L’inquiétude gagne les salariés de GPN au Grand-Quevilly

(fil-fax 14/05/13)

La filiale GPN SA (ex Grande Paroisse) spécialisée dans les engrais du groupe Total, implantée au Grand-Quevilly et à Grandpuits en Seine-et-Marne, pourrait être cédée avant l’été au groupe autrichien Borealis. Au Grand-Quevilly, les 350 salariés craignent à terme une fermeture de leur usine selon un scénario calqué sur celui qui a vu la lente agonie de la raffinerie Shell vendue en 2008 au suisse Petroplus. L’usine sera en grève mercredi tandis que Total se veut rassurant. L’offre d’achat n’est pas nouvelle. Elle remonte à février. A l’époque, Total, considérant « la qualité du projet présenté par Borealis » avait accordé une exclusivité à cet industriel et entamé les procédures d’information et de consultation du personnel. « On ne veut pas être les prochains Petroplus. Il y a trop d’exemples autour de nous où ça s’est mal passé. Nous voulons des garanties pour être rassurés sur l’avenir », explique Pascal Tailleux, le secrétaire du syndicat CGT de Grand-Quevilly. Des investissements sur un site devenu vétuste ou des garanties sociales seraient de nature à rassurer les salariés. « Si on continue à perdre de l’argent que fera Boréalis ? Entre temps il aura récupéré des parts de marché. On ne veut pas être viré parce qu’on aura changé de groupe », redoute Pascal Tailleux. Dans l’attente, les salariés multiplient les demandes de rendez-vous auprès des élus. Pour la direction de la branche Raffinage-Chimie de Total, le rapprochement avec le leader du marché européen Borealis offrirait au contraire à GPN qui a été modernisé ces dernières années de nouvelles opportunités de développement y compris à l’international.

Borealis appartient à un fonds d’investissement d’Abu Dhabi 

GPN qui compte 725 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 500M€ en 2011 est le premier producteur français d’engrais azotés. Il approvisionne le quart du marché français. De son côté, Borealis qui emploie 5.300 salariés dans le monde pour un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2011 est spécialisé dans les fertilisants, les polyoléfines et la chimie de base. Ce groupe appartient à la Société d’Investissements Internationale de Pétrole d’Abu Dhabi (IPIC) et au groupe énergétique autrichien OMV qui en détiennent respectivement 66 et 34 % des parts.

Articles créés 1109

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut