Segolene Royal ou la malediction du perchoir

La malédiction du perchoir et l’homo erectus

Ségolène Royal ne montera pas les marches du festival de Cannes pour présenter son dernier film. Sa sortie en salle n’est prévue qu’après les élections législatives. La malédiction du perchoir
n’est donc pas à l’affiche sur la croisette. Nani Moretti n’a pas invité l’ancienne Ministre socialiste que des esprits malveillants avaient surnommé avec mauvais gout « la
Ténardière ». La malédiction du perchoir est un film à  petit budget, tournée avec peu de moyen. Il retrace avec la froideur du Noir et blanc, la carrière contrariée d’une
femme, victime du machisme des pouvoirs. Si le scénario manque quelque fois de rigueur en insistant un peu trop  longuement sur la condamnation de Ségolène Royal par la justice
dans une affaire de travail illégal . Il relève que cette femme, vice présidente de l’International socialiste a fait voter des lois fondamentales pour la République ; le recyclage des
déchets, la gestion des eaux, les violences sexuelles.  On ne dévoilera  pas la fin mélodramatique qui donne à ce film une dimension Tragique mais on insistera
sur la  prestation remarquable de l’actrice et son combat contre les « hommes » qui  nous plongent avec un regard  presque
philosophique dans l’univers masculin du champ politique. Malgré des apparences trompeuses de ce début de quinquennat. L’homo erectus  n’est pas prêt de céder une once de
pouvoir aux femmes et encore moins son perchoir.   Igor deperraz

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