Le rassemblement du 18
mars est le premier d’une « révolution citoyenne en cours. » Les références qui parcourent le discours de Jean Luc Mélenchon ce Dimanche 18 Mars sont
là pour donner une réalité historique aux choses présentes : la Commune de Paris et Jules Vallès (« Nous sommes le cri du peuple », « Vive la
sociale », « Place au peuple, sont des emprunts à J.Vallès). Louise Michel, J. Jaurès, le poète
espagnol Machado et l’oeillet rouge accroché au revers de sa veste, rappelant la révolution portugaise des Œillets. Connaitre le passé, regarder dans le rétroviseur, est utile pour construire
l’avenir. de la nouvelle révolution citoyenne. Les urnes, d’abord, en avril et mai prochains, puis la fondation d’une assemblée constituante en charge d’installer l’égalité, par quoi tout
commence. 
Des « droits nouveaux » qui donneront corps à l’égalité et à la liberté : droits des travailleurs, par exemple « droit de préemption sur la propriété du capital »,
« propriété collective humaine des biens de base comme l’eau et l’énergie », droits fondamentaux de la personne – avortement, soutien de la décision de chacun en fin de vie -, abrogation de la loi
Hadopi (« la liberté de la Toile est inaliénable »), interdiction que le vivant soit breveté, garantie d’une liberté de la justice « sous la protection du Parlement », un « droit du sol intégral »,
« extinction de la dette écologique », instauration d’une « règle verte », extension de la laïcité à toutes les terres françaises… les objectifs brillent comme des phares.
Le discours de Jean-Luc
Mélenchon était délibérément idéologique. Aucune réponse, aucune pique lancée aux autres candidats à l’élection présidentielle à venir. Nul ne maîtrise le calendrier de l’histoire.