Jeunesse dans le Pays de Bray, études secondaires à Join-Lambert puis fac de droit à Pasteur jusqu’à l’obtention en 1997 du prix d’éloquence au désormais fameux «Oratio» du Palais de justice rouennais.
Ce sera son dernier mot… Emmanuel entamera alors «sérieusement» son enseignement d’artiste dramatique au conservatoire auprès d’un Maurice Attias estimé et salutaire, honorant ainsi une vieille intention de jeunesse, «faire du théâtre».
Fort de son succès au conservatoire, il intégrera l’Académie du Centre Dramatique National de Limoges puis s’installera à Paris. Viendront ensuite quelques rôles intéressants pour le ciné et la télé, une collaboration avec un magicien… Il assurera un temps la création et la régie lumière de différents spectacles dont les concerts de son ami Vincent Delerm, du premier, salle Ronsard sur le campus de Mont-Saint-Aignan, à ceux, 4 ans plus tard, de L’Européen à Paris. Il se verra aussi proposer la fonction d’assistant réalisateur par Xavier Durringer lors du tournage en Thaïlande de «Lady Bar». Belle opportunité pour ce passionné de réalisation…seulement, à quelques semaines de la première de «L’Illusion Comique» mise en scène par Alain Bézu, le choix se révélera pour le moins… cornélien.
Emmanuel préférera camper le fâcheux Dorante et autres rôles à transformation sans se douter qu’il y reviendrait quelques années plus tard, mais cette fois dans la comédie-ballet de Molière et Lully, «le Bourgeois Gentilhomme», avec dans le rôle titre un autre normand, François Morel.
Deux projets locaux
Le comédien rayonne sur les plateaux, mais nourrit aussi quelques projets qu’il voudrait monter en Seine-Maritime : un court métrage sur une copiste du musée des Beaux-Arts , ainsi qu’un spectacle avec François Morel autour de Satie… «Nous en reparlerons à l’occasion !»
Pour l’heure, Le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par Catherine Hiegel, c’est au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu’à mi-mai, puis en tournée dont deux dates dans l’agglo de Rouen en décembre 2012…
S.M