La comcom Caux Vallée de Seine élabore sa Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

(fil-fax 05/03/13)

La communauté de communes Caux Vallée de Seine (Caudebec, Gravenchon, Lillebonne, Bolbec) a entrepris depuis la fin 2012 une démarche de GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) à l’échelle de son territoire, qui vise à « anticiper les mutations sociales et économiques ». Cette partie centrale de la Haute-Normandie, en bordure de la vallée de la Seine entre Rouen et Le Havre, n’échappe pas à l’impact de la crise et les secteurs industriels que l’on croyait solidement ancrés sont menacés, pour certains de disparition.

Pour la comcom CVS, il y a le fleuron pétrochimique de la zone de Port-Jérôme (autour d’ExxonMobil), mais il y a aussi une sous-traitance de l’industrie automobile qui peine avec toute la filière, l’aéronautique ou encore la pharmacie, l’agroalimentaire, l’agriculture. Le président de la CVS, Jean-Claude Weiss, maire (DVD) de Notre-Dame de Gravenchon, se veut réaliste pour un territoire qui offrait jadis de belles perspectives de carrière. « Fini le temps où on faisait carrière pendant 40 ans chez Esso ! Sur ce territoire, il y aura forcément des problèmes. Au lieu de les constater on pourrait essayer d’anticiper pour se retrouver à terme dans une position plus confortable ». Le secteur industriel le plus exposé est la sous-traitance automobile qui s’était développée autour de l’usine Renault de Sandouville et qui subit le contre coup à la fois de la relocalisation des productions et plus généralement de la crise. La fermeture de Cooper est dans les esprits, comme les difficultés de GDX, de Plastic Omnium.

Le GPEC n’empêche pas la disparition et ne crée pas d’emploi, mais il y contribue. La gestion prévisionnelle est une « démarche globale » incluant de l’ingénierie – c’est-à-dire des outils de compréhensions et d’action -, et le programme qui l’accompagne en partenariat entre les services de l’Etat, le service public de l’emploi, les chambres professionnelles, les partenaires sociaux, les établissements consulaires, les organismes de formation… Il s’agit de « créer des passerelles entre les secteurs » , ce que le président de la CVS résume en une formule : « Faire comprendre que la réussite personnelle passe par la réussite du voisin ». La communauté de communes qui s’est dotée de la compétence Emploi, formation, insertion, développement économique, devra disposer d’un outil – une « démarche préventive » – qui favorisera la mobilité professionnelle à l’échelle du territoire sur le moyen et le long terme.

Depuis la fin 2012, des groupes de travail préparent un diagnostic par secteur : industrie, – économie résidentielle, construction, bâtiment – agriculture, espaces verts, métiers de la forêt – santé, services aux personnes – administration, collectivités, enseignement. A partir du mois d’avril et jusqu’à la fin de 2013, la CVS élaborera les orientations territoriales en matière d’emploi, de formation et d’insertion.

La CVS en quelques chiffres

70.000 habitants, 47 communes, 3 pôles urbains :

Bolbec (11.900 hab), Lillebonne (9.100 hab) et Notre-Dame de Gravenchon (8.300 hab).

31.000 actifs, 26.200 emplois, 1.500 employeurs.

33% sont dans le secteur de l’industrie.

40% des habitants actifs travaillent en dehors de la CVS (essentiellement agglomération du Havre) ; 35% des emplois du territoire sont occupés par des personnes qui n’y résident pas.

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