
Achtung ! La germanophobie revient en France par l’intermédiaire du
Bolchevik de
service, le sémillant et impétueux (mais pas impétrant) Arnaud
Montebourg.
Comprenons-le, le petit Arnaud, outre le fait d’être issu d’une famille de
garçons bouchers a certainement grandi sous les sarcasmes patronymiques des
préaux et cours de récréation comme tout un chacun, enfin, plus ou moins. Son
surnom, Arno Monteburg (prononcer « Ach ! No
Monn’teubourgueu »), accolé à une chansonnette de spot publicitaire
(« C’est bien, c’est bon, c’est boche ») a pu laisser en lui
quelques cicatrices à l’âme du petit garçon qu’il a su certainement rester.
C’est donc tout natürlich, pardon, naturellement, que devenu grand
et ayant enfin l’oreille des mass médias, que Herr Pulvar peut enfin faire
partager son aversion pour l’histoire d’outre-Rhin. Un grand malentendu est
donc à l’origine de la polemik (c’est comme çà que ça s’écrit dans la langue de
Merkel et Schuhmacher ?). Montebourg (en V.F.) se venge en fait des sarcasmes à
tendance alémanique de sa prime jeunesse.
Absurde, non ? Car loin d’être le Bolchevik germanophobe que certains
voudraient voir en lui, le Numéro 3 de la Primaire s’est basé pour sa sortie à
propos de Bismarck sur les écrits d’un social-démocrate, président du SPD, à
savoir Sigmar Gabriel (voir
ici), un digne représentant de la gent teutonne. Sûrement un
germain germanophobe.
En tous cas pas plus absurde que le billet de ce gros niqueur (chroniqueur
dit avec l’accent… norvégien) du Point, le bien nommé Besson, mais prénommé
Patrick (ou Badrig, si on monte au dessus de 5° de latitude nord). Car ce gros
niqueur (en V.F. cette fois) a voulu faire de l’esprit en écrivant une grønig
gonsagrée à Gro Eva Farseth, plus connue sous le nom d’Eva Joly.
L’humour tout en finesse du sieur Besson sera-t-il récompensé aux
Molières ? Rien n’est moins sûr, tant le classicisme de sa prose (j’ai
bien dit de « sa » prose) ne semble pas avéré. En effet, dans sa
grønig intitulée sobrement « Eva Joly, présidente de la
République », c’est toute la finesse de Michel Leeb qui s’exprime. Jugez
plutôt avec le début de cette œuvre, littéraire, forcément
littéraire :
« Zalut la Vranze ! Auchourt’hui est un krand chour :
fous m’afez élue brézidente te la République vranzaise. Envin un acde
intellichent te ce beuble qui a vait dant de pêdises tans son hisdoire, sans
barler éfitemment te doudes les vois où il a bollué l’admosphère montiale afec
tes essais nugléaires, mais auzi les lokomodives à fapeur, les hauts vournaux,
les incenties de vorêt, les parbekues kanzérichênes tans les chartins te
panlieue, chen basse et tes meilleures (…) »
Outre le fait que le correcteur orthographique de mon traitement de texte me
souligne deux mots sur trois à la suite de ce copier/coller risqué, et que la
lecture de ladite chronique ne soit pas facilitée (on imagine que ça aurait pu
être pire si EELV avait placé candidat un Jean-Vincent "coréen national"…) on
remarquera que Pezon, barton, Besson n’a pas su ou eu le courage d’aller
jusqu’au pou, euh jusqu’au bout, décidément, en intitulant sa chronique «
Efa Choly, bréssitende te la Rébuplik ». Bremier maufais
boint.
Mais le vin du vin, pardon, le fin du fin, c’est l’enfilage de clichés comme
autant de perles aussi fines que celles d’un collier de bar au Clube Mède et
bien sûr que les blagues qui vont avec en fin de soirée lorsque Patrick a
réussi à faire traverser la scène à une pomme de terre à l’aide d’une autre
patate fixé au fond de son calebar à l’aide d’une (grosse) ficelle. Zekond
maufais boint.
On passera rapidement sur le parti pris de Besson Patrick qui estime que la
candidate Eva Joly ne peut devenir présidente que si les autres candidats…
meurent, et selon le bon goût de l’auteur, de manières aussi diverses qu’un
accident d’avion pour Sarkozy, de voiture pour Hollande, de car pour les sept
candidats centristes (les sept nains ? seul éclair de lucidité de toute la
chronique bessonnienne), d’ascenseur pour Le Pen (échaffaud pour les fachos ?),
cardiaque pour Mélenchon… Quant à Boutin, citée, on ne sait pas si elle meurt
ou pas ! Suspense insoutenable. Droissième maufais boint.
Car, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, grâce à ce champion de la plume
aussi lourde que du plomb et aussi légère qu’un samedi d’Andreas Breivik, nous
savons maintenant que les écolos sont : autoritaires, spécialistes du
gâchis et de la destruction du patrimoine urbain et architectural français,
intolérants et… végétariens !
Danke schön, Herr Patrick, für die erklärung ! (désolé, je ne sais
pas comment on dit dans la langue de Knut Hamsun, je me contenterai de celle de
Goethe). Crasse à doigts, Badrig, nous saffons à guoi nous en denir afec zes
voudus ekolos gui ne vont rien t’autre gue te fouloir imbosser au beuble
vranzais leurs télires dodalidaires.
Engore merzi. Et fife le chournal (à moins que ze ne zoit le makassine)
Der Punkt, alias Ich bin überall, alias Le
Point.
Le mot de la fin au futur Président Nicolas 1er, alors candidat et grand
germanophile qui a déclaré en 2007 : « Je suis de ceux qui pensent que
la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide.
Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’homme
et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté. ».
Elle, c’est pas comme d’autres !
Jawohl , Herr Präzident ! Fife la vineze, pardon, vive la finesse et
l’anosognosie !