Quel avenir pour le couvent des Dominicains ?

cg1.jpgcg2.jpgEnième exemple de ce qu’est devenu l’urbanisme à Rouen, ou nouveau cas d’école d’une mauvaise cohabitation entre ancien et moderne :

L’ancien couvent des Gravelines, connu aussi sous le nom de couvent des dominicains est situé au 24 rue de Joyeuse. Il fut occupé par les Dominicains jusqu’en 1994, puis cédé à la Direction Régionale des Affaires Culturelles pour finalement être vendu par l’Etat à un promoteur privé.

Une construction du XVIIe et un demi-cloître en pierre y sont inscrits sur l’I.S.M.H. et une chapelle classée Monument Historique, et surtout, des espaces verts insoupçonnés situés au dessus des boulevards.

Si l’on peut comprendre que l’on construise à l’arrière du couvent dans le cadre d’un renouvellement urbain, les volumes autorisés par un permis de construire délivré le 8 novembre 2011 que nous révèlent aujourd’hui les Amis des Monuments Rouennais ont de quoi nous laisser perplexes au vu des visuels présentés. Oui Yvon Robert et Valérie Fourneyron aiment les cubes, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils les empilent.

Une réalisation contemporaine dont on ne peut pas dire qu’elle respecte au mieux les lieux avoisinants (fontaine Sainte Marie, Lycée Corneille, Musées des Beaux-Arts et d’Histoire Naturelle) , et surtout un plan local d’urbanisme qui précise que « la hauteur des bâtiments doit assurer la transition volumétrique harmonieuse avec les bâtiments d’intérêt patrimonial.

Un parfait exemple d’une Ville sur la Ville voulue par le Maire de Rouen, quand nous le rappelons, il serait plus judicieux d’intégrer la Ville dans la Ville pour répondre aux demandes des habitants.

Chacun appréciera, mais on a déjà hâte d’entendre Guy Pessiot, adjoint en charge du patrimoine à la Ville sur ce sujet.

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