
La décision de l’inspection académique vient de tomber : 2 classes, à
Berthelot et Curie fermeront à la fin de l’année scolaire. Alors que les
prévisions d’effectif de la rentrée 2012 -2013 ne sont pas alarmantes, Mieux, à
l’école Camus, une classe supplémentaire aurait du ouvrir cette
année…
Le conseil municipal s’est réuni aujourd’hui en commission générale pour
débattre de ce sujet.
Voici l’intervention de notre groupe.
"Notre groupe se refuse à accepter les fermetures de classe envisagées dans la
commune, résultat de la politique gouvernementale de démantèlement progressif
des services publics.
La RGPP (révision générale des politiques publiques) et la règle de non
remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite contribue à la
détérioration organisée des fonctions de l’Etat les plus stratégiques.
Rappelons le nombre de fermetures de classes, de trésoreries, de tribunaux,
de bureau de police, de bureaux de poste, le démantèlement du fret ferroviaire
(fermeture du triage de Sotteville), la dégradation du service de la
distribution de l’électricité EDF-GDF, la dégradation des services
hospitaliers. Etc, etc. etc !
Rappelons qu’en ce qui concerne l’Education nationale, au plan national, aux
16 000 suppressions de postes réalisées à la rentrée 2011 doivent se rajouter
5700 postes programmés à la rentrée 2012 alors que l’école devra scolariser
3000 élèves supplémentaires !
Dans notre département le retrait de 126 postes va continuer à dégrader le
service public de l’éducation nationale. Il se traduira toujours par
l’augmentation du nombre d’élèves par classe dans les écoles, les collèges et
les lycées, par des fusions d’écoles, des fermetures de classes et encore plus
de problèmes de remplacement à venir. Cette diminution des moyens humains
engendrés par les suppressions de poste d’enseignants met à mal les conditions
d’apprentissages des élèves, l’accès de tous les élèves au service public
d’éducation. Les conséquences peuvent être tragiques pour les élèves les plus
fragilisés puisque l’on assiste également au renoncement de moyens
supplémentaires donnés à ces élèves et aux écoles en zones rurales ou urbaines
en difficultés.
Nous ne pouvons pas cautionner cette politique qui a pour objectif
d’atteindre progressivement la qualité de l’École publique au nom de la
réduction des déficits publics, la logique comptable ne nous paraissant pas
adaptées au service de l’éducation nationale.
Pour finir, nous considérons qu’il faut préserver l’école pour qu’elle soit
à la fois de proximité et de qualité, n’oublions pas aussi à ce qu’elle reste
un lieu de vie et d’attractivité indispensable pour le territoire de nos
communes. L’école forme aussi les citoyens de demain.
Notre groupe s’associe à la démarche de la ville, refusant la fermeture des
classes sur notre commune".
Stéphanie Taleb-Tranchard, Présidente du groupe