(fil-fax 01/10/13)
Le président du conseil général de la Seine-Maritime, Didier Marie (PS), a tenu à rassurer les communes sur l’engagement de la collectivité à leurs côtés, à l’occasion de la dixième rencontre des maires et élus. Le département « continuera de soutenir les efforts des communes », a assuré cet élu alors que l’opposition de droite n’a de cesse de dénoncer des coupes dans les mécanismes de soutien aux communes. Didier Marie a indiqué que les critères de priorité ne permettaient pas de donner satisfaction à tous, alors qu’il avait enregistré « trois fois plus de sollicitations que l’enveloppe prévue », en cette année pré-électorale. 2014 s’annonce plus calme alors que l’enveloppe allouée aux travaux dans les communes sera augmentée de 10%.
Pour rendre éligible un plus grand nombre de demandes, les taux de base de toutes les aides seront ramené à 20 %, minorés ou majorés non plus en fonction du potentiel fiscal élargi pour lequel suite à la suppression de la taxe professionnelle le département ne disposait plus de données objectives, mais d’un nouvel indice composé pour chaque commune, à parts égales, de son potentiel financier, du revenu moyen par habitant et du taux de logements sociaux. Il prendra mieux en compte la richesse réelle des communes et de leurs habitants. 538 communes sur 747 devraient bénéficier d’une majoration de 5 à 10% et toutes les communes sont susceptibles de bénéficier d’une majoration de 10% au titre de l’aménagement durable.
Concernant le budget départemental, Didier Marie indique qu’il n’y aura pas d’augmentation des impôts en 2014 à la différence de 2013. Il prévoit aussi que fin 2013, pour la première fois de son histoire, le département va commencer à se désendetter. « Modestement, mais la courbe s’inverse », assure-t-il. L’opposition aura beau jeu de souligner la forte croissance de l’endettement au cours de la période précédente que le président impute au poids des prestations sociales obligatoires (RSA, APA, Handicap, Enfance) mal compensées par l’Etat.
Métropole et libre administration
Concernant la décentralisation et les évolutions institutionnelles, le président socialiste du conseil général a prôné la clarification pour chaque échelon tout en respectant « le libre choix des élus en garantissant la libre administration de nos collectivités ». Il s’est déclaré « favorable à la création d’une métropole autour de Rouen, dans les limites actuelles de la CREA, dès lors que les élus concernés y adhèrent ». Didier Marie est lui-même premier vice-président de la CREA comme ancien président de l’ex-agglomération d’Elbeuf. Il s’est également dit favorable au renforcement des coopérations entre intercommunalités dans le cadre de pôles métropolitains. Mais son approbation s’accompagne de la condition que le Département puisse « poursuivre son action de solidarité territoriale, conserve ses prérogatives et veille, dans le cadre de ses compétences aux équilibres ».