Depuis plusieurs mois, le Club de Tir Sportif de la Porte Océane lutte pour survivre, face à des portes fermées à la Ville du Havre.
La situation s’envenime depuis quelques jours, Olivier Jougla, adjoint au maire du Havre en charge de l’environnement, affirmant à la Presse Havraise que le CTSPO devait se rendre dans les locaux du club de tir d’Harfleur. Seulement voilà, les locaux ne sont absolument pas adaptés. Alors pourquoi ce forcing ?
Il faut d’abord savoir que la STHRH d’Harfleur est, d’après nos informations, déficitaire. Si le CTSPO permet à environ 700 tireurs, dont des professionnels comme les CRS ou les douaniers, de tirer, la STHRH ne possède pas assez d’adhérents pour régler semble-t-il la facture de chauffage. Une situation invivable pour certains politiques, la STHRH étant financièrement dépendante de la CODAH.
Dans le même temps, le terrain où s’entraînent les tireurs du CTSPO est privé, appartenant à un particulier qui n’a aucune envie de vendre. La Ville du Havre aura donc bien du mal à atteindre son objectif : y implanter un lieu de promenades. En attendant, des mesures ont été prises pour fermer une partie des pas de tirs, un arrêté interdisant depuis quelques semaines l’accès à une bande de 25m de largeur, le long de la falaise.
La volonté de poursuivre les activités, avec des appuis forts
Le Président du CTSPO, Olivier Queval, a eu recours, ainsi que l’a noté Le Havre Presse de samedi 10 mars 2012, à de nombreux ministres et élus, de la majorité comme de l’opposition. Celui-ci a d’ailleurs reçu plusieurs courriers de soutien, du Préfet comme de ministres, qui espèrent que le maire du Havre, Edouard Philippe, reviendra sur sa décision. Ces appuis de poids devraient, espère-t-il, permettre au dossier d’avancer. A défaut, les forces de l’ordre se verraient obligées pour une majorité d’entre elles de se rendre sur Rouen ou Paris ; de nouveaux frais difficilement explicables.
De leur côté, les adhérents du CTSPO cherchent assidument un nouveau lieu d’entraînement, ne cherchant pas à faire de l’opposition systématique au projet havrais : « Notre objectifs, c’est de trouver un terrain d’entente, nous permettant de poursuivre notre activité. » Parmi les possibilités envisagées, des locaux aujourd’hui désaffectés du Port du Havre ; mais de leur côté comme de la part de la Ville, le silence se fait assourdissant.
Olivier Queval rêve maintenant qu’Edouard Philippe se déplace lui-même sur le terrain concerné, afin d’identifier de visu le problème. Car à ce jour il n’a pas souhaité, malgré les invitations, se rendre sur place.
Texte et photos Alexandre Cauchois.