Les dernières annonces gouvernementales au sujet de la poursuite des procédures devant mener à la réalisation du canal Seine-Nord-Europe inquiètent au plus haut point Blandine LEFEBVRE, Catherine MORIN-DESAILLY, Hubert DEJEAN DE
Alors que des doutes sont apparus pour
Le canal Seine-Nord-Europe est une nécessité pour le développement d’Haropa, le GIE regroupant les 3 grands ports de l’Axe-Seine : il permettra de relier le bassin de
Pour justifier ce renoncement, le Gouvernement argue du manque de financement. Or il est prévu depuis le début, et les choses sont déjà très avancées, que le financement sera le fruit d’un partenariat public-privé, les entreprises n’attendant plus que la confirmation de l’engagement de l’Etat pour affiner leurs offres. Ainsi sur un budget global estimé à 4,3 milliards d’€uros, la moitié viendra de fonds publics et l’autre de fonds privés. Le Préfet de la région Picardie a déjà affirmé en mai que le financement était bouclé à 97,9% ; Voies Navigables de France, les collectivités locales, les ports et l’Etat se sont déjà mis d’accord sur la gouvernance et le financement des 4 plates-formes du futur canal Seine-Nord. Il n’y a donc plus aucune raison valable de renoncer.
Comme sur tant d’autres sujets, c’est encore une fois le flou qui préside. Alors que pendant la récente campagne, les socialistes sautaient comme des cabris en criant « croissance, croissance, croissance ! », maintenant qu’ils ont la responsabilité d’agir pour faire repartir l’économie, ils sont paralysés. Là où l’ancienne majorité avait lancé un grand programme de travaux devant permettre de sortir de la crise et de préparer l’avenir de notre territoire, le premier réflexe des socialistes est de tout remettre en cause en étant incapable de reconnaître les éléments positifs du travail du gouvernement précédent tels que par exemple les aménagements sur l’A29 nécessaires à la réalisation du canal avaient été financés par le plan de relance 2009-2010.
Ils rappellent l’ambition de ce projet qui doit permettre dès les premières années de créer 4.500 emplois sur le chantier puis 45.000 emplois à l’horizon 2050. Ils insistent également sur l’ambition environnementale puisque ce sont quelques 500.000 camions qui seront économisés sur nos routes.