Et oui; cela existe : les jambes sans repos.

 

Santé : un traitement existe, parlez-en à votre
médecin

 

syndrome des jambes sans repos

 

 

Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR), traduction littérale du « Restless legs syndrome » de la littérature
anglo-saxonne, est appelé aussi Syndrome d’Impatiences des Membres.

 

 

Il se caractérise principalement par une compulsion (besoin irrésistible) à bouger les membres inférieurs, souvent
associée à (peut-être provoquée par) des sensations bizarres très diverses, à type de fourmillements, de picotements, de démangeaisons, de brûlures, de courant électrique, que l’on nomme
dysesthésies. Ces sensations sont désagréables, parfois à la limite du supportable, mais sont rarement perçues comme des douleurs.

 

Cette gêne est maximale au repos, le plus souvent dans la position assise ou couchée, mais, caractéristique
fondamentale, elle est soulagée lors du mouvement. La marche est le plus efficace, mais des mouvements sur place (étirement, massage) peuvent aussi soulager.

 

Enfin, dernière caractéristique, elle se manifeste principalement le soir et la nuit, même si, ultérieurement au cours
de l’évolution de la maladie, les symptômes peuvent apparaître à toute heure.

 

Ces 4 caractéristiques : compulsion à bouger les jambes, survenue au repos, soulagement par le mouvement, renforcement
vespéral et nocturne doivent toutes être présentes pour pouvoir parler de Syndrome des Jambes Sans Repos.

 

Parfois, des mouvements involontaires des jambes se produisent la nuit, au cours du sommeil, dont les patients ne sont
en général pas conscients, mais qui peuvent être perçus par le conjoint.

 

Le SJSR est aussi considéré comme un trouble du sommeil puisqu’il est souvent accompagné d’insomnie, et parfois de
somnolence.

 

Sur la base d’un critère de présence de symptômes au moins 5 fois par mois, la fréquence dans la population adulte se
situe autour de 10%.

 

Il est plus fréquent chez la femme (14%) que chez l’homme (6%).

 

Cette fréquence peut atteindre plus de 60% lorsqu’un des parents du premier degré (mère/père, frère/soeur) est
atteint.

 

 

 

Sensations désagréables :

Sensations de fourmillement, picotement, brûlure, démangeaison, ruissellement, reptation, décharge électrique…
nombreuses sont les manifestations du SJSR. Elles touchent surtout les mollets, un peu les cuisses, et plus rarement les avant-bras, en général des deux côtés, parfois plus d’un côté que de
l’autre, rarement d’un seul.

 

 

Ces sensations se produisent plus volontiers lorsque les patients les appréhendent, en particulier dans des situations
où ils savent qu’il leur sera difficile de bouger (cinéma, avion, train).

 

Au contraire, elles peuvent s’estomper voire disparaître lorsque leur attention est captivée (jeu, spectacle,
conversation).

 

Elles n’ont rien de spécifique, et peuvent se voir dans de nombreuses autres affections. Ce qui caractérise le SJSR
sont : le besoin de bouger qui accompagne ces sensations, leur survenue le soir et la nuit, au repos, et leur soulagement par le mouvement.

 

 

Soulagement par le mouvement :

Ce besoin impérieux de bouger, de taper du pied, de bouger les jambes ou de se retourner dans son lit, de se tenir
debout ou de se masser les jambes va soulager la gêne, parfois de façon prolongée.

 

Néanmoins, dans les cas les plus sévères, la gêne réapparaît dès la fin du mouvement. Ce sont ces patients qui sont
obligés de déambuler tout ou partie de la nuit pour soulager leur gêne.

 

Ces mouvements, volontaires, qui soulagent la gêne, doivent être distingués des mouvements involontaires, qui se
produisent le plus souvent au cours du sommeil, que l’on nomme Mouvements Périodiques du Sommeil (MPS). Ils ne font pas partie intégrante du SJSR, mais sont présents dans environ 80% des
cas.

 

 

Signes cliniques :

Sensations désagréables

Soulagement par le mouvement

Mouvements périodiques du sommeil

Troubles du sommeil

Gravité des symptômes

Difficulté du diagnostic

 

 

Troubles du sommeil

Parfois, le SJSR se manifeste au moment du coucher, suffisamment important pour obliger le patient à se relever, et
donc gêner l’endormissement. Les patients sont alors conscients de la relation entre SJSR et insomnie.

 

 

Mais bien souvent, les impatiences s’estompent, et ne sont plus présentes au moment du coucher. Pourtant,
l’endormissement est difficile, le sommeil entrecoupé d’éveils dont la cause n’est pas évidente, si bien que très souvent ces patients insomniaques ne font pas la relation entre la mauvaise
qualité de leur sommeil, et leur Syndrome des Jambes Sans Repos. Pourtant, le traitement du SJSR va permettre l’amélioration de la qualité du sommeil.

 

Dans d’autres cas, en particulier lorsque les mouvements périodiques du sommeil sont nombreux, et fragmentent le
sommeil, la gêne principale sera une fatigue et une somnolence durant la journée, dont la relation avec les impatiences des jambes n’apparaît pas évidente a priori.

 

 

Gravité des symptômes

Si les symptômes surviennent toutes les nuits, ils peuvent causer une gêne importante avec des difficultés
d’endormissement, et/ou des éveils nocturnes répétés.

 

A terme, ceux-ci engendrent fatigue diurne, somnolence, troubles de la concentration et de la mémoire.

 

Mais tous les degrés de sévérité peuvent se voir, depuis une gêne très occasionnelle, dans certaines circonstances
particulières jusqu’à des formes très sévères, avec des manifestations quotidiennes, altérant gravement la qualité de vie et les performances sociales et professionnelles.

 

Difficulté du diagnostic

La connaissance du SJSR est relativement récente, et sa véritable importance n’a été identifiée que très récemment,
avec la mise en évidence des troubles du sommeil qui lui sont associés, et les grandes enquêtes épidémiologiques, qui en ont démontré la fréquence.

 

Il reste encore mal connu, et les symptômes sont volontiers attribués à d’autres causes, en particulier à des causes
circulatoires, artérielles ou veineuses.

Evolution

 

 

Le SJSR, dans sa forme primaire, est une maladie chronique. Son expression fluctue dans le temps, et les symptômes
varient dans leur intensité, de façon capricieuse, avec des périodes de rémission et d’exacerbation imprévisibles pour la plupart des patients.

 

Généralement, les symptômes tendent à augmenter avec l’âge. Leur évolution est modifiée par le
traitement.

 

Source www.afsjr.fr

Articles créés 2178

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut