Où stationneront les millions de visiteurs attendus à l'Armada 2013, à Rouen ? C'est la question que 76actu a posé au président organisateur, Patrick Herr (Photo d'archives : Jean-Marc Donnaes).
L’Armada, c’est au mois de juin, du 6 au 16 pour être précis, donc hors période de vacances. Et l’événement cause déjà, par avance, des sueurs froides aux Rouennais et habitants de l’agglomération, qui, chaque jour, doivent affronter les bouchons, depuis la fermeture du pont Mathilde.
Pendant les deux semaines de vacances scolaires, les Rouennais avaient oublié (un peu) le goût de bouchons. Difficile retour à la réalité, lundi 4 mars ! Vous avez été nombreux à réagir sur notre page Facebook, en début de semaine. Extraits.
Stéphanie : « Bouchons sur l’A150 et l’A151 ! 1/2 heure de retard au travail, lundi matin ! »
Edwige : « Le retour des bouchons dans Rouen, à Saint-Paul, direction centre-ville ! Il y en a marre du stress au volant. À quand l’ouverture du pont de l’île Lacroix ? »
Petite Flo : « J’ai mis 20 minutes, juste pour aller de la rue Lafayette au pont Corneille ».
Et que faire du flot de véhicules, autobus et autres camping-cars qui déferlera vers Rouen à l’occasion de ce rassemblement de voiliers du monde entier ? 76actu a posé la question à Patrick Herr, président de l’association organisatrice de l’Armada. Et, pour l’heure, les lieux de stationnement ne sont pas nombreux, au regard du nombre de visiteurs attendus : plus de 10 millions en 2008 !
« Une réunion est prévue, lundi 18 mars à la préfecture, je soumettrai au préfet des idées de lieux de stationnement. À charge pour lui de les valider ou non », explique Patrick Herr.
Près de 4 000 places au Parc des expositions
Le Parc des expositions de Grand-Quevilly est d’ores et déjà retenu, avec ses quelques 4 000 places, pour réguler une (petite) part du stationnement. Encore faudra-t-il l’atteindre ! L’objectif étant évidemment d’inciter les visiteurs à ne pas venir dans le centre-ville de Rouen avec leurs véhicules, pour ne pas risquer une sur-saturation du trafic…
« À partir du Parc des expositions, le public pourra emprunter le métro qui effectuera régulièrement des trajets jusqu’au Théâtre des Arts de Rouen », annonce Patrick Herr.
Pour être tout à fait précis, signalons que depuis le Parc des Expositions, ce n’est pas le métro, mais bien la Ligne 7 que les visiteurs devront emprunter. La ligne Nord-Sud des transports en commun rouennais, qui a bénéficié de nombreux aménagements depuis quelques mois et qui amènera les visiteurs en centre-ville, auprès des animations de l’Armada.
1 000 places à l’Université de Mont-Saint-Aignan
Vous pensez que 4 000 places, c’est bien peu ? Vous avez sûrement raison et c’est pour cela que Patrick Herr poursuit sa réflexion sur le sujet, mais annonce tout de même déjà que 1 000 autres places seront disponibles, à Mont Saint-Aignan, sur le campus universitaire, avec, là encore, « des navettes qui permettront au public de descendre sur les quais, pour admirer le spectacle ».
4 000 places rive gauche, 1 000 places rive droite, toutes éloignées du centre-ville : le compte est visiblement loin d’être encore bon et Patrick Herr le concède volontiers, même s’il se refuse pour le moment de dévoiler les autres endroits de l’agglomération qui pourraient faire office d’aire de stationnement.
« Tant que le préfet n’a pas validé, je ne peux rien dire. Mais j’avais pensé que l’on pourrait aussi stationner quelques véhicules sur les quais bas, rive gauche. Ceci est encore à l’étude, mais c’est l’une des pistes que je proposerai au préfet, tout comme la mise en place de navettes », poursuit Patrick Herr.
Des lieux réservés aux camping-cars et aux autobus
À chaque Armada, les Rouennais ont aussi l’impression que les camping-caristes sont toujours plus nombreux, et, cela aussi, Patrick Herr le sait et annonce déjà que l’aire de Repainville – celle qui accueille les caravanes pendant la foire Saint-Romain – sera ouverte aux camping-cars.
Et d’autres emplacements sont aussi prévus à Quevilly et dans l’agglomération. Mais, là encore, il faudra attendre le 18 mars pour en savoir plus, tout comme la manière de gérer le flux d’autobus de touristes qui convergeront vers Rouen du 6 au 16 juin.
Dans le registre des dispositions décidées par l’organisateur de l’Armada et pour tenter ne pas aggraver une situation pour le moins problématique au quotidien, il a également été décidé que le pont Flaubert ne sera levé que les 5, 6 et 7 juin, de 22h à 6h du matin, « afin de ne pas bloquer la circulation ». Et le dimanche 16 juin, évidemment, pour laisser passer les bateaux qui remonteront la Seine…
« De plus, cette année, pour ne pas occuper les ponts de franchissement entre les rives droite et gauche, le traditionnel défilé des équipages de marins ne se fera que sur la rive droite », souligne l’organisateur.
- Et vous, comment allez-vous vous organiser ? Quelles solutions imaginez-vous pour faire face à ce flux de circulation supplémentaire ?