier dans une agglomération qui s’avère incapable aujourd’hui de répondre à des sociétés en recherche de terrain de qualité. « Paradoxalement, nous ne sommes plus en capacité de répondre à des demandes pour une implantation autour de 20 à 30 ha et nous en avons refusé récemment », déplore Frédéric Sanchez. La reconversion des friches est aussi une alternative à l’extension des zones d’activités en périphérie, fortes consommatrices de terres agricoles.
Ces huit cents hectares pour lesquels les maires communistes de Saint-Etienne du Rouvray et de Oissel, Hubert Wulfranc et Stéphane Barré, craignaient un manque d’investissement, ne sont pas tous à l’abandon. Un tiers est très actif et accueille environ 6.000 emplois. Après « un travail long et compliqué », en raison de la nature des sols, des droits de propriété, de la pollution des terrains, les deux premières Zones d’aménagement concerté (ZAC) vont entrer dans la phase d’aménagement : 16 ha à Saint-Etienne du Rouvray avec la création de la ZAC dite du Halage en bordure de Seine, à vocation plutôt industrielle ; 25 ha à Oissel, avec la ZAC dite de la Sablonnière, destinée à des activités artisanales.
Dans les deux cas, l’aménagement devra concilier les particularités environnementales, car les délaissés, ces sites ont permis le développement – ou le retour – d’une biodiversité faunique et floristique. Les réseaux viaires avec des corridors verts, devront préfigurer une rénovation des anciens parcs d’activités que la Métropole présentera en 2015.
La zone du Halage représente un investissement de 7 M€ dont on espère un retour de 4,5 M€ par la vente des parcelles. La zone de la Sablonnière représenterait un investissement de 10 M€ avec un retour de 5 M€ environ. Sur ces deux zones, Frédéric Sanchez évoque un potentiel de 800 emplois « mais avec une grande prudence ».
Tout en soutenant ardemment ces deux aménagements, les maires PCF de Saint-Etienne du Rouvray et de Oissel expriment leur inquiétude pour la partie de la zone qui serait traversée par le Contournement-Est de Rouen. Ils craignent que cet aménagement, s’il voit le jour ici, n’empêche à l’avenir l’implantation d’activités industrielles.