PLF 2014 : comme toutes les communes de France, Rouen sera pénalisée.

plf-2014-ir.jpgLe gouvernement a confirmé cette semaine que le bloc communal serait le plus touché par la baisse des dotations, dans un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, au cours duquel le ministre des Finances Pierre Moscovici et le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve ont présenté le projet de loi de finances pour 2014.

 

Rappelons que celui-ci prévoit une baisse des dotations de l’enveloppe normée d’1,5 milliard d’euros. Le bloc communal en supporte la majeure partie puisqu’il verra ses dotations baisser de 840 millions d’euros. « Le PLF 2014 met en œuvre le pacte de confiance et de responsabilité conclu avec les collectivités locales et procède ainsi à la diminution de 1,5 milliard d’euros des concours de l’Etat aux collectivités, en concentrant l’effort sur le bloc communal qui dispose de plus de marges, comme la Cour des comptes l’a récemment souligné », déclare le gouvernement dans son communiqué.

 

Avec les baisses des dotations, et un total d’économies de 15 milliards d’euros, le gouvernement a confirmé que si la dépense publique doit refluer en 2014, à 56,7% du produit intérieur brut, contre 57,1% cette année, la dette, elle, augmentera à un taux record de 95,1% du PIB.

 

Et Rouen dans tout cela ? Alors que la Gauche détient chez nous tous les pouvoirs, nous paierons tous en 2013 beaucoup plus d’impôts, et la ville aura cette année encore beaucoup moins de subventions, que ce soit de l’Etat, mais aussi du Département noyé dans une mer de dettes, de l’Agglomération ou de la Région.

 

Cette année encore, abandonné le leitmotiv socialiste du désengagement de l’Etat parce qu’il est maintenant socialiste lui aussi, quand avant on criait haro sur ceux qui l’avaient précédé. L’Etat faisait des économies « disproportionnées » et d’autant plus disproportionnées que les collectivités « ne concourent qu’à hauteur de 0,1 % du déficit public et de 10 % à la dette publique globale » ou encore « ces mesures d’austérité imposées aux collectivités locales » disait on alors. Avec l’actuel gouvernement la diminution des dotation de l’Etat sera passé de – 250 000 € en 2012 à – 600 000 € pour 2013 soit une baisse majorée de 250 %, et on attend de connaître la sentence pour 2014, mais on imagine déjà qu’elle sera encore plus sévère.

 

Cette année encore, on ne parlera plus « d’austérité imposée » mais de « participation collective à l’effort de redressement    des    finances    publiques »,    « d’objectif    responsable »,    «    de    démarche courageuse, fixée par le Président de la République, avec une mobilisation forte de l’ensemble des acteurs publics et privés au service du redressement de notre pays ».

 

Question de sémantique encore une fois, et au final les mêmes qui trinquent : les Rouennais.

 

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